Nous en parlions ici : http://promotion6tnb.blogspot.fr/2013/04/capitales-un-evenement-mayenne-nba.html
teaser 2 capitales from 1peubeaucoup on Vimeo.
Blog de la [feu] promotion n°6 de l'école du Théâtre National de Bretagne. Suivez notre blog pour tout savoir de l'actualité des élèves de la promo 6 (et même des autres promotions !) maintenant qu'ils sont sortis de l'école, qu'ils sont libres et sur les routes , de textes en textes, de théâtres en théâtres, de villes en villes et d'aventures en aventures...
!! Ce blog n'est plus mis à jour !! Nous le laissons en ligne pour les archives !!
samedi 25 mai 2013
jeudi 16 mai 2013
Performance infernale - avec Duncan Evennou, Ambre Kahan, Ophélie Maxo, François-Xavier Phan, Nicolas Lespagnol-Rizzi
Par Michel Dieuaide
du magazine Les Trois Coups.com
Après « Shopping and Fucking » de Mark Ravenhill, « Froid » et« le 20 Novembre » de Lars Norén, le metteur en scène Simon Delétang poursuit son insolente chevauchée parmi une génération d’auteurs dramatiques contemporains et provocants avec « Chef-d’œuvre » de Christian Lollike. Sur le plateau du Théâtre Les Ateliers à Lyon, au son du quatuor à cordes Helikopter de Karlheinz Stockhausen, quatre comédiennes et comédiens en surchauffe physique et vocale exécutent un oratorio théâtral apocalyptique pour célébrer la mort et la résurrection de la société du spectacle.
« Chef-d’œuvre » | © Jean-Louis-Fernandez
Longues, très longues sont les minutes qui précèdent le début véritable de la pièce. Musique surpuissante, éclairage angoissant, actions répétitives des interprètes. Comme une équivalence théâtrale aux interminables minutes qui précédèrent le crash des avions sur les tours du World Trade Center pour ceux qui, équipage, passagers et terroristes, s’approchaient inexorablement de la mort. Violence absolue qui fige le spectateur sur son siège avant qu’il ne soit submergé par une vague déferlante de constats sociologiques sur les forces comparées de la réalité et de la télé-réalité, de la parole individuelle et du discours médiatisé, de la création artistique poussée jusqu’aux limites de l’inhumanité et de l’action terroriste planifiée. Quelque peu didactique, malgré le désordre justifié du collage des textes, cette première partie est la moins captivante.
S’ouvre ensuite une deuxième séquence passionnante et terrifiante à la fois. Les quatre acteurs, qui ne jouent pas des personnages, cessent de faire penser à des étudiants participant à un atelier théâtral consacré au travail du chœur. L’un est asiatique, l’autre européen blanc. L’une est métisse, l’autre méditerranéenne brune. Visages du monde à eux tous, ils parcourent les horreurs de notre planète : famines africaines, massacres du Rwanda, attentats tchétchènes de Moscou et de Beslan. Révoltés, cyniques ou désemparés, ils s’affrontent, craquent ou finissent par se taire. Derrière eux, deux totems rouges chargés de livres, symbolisant les tours de Manhattan, s’effondrent : image saisissante de la barbarie qui viole toutes les cultures. Soutenue par un magnifique travail vocal, cette étape du spectacle bouleverse tant est total l’engagement des comédiens. Étrangers à eux-mêmes, ils composent un quatuor pathétique de victimes impuissantes.
Fin du monde
La troisième et dernière partie fait encore monter d’un cran la tension dramatique. Trois des voix se sont tues. Leurs corps ensanglantés gisent. La dernière voix est celle de Mohamed, interrompue parfois par celle, enregistrée, de Mohamed Atta, l’un des auteurs de l’attentat de New York. Un personnage naît enfin sur scène. Une éprouvante et ambiguë incarnation que le déchaînement médiatique a rendu plus célèbre et plus « vrai » que Julia Roberts, Mel Gibson ou Leonardo DiCaprio, interprètes de fictions-catastrophes. La boucle est bouclée. Inlassablement, nos sociétés du spectacle transforment des criminels en héros, qui nourrissent nos pulsions les plus sombres et enrichissent les marchands de nos fragiles démocraties.
Quand on suit le travail de Simon Delétang, il faut souligner la hardiesse de ses choix dramaturgiques, et la pièce de Christian Lollike, jeune icône du théâtre danois, est un véritable coup de poing. Simon Delétang aime un peu trop le recours systématique à la fumée, l’hémoglobine et les têtes emprisonnées dans des sacs, mais il est parfois difficile de trancher entre style affirmé ou tics. Reste et s’impose que sa mise en scène de Chef-d’œuvre est remarquable d’intelligence, de rigueur et d’inventivité. À cela s’ajoutent l’interprétation émouvante et distancée de Duncan Evennou, Ambre Kahan, Ophélie Maxo et François-Xavier Phan, la création sonore subtile et envoûtante de Nicolas Lespagnol-Rizzi, la scénographie épurée et efficace de Daniel Fayet, la création lumière tranchante et crépusculaire de Ronan Bernard. Stupéfiant dans toutes les composantes de la création théâtrale, Chef-d’œuvre offre une chose rare au public : les secousses fulgurantes de l’émotion et les accalmies apaisantes de la lucidité. ¶
Michel Dieuaide
Chef-d’œuvre, de Christian Lollike
Traduction : Catherine-Lise Dubost
Texte édité aux éditions Théâtrales, collection « Traits d’unions »
Mise en scène : Simon Delétang
Avec : Duncan Evennou, Ambre Kahan, Ophélie Maxo, François-Xavier Phan, Nicolas Lespagnol-Rizzi
Scénographie : Daniel Fayet
Création son : Nicolas Lespagnol-Rizzi
Création lumière : Ronan Bernard
Production : Théâtre Les Ateliers
Avec la participation du Théâtre national de Bretagne et de la compagnie Kiss my Kunst
Remerciements à la Comédie de Reims-C.D.N., Suzanne Wyniger, Leopoldo Siano, Nicolas Hénault, Pascal Hernandez et François Daudet
Théâtre Les Ateliers • 5, rue du Petit-David • 69002 Lyon
Tél. 04 78 37 46 30
Courriel : contact@theatrelesateliers-lyon.com
Durée : 1 h 15
Du 13 au 17 mai 2013, du lundi au vendredi à 20 heures
Le Théâtre Les Ateliers est subventionné par le ministère de la Culture-D.R.A.C. Rhône-Alpes, le conseil général du Rhône, la ville de Lyon, la région Rhône-Alpes, et reçoit le soutien de l’O.N.D.A.
lundi 13 mai 2013
lundi 29 avril 2013
Box office - création 2013 Le Préau – texte Damien Gabriac - msc Thomas Jolly !
Box office
création 2013 Le Préau, CDR de Basse-Normandie – Vire
texte de Damien Gabriac
mise en scène Thomas Jolly assisté d’Alexandre Dain
avec Olivia Chatain, Aurélie Edeline, Anthony Poupard, Charlotte Ravinet, Tristan Rothhut, Romain Tamisier
son et musiques originales Clément Mirguet | avec la participation artistique de l’ENSATT, l’aide à l’insertion du GEIQ Théâtre en Haute-Normandie et le TNB Centre Européen Théâtral et Chorégraphique | visuel Jeanne Roualet.
à Vire
Lundi 6 mai 2013 à 19 h 30
Mardi 14 mai 2013 à 20 h 30
Jeudi 16 mai 2013 à 10 h 00 et 14 h 00
Vendredi 17 mai 2013 à 14 h 00
Samedi 18 mai 2013 à 20 h 30
« Quatre adolescents, issus de familles que tout oppose, de la fille d’ouvrier au fils du notable, commettent un cambriolage chez une célèbre actrice ayant acheté une immense propriété à proximité de leur village. Ils sont maladroits, inexpérimentés, bien trop jeunes pour le crime. Au moment de partir de la maison avec leur butin, une inquiétude les traverse : faut-il garder en vie leur victime, qui a vu leurs visages ?
Une confrontation éclate entre nos quatre protagonistes. Ils vont dans cet instant d’urgence se révéler à eux-mêmes, aux autres, se fraterniser, se déchirer. Se posera alors la question de la gloire ou de la médiocrité de leur acte, vis-à-vis d’eux-mêmes, de leur famille. Est-ce que la riche propriétaire pourra dissuader ce groupe improbable devenu bande de ne pas l’éliminer ? Est-ce qu’à l’intérieur même du groupe la suspicion de dénonciation ne va pas s’installer ? Ou bien même est-ce que la dénonciation de leur crime, la cruauté de celui-ci, n’est pas une aubaine pour exister plus encore ?
Pour parler à des adolescents avec des adolescents, Thomas Jolly et moi avons pris le parti de raconter une histoire, au sens le plus traditionnel du terme, unité de temps, unité de lieu, unité d’action. Notre désir est de s’inspirer de l’atmosphère des polars, huis-clos, et autres textes à enquêtes, suspenses et rebondissements. »
Damien Gabriac, auteur
Cette saison pour la création du festival, le Préau a passé commande à Thomas Jolly, metteur en scène de la Piccola Familia (accueilli avec Toâ de Sacha Guitry en 2008 et Henry VI cette année) et à Damien Gabriac, jeune auteur à découvrir.
Vous y retrouverez les comédiens permanents rejoints par des acteurs issus du GEIQ Théâtre Haute-Normandie (Groupement pour l’Insertion et la Qualification).
Teaser !
dimanche 28 avril 2013
Capitale(s) . Un événement à Mayenne ! NBA Spectacle / Simon Le Moullec / Dider Bardoux
Dans 1 mois pile ! :
Soyez les privilégiés
Les premiers à découvrir en exclusivité
Ce qui n’est pas encore un musée
Mais un grand, beau et joli chantier
Suivez nos guides accrédités,
assermentés dans tous les coins
Ils vous raconteront la grande
et belle histoire des imprimés
Passez, repassez, installez-vous
Achetez, dépensez
Savourez, visitez
Soyez primés, pas déprimés
Découvrez Freinet
Jouez et puis gagnez
Visionnez tout
Venez vous baigner dans le grand bain
du papier
Lisez, écrivez
Écoutez, respirez
Remplissez vos pochons
Régalez-vous.
Didier Bardoux
Directeur artistique Cie NBA Spectacles
Les mardi 28, mercredi 29 et jeudi 30 mai, (re)découvrez combien l'imprimerie tient une place importante sur notre territoire : depuis le début du XIXe jusqu'à nos jours, que d'histoires à raconter !
Pendant ces trois jours, profitez en famille de "l'Humanufacture" : animations, informations, lectures, jeux, expositions, projections, ateliers… Espace animé par les nombreux acteurs, associations et autres partenaires. Notre atelier déco s'est chargé de lui donner un look de chantier coloré dont vous vous souviendrez ! On y boit (avec modération !) on y mange (avec réservation), on s'y amuse, et on s'y instruit (sans restriction). C'est gratuit… Oui mais… on vous demande de venir avec un de vos livres pour l'échanger à l'espace Troc-livres… Ouvert tous les soirs de 18h30 à 22h30 et le mercredi de 14h00 à 22h30.
Vous pourrez également vous offrir le "Circuit accompagné, rando familiale en immersion colorée", visite théâtralisée de la MiM's (Maison des imprimeries Mayennaises), chorégraphiée, imaginée et mise en scène par la Compagnie NBA Spectacles. Musique, danse, vidéo, théâtre pour restituer tout ce que les artistes ont appris, enregistré au cours de leur résidence à Mayenne depuis le mois d'octobre dernier. Il y aura un flot d'informations, d'événements, plus ou moins sérieux… Il ne restera qu'à faire le tri !
Circuit : trois séances chaque soir : 18h30 - 19h45 et 21h00 - Durée env 1h - à partir de 10 ans - tarifs : 5€ sur réservation 7€ sur place.
Et puis il y aura du ciné, un peu avant…
Et puis encore un plasticien qui…
Sans compter que…
Et puis sans doute…
Le mieux, c'est encore de télécharger le programme complet ICI
vendredi 5 avril 2013
"Blé" au Grand Bleu à Lille - Avec Anne Sophie
Bonjour à tous,
La nouvelle création de la Clinic Orgasm Society est au Grand Bleu à Lille
Ça s'appelle "Blé"
C'est du 11 au 13 avril.
Anne-Sophie
Blé
Un spectacle au dispositif original qui questionne notre capacité à nous soumettre.
Sous l’effet de la crise financière, une famille va voir sa réalité quotidienne se transformer peu à peu et la norme sociale se déplacer pour devenir de plus en plus intrusive. Les décisions sont prises par un « on » indéfini que l’on ne voit jamais et qui représente la société… A chaque représentation, quelques inconnus volontaires sont sur scène, munis d’un lecteur mp3 et d’un casque audio dans lequel ils reçoivent des instructions. Ainsi, ils vont ensemble construire une histoire et interpréter une pièce dont ils ne savent rien. Ce dispositif, aussi ludique que vicieux, questionne notre capacité à nous soumettre et à obéir aux ordres.

en collaboration avec :
Bruno BORSU
Adrien DESBONS
Lætitia EVENS
Jessica FANHAN
Alexis JULEMONT
Laura LABOUREUR
Baptiste MOULART
Julie SOMMERVOGEL
Yaël STEINMANN
Anne-Sophie STERCK
Marguerite TOPPIOL
Sophie WARNANT
conception et direction artistique Ludovic Barth, Mathylde Demarez ▪ interprétation Ludovic Barth, Mathylde Demarez et six inconnus ▪ écriture Marielle Pinsard en collaboration avec Ludovic Barth et Mathylde Demarez ▪ lumières Marc Lhommel ▪ (en cours) production Clinic Orgasm Society ▪ coproduction Théâtre Varia - Centre dramatique - Bruxelles, le Manège.Mons - Centre Dramatique - Mons, le Théâtre de la Balsamine - Bruxelles, Le Grand Bleu - Établissement National de Production et Diffusion Artistique - Lille Région Nord-Pas de Calais, PBA + Eden - Charleroi ▪ avec l’aide du Centre des Arts Scéniques, de Wallonie- Bruxelles International, de Wallonie-Bruxelles Théâtre et Danse, de la SACD, et du service des Arts de la Scène du Ministère de la Culture de la Communauté Française – Service du Théâtre.
mercredi 27 février 2013
dimanche 10 février 2013
Crawl (le film) avec une apparition de Yoan Charles.
Parce qu'il est encore temps d'aller voir ce film, et qu'en plus, y'a Yoan Charles en dealer dedans ! Dans toutes les bonnes salles d'art et d'essai !
En Cornouaille, dans une Bretagne bordée par l'océan, Martin enchaîne les petits boulots et les maigres larcins. Il sort depuis peu avec Gwen, une fille solitaire qui va nager chaque jour en haute mer, par tous les temps.
Quand Gwen annonce à Martin qu'elle est enceinte de lui et qu’elle veut garder l’enfant, il prend peur et disparaît.
Corinne, la sœur de Martin, a du mal elle à faire accepter l’arrivée d’un troisième enfant à Jean, son mari, déjà en prise avec des problèmes professionnels.
Alors que Martin puis Jean partent à la dérive, Gwen et Corinne se débattent seules et essayent de redresser la barre. Jusqu'au jour où Martin est accusé de meurtre.
En Cornouaille, dans une Bretagne bordée par l'océan, Martin enchaîne les petits boulots et les maigres larcins. Il sort depuis peu avec Gwen, une fille solitaire qui va nager chaque jour en haute mer, par tous les temps.
Quand Gwen annonce à Martin qu'elle est enceinte de lui et qu’elle veut garder l’enfant, il prend peur et disparaît.
Corinne, la sœur de Martin, a du mal elle à faire accepter l’arrivée d’un troisième enfant à Jean, son mari, déjà en prise avec des problèmes professionnels.
Alors que Martin puis Jean partent à la dérive, Gwen et Corinne se débattent seules et essayent de redresser la barre. Jusqu'au jour où Martin est accusé de meurtre.
mardi 5 février 2013
Interview Julie par Clément Pascaud
Julie Duchaussoy : portrait d’une amoureuse
Les loges des femmes
Rencontre avec Julie Duchaussoy, première rencontre de la série « Les loges des femmes ». Intimiste, une rencontre avec cette comédienne entre Bérénice et Simone de Beauvoir.
Publié le 1er février 2013
par Clément Pascaud dans le magazine FRAGIL.org
Voir sur le site du magasine.
Récemment, Vanille Fiaux et Julie Duchaussoy ont monté Le Feuilleton d’Hermès, un spectacle pour enfants qui raconte les aventures et les erreurs des dieux. Il nous révèle que les dieux nous ressemblent et que le sacré n’existe finalement que dans nos propres représentations. Un brin romantique, Julie Duchaussoy monte des projets sans argent, avec pour seuls producteurs ses amis et ses amours : les lettres et les mythes Une comédienne au service des femmes.
Ce tempérament passionné, c’est Christine Letailleur qui la première lui a confié avec ce rôle dans Le Château de Wetterstein créé en 2010 à Lausanne et au T.N.B. Elle est Effie, jeune fille révoltée de Frank Wedekind qui, pour se détacher de l’ordre social, s’enfuit au théâtre d’Ibsen devenu miroir de ses aspirations... Des femmes de convictions, Julie Duchaussoy en incarne, à l’instar de Schérazade, dans la création À la racine de Marine Bachelot (novembre 2011). Son personnage défend la place de la femme musulmane, le voile, le choix religieux.
Dernièrement, je l’ai retrouvé en Diotime, prêtresse de l’Amour dans Le Banquet de Platon, une nouvelle fois dans une mise en scène de Christine Letailleur. Elle est arrivée en Vénus sortant des Flots pour y incarner L’Amour. Nacrée dans le blanc de sa nudité, elle se consume à définir Éros — fantôme errant dans les songes de tous les convives. Grâce à la puissance de sa force céleste, elle en devient pour chacun, un obscur objet de désir...
Julie Duchaussoy, dans la vie comme au théâtre, est un subtil mélange de Bérénice et de Simone de Beauvoir, femme passionnée et retenue, intelligente et intuitive, amoureuse de la littérature et des personnages qu’elle incarne comme de ceux qu’elle rencontre. Une amoureuse accomplie, en somme.
Interview sonore.
lundi 28 janvier 2013
Start'in Block - Pour aller écouter Tiny Feet.
Salut à toutes et à tous,
Vous ne savez que faire ce prochain vendredi soir ???
Venez à l'Antipode !
Soirée Start'in block. Quatre concerts. Tiny Feet. Bukatribe. Piranha. The way of life.
Entrée 3euros.
De quoi passer une bonne soirée rock pour un mini tarif spécial crise !!!
Début des hostilités : 20h30, ce vendredi 1er février.
Allez, venez !!!!!
Emilie Quinquis.
dimanche 27 janvier 2013
samedi 26 janvier 2013
Les Chancelants - Film avec Jonathan Genet - Bande d'annonce.
A regarder de toute urgence, la bande d'annonce du film "Les Chancelants".
Les Chancelants
Un film de Nadine Lermite
Produit par Liberty Films
Genre(s) : Fiction - Durée : 24 min
Année de production : 2012
Juliette, jeune art thérapeute, doit prendre en charge Samy, un jeune adulte autiste psychotique sujet à de graves crises de violence. Un lien affectif puissant naît entre les deux jeunes gens, mais Samy arrive à l'âge où les institutions ne peuvent plus le garder.
avec
Jonathan
Genet
(Samy)
Ana
Girardot
(Juliette)
Pascal
Elso
(Le directeur)
Sélection 2013 :
Festival Un poing c'est court de Vaulx-en-Velin (France)
Sélections 2012 :
Festival du film de Sarlat (France) - Second prix
Festival de Villeubanne (France) - Classé dans le top 5 du public
jeudi 17 janvier 2013
Lecture d'"ERWIN MOTOR / Dévotion" de Magali MOUGEL à Toulouse !
Parce-qu'on dirait que c'est la saison des lectures, et que cette fois, c'est dans le sud, à Toulouse, et que Manuel Garcie-Kilian, de la promo 6, y participe, venez aux
Soirées Mauvaises Herbes
Cycle de rencontres d’auteurs vivants et de découverte des écritures contemporaines pour la scène (lectures, cartes blanches, débats…)
Un projet initié par Virginie BAES et Sébastien BOURNAC
c'est le
MERCREDI 23 JANVIER 2013 à 20h30
à TOULOUSE - Espace Croix Baragnon | Salle Bleue
Plus d'info sur le site de la compagnie.
À LA RENCONTRE DE … MAGALI MOUGEL | FRANCE
« Penser l’universel en repartant de l’intime, réparer symboliquement des failles, inscrire des corps dans la vie de la cité, venir à ce qui est laissé pour compte, à ces choses anodines, raconter ce que l’on croit sans histoire et / ou qu’on préférerait croire sans histoire, chercher à créer du sujet, là, où a priori il ne semble pas y en avoir. »
"Qu’elle traite du licenciement d’une hôtesse d’accueil qui n’est plus « en adéquation avec l’entreprise » (LEDA / Le sourire en bannière), qu’elle fasse le portait d’une femme incapable de remplir les obligations du devoir conjugal et de la maternité (Ce que Suzy mesure) ou qu’elle mette en scène les enjeux de pouvoir entre une ouvrière qui voit le travail à la chaîne comme un vecteur d’émancipation et son mari qui se sent dévirilisé et humilié parce qu’il n’est pas accepté à l’usine (ERWIN MOTOR / Dévotion), les poèmes dramatiques de Magali Mougel ne cessent de troubler, interpeller et déplacer.
Par une écriture au lyrisme décalé, une nouvelle poétique de la langue insidieusement obsessionnelle et répétitive, l’air de rien, elle réussit à saisir les mécanismes de l’aliénation dans le monde du travail et à éclairer crûment les violences faites aux femmes dans la société contemporaine.
Avec beaucoup de conscience, son théâtre s’interroge sur ce que c'est aujourd’hui d’être une femme selon les codes patriarcaux encore dominants et sur la possibilité qu’il y a de s’en émanciper.
Jeune auteure et dramaturge (formée notamment à l’ENSATT à Lyon), Magali MOUGEL est chargée de cours à l’université de Strasbourg en arts du spectacle. Elle anime aussi régulièrement des ateliers de théâtre et d’écriture."
Vous pouvez réserver ici, ou là.
Vous pouvez réserver ici, ou là.
Images extraites du blog de l'auteur :
mercredi 16 janvier 2013
Lecture au Théâtre du Rond-Point " La place du Chien"

LA PLACE DU CHIEN
sitcom canin et postcolonial
de Marine Bachelot
Lecture le mardi 22 janvier 2013 à 12h30
au Théâtre du Rond-Point, dans le cadre des Mardis Midi
Avec Yoan Charles, Lamine Diarra, Flora Diguet
Création 2013-2014 de Marine Bachelot, La place du chien rassemble une femme, un homme et un labrador noir. Elle est française, lui congolais. C’est une histoire d’amour à cheval entre deux cultures, une sorte de trio amoureux où chacun essaie de trouver sa place dans un quotidien bouleversé. Comédie sociale pour trois interprètes (dont l’un quasi-muet), La place du chien croise fiction et document, parle d’amour, de sexe, d’animalité, d’oppression, de sorcellerie et de politique d’immigration...
La place du chien est soutenue par l'aide à l'écriture et à la production de Beaumarchais-SACD et a été écrite lors d'une résidence à La Chartreuse de Villeneuve-Lez-Avignon.
La recherche de coproducteurs est en cours.
N'hésitez pas à réserver auprès de Gabrielle Jarrier, chargée de production de Lumière d'août, au 06.61.63.30.20.
Théâtre du Rond-Point, 2 Bis Avenue Franklin Roosevelt, Paris 8e, Métro : Franklin Roosevelt ou Champs Élysées-Clémenceau
Plus d'infos sur le dossier à télécharger en cliquant ici. (PDF)
mardi 8 janvier 2013
jeudi 3 janvier 2013
Mirror Teeth (avec François Xavier nottament...)
Le groupe vertigo a le plaisir de vous annoncer la création de

les vendredi 18, samedi 19, mardi 22 et mercredi 23 janvier à 20h
au Théâtre La Paillette
Texte Nick Gill
Traduction Elisabeth Angel-Perez
Mise en scène Guillaume Doucet
Avec :
Philippe Bodet
Gaëlle Héraut
Bérangère Notta
Vincent Farasse
François-Xavier Phan
Régie générale François-Régis Duval
Lumières Gweltaz Chauviré
Son Maxime Poubanne
Administration de production Maude Gallon
Costumes Laure Fonvieille
Construction décor Pierre Guisnel
Stage mise en scène Vinora Epp
Photographie Caroline Ablain
Résumé :
Mirror Teeth (Dents Miroir) est une comédie.
Elle met en scène une famille middle-class occidentale bien sous tous rapports, dans un espace de vie en huis clos digne d'un sitcom.
Jane Jones est femme au foyer. James Jones vend des armes. Ils vivent dans "une des plus grandes villes de notre pays" et sont tous les deux terrifiés par les jeunes issus de l'immigration qui portent des cagoules, et pourraient bien avoir sur eux un couteau ou quoi que ce soit d'autre.
Tout va pour le mieux dans la maison des Jones, et chaque chose est à sa place, jusqu'à ce que leur fille de 18 ans sexuellement frustrée ramène à la maison son nouveau petit ami : Kwesi Abalo.
Qu'à cela ne tienne, Kwesi est étudiant en économie, et comme le père a le projet de partir avec toute la famille au Moyen-Orient pour développer son activité, il a un poste à lui proposer.
A partir d'un premier élément perturbateur apparemment classique, Nick Gill dynamite le conservatisme occidental politiquement correct, et avec une verve cinglante et joyeuse, creuse les rapports humains et sociaux, en révélant derrière chaque situation quelques vérités de l'âme humaine savamment masquées sous des couches de bienséance de langage et de comportement qui nous sont familières.
Et au fur et à mesure, la narration explose, alors que le langage s'évertue à tenir droit.
Production Le groupe vertigo, Théâtre La Paillette / Rennes, Quai des Rêves / Lamballe, Le Canal - Théâtre du Pays de Redon, Théâtre du Pays de Morlaix.
Avec le soutien de l'Onyx / St Herblain, du Théâtre du Champ au Roy / Guingamp, de la Maison du Théâtre / Brest et du Théâtre National de Bretagne.Avec l'aide de la Ville de Rennes, du Conseil Général 35, du Conseil Régional de Bretagne, du Ministère de la Culture - DRAC Bretagne, de l'Adami et du Centre National du Théâtre.
Réservations
Théâtre La Paillette6, rue Louis Guilloux, Rennes
Tél : 02 99 59 88 86

les vendredi 18, samedi 19, mardi 22 et mercredi 23 janvier à 20h
au Théâtre La Paillette
Texte Nick Gill
Traduction Elisabeth Angel-Perez
Mise en scène Guillaume Doucet
Avec :
Philippe Bodet
Gaëlle Héraut
Bérangère Notta
Vincent Farasse
François-Xavier Phan
Régie générale François-Régis Duval
Lumières Gweltaz Chauviré
Son Maxime Poubanne
Administration de production Maude Gallon
Costumes Laure Fonvieille
Construction décor Pierre Guisnel
Stage mise en scène Vinora Epp
Photographie Caroline Ablain
Résumé :
Mirror Teeth (Dents Miroir) est une comédie.
Elle met en scène une famille middle-class occidentale bien sous tous rapports, dans un espace de vie en huis clos digne d'un sitcom.
Jane Jones est femme au foyer. James Jones vend des armes. Ils vivent dans "une des plus grandes villes de notre pays" et sont tous les deux terrifiés par les jeunes issus de l'immigration qui portent des cagoules, et pourraient bien avoir sur eux un couteau ou quoi que ce soit d'autre.
Tout va pour le mieux dans la maison des Jones, et chaque chose est à sa place, jusqu'à ce que leur fille de 18 ans sexuellement frustrée ramène à la maison son nouveau petit ami : Kwesi Abalo.
Qu'à cela ne tienne, Kwesi est étudiant en économie, et comme le père a le projet de partir avec toute la famille au Moyen-Orient pour développer son activité, il a un poste à lui proposer.
A partir d'un premier élément perturbateur apparemment classique, Nick Gill dynamite le conservatisme occidental politiquement correct, et avec une verve cinglante et joyeuse, creuse les rapports humains et sociaux, en révélant derrière chaque situation quelques vérités de l'âme humaine savamment masquées sous des couches de bienséance de langage et de comportement qui nous sont familières.
Et au fur et à mesure, la narration explose, alors que le langage s'évertue à tenir droit.
Production Le groupe vertigo, Théâtre La Paillette / Rennes, Quai des Rêves / Lamballe, Le Canal - Théâtre du Pays de Redon, Théâtre du Pays de Morlaix.
Avec le soutien de l'Onyx / St Herblain, du Théâtre du Champ au Roy / Guingamp, de la Maison du Théâtre / Brest et du Théâtre National de Bretagne.Avec l'aide de la Ville de Rennes, du Conseil Général 35, du Conseil Régional de Bretagne, du Ministère de la Culture - DRAC Bretagne, de l'Adami et du Centre National du Théâtre.
Réservations
Théâtre La Paillette6, rue Louis Guilloux, Rennes
Tél : 02 99 59 88 86
billetterie@la-paillette.net
Représentations à venir :
Représentations à venir :
Les 8 et 9 février à Brest
Le 12 février à Nantes
Les 14 et 15 février à Lamballe
Le 21 février à Guingamp
Le 4 avril à Redon
Le 7 mai à Morlaix
Plus d'infos sur le blog et la page facebook du groupe vertigo
photo : Shula Hampson
Le 12 février à Nantes
Les 14 et 15 février à Lamballe
Le 21 février à Guingamp
Le 4 avril à Redon
Le 7 mai à Morlaix
Plus d'infos sur le blog et la page facebook du groupe vertigo
photo : Shula Hampson
dimanche 16 décembre 2012
Living ! articles et quelques représentations encore au TQI...
Parce-que nous n'avions pas fait d'articles sérieux sur le spectacle de sortie de la promo 7, voici l'erreur réparée ! Tout sur Living ! la nouvelle création de Stanislas Nordey avec les éleves sortant !
"C’est dans le cadre du festival « Mettre en scène » à Rennes, que nous avons découvert ce spectacle de Stanislas Nordey. « Living ! » ne raconte pas l’histoire de ce groupe artistique américain fondé par Julian Beck et Judith Malina, qui bouleversa le langage et les codes du théâtre. Nordey a théâtralisé leurs pensées, à travers les voix des jeunes acteurs sortis de l’Ecole du Théâtre national de Rennes. La société, le genre humain, le théâtre, l’art, la culture, la politique sont abordés. En écoutant ces réflexions, ces coups de colère, ces textes révolutionnaires, il ne faut jamais oublier le contexte de leur époque : la beat génération, le mouvement hippie et l’abus de stupéfiants. Le dernier texte de Beck reste le plus intéressant. Car les questions qu’il y pose résonnent toujours. Elles portent sur la création et l’humain. Les seize comédiens, très prometteurs, montrent à travers ces monologues leurs diversités et leurs talents. On entend très bien, ce grand rêve idéaliste que fut le Living."
sur (Pariscope)
"C’est un magnifique cadeau que Stanislas Nordey a offert aux jeunes acteurs sortant de l’école du TNB (Théâtre national de Bretagne), en leur donnant à découvrir les textes de Judith Malina et Julian Beck, cofondateurs du Living theatre. Et à se les accaparer.
L’image brouillée du Living après Avignon 68
Nordey avait lui-même découvert ces textes à la sortie du conservatoire, à une époque où, en cherchant bien, on pouvait encore se les procurer. Ils sont aujourd’hui introuvables. Et c’est avec ceux dont il a piloté la formation et au moment même où il quitte la direction de l’école du TNB (Eric Lacascade lui succède) qu’il signe « Living ! », un travail en forme de manifeste et de bouquet de fleurs.
En France, l’image du Living est trop souvent réduite à l’affaire Beck-Vilar qui ébranla le Festival d’Avignon 1968. Or on ne peut saisir ce qui se passa cet été-là qu’au regard d’une longue histoire qui commence au tout début des années 50 à New York lorsque Julian Beck (venu de la peinture) et Judith Malina (d’origine allemande, elle fut élève de Piscator) ouvrent un lieu alternatif, le Cherry Lane. Un théâtre résolument anti-Broadway où ils ne resteront pas longtemps (expulsés).
Le propos de Nordey n’est pas historique, mais rappelons tout de même quelques épisodes.
Entre anarchisme et Antonin Artaud
En 1955, leur version de « Ce soir on improvise » de Pirandello les conduit à s’interroger sur leur pratique du théâtre de texte, le rôle du metteur en scène et le rapport au réel. C’est aussi ce qu’a voulu faire Stéphane Braunschweig dans sa version de « Six personnages en quête d’auteur » mais avec beaucoup moins de radicalité.
« The Connection » met en scène des drogués qui attendent leur dealer (leur « connection »), jouant sur une ambiguïté du vrai-faux, les acteurs allant demander une dose auprès des spectateurs. Succès et scandale.
Les voici naviguant entre anarchisme, pacifisme et Antonin Artaud. « The Brig » se passe dans une prison militaire de la base d’Okinawa. Des barbelés séparent la scène du public. Un théâtre de la cruauté, littéralement. Interdiction, emprisonnement.
Ils franchissent l’Atlantique avec « Small Mysteries », montent « Les Bonnes » de Genet à Berlin, « Frankenstein » au Festival de Venise en 1965. Vilar décide de les inviter à son festival avec « Small Mysteries », « Antigone » (créé en 67) et leur nouvelle création « Paradise now ». Une invitation forte et généreuse. La suite est connue.
Le geste de Julian Beck demandant au public de « Paradise now » de sortir dans les rues d’Avignon n’était pas une simple provocation, c’est un geste qui venait de loin.
« Paradise now » et après
« Paradise now », « empêché » à Avignon, tournera pendant deux ans dans les retombées de Mai 68. Puis la troupe va se disperser, se dissoudre. Non sans avoir marqué profondément des aventures alors naissantes du théâtre américain d’avant-garde comme l’Open theatre de Joseph Chaikin et le Performance group de Richard Schechner.
Beck est mort d’un cancer, Judith Malina, toujours vaillante, est encore venue récemment passer quelques semaines en Europe.
Toute cette histoire du Living traverse le spectacle « Living ! », les textes étant dits sans ordre chronologique ni contextualisation. A un moment, un des jeunes acteurs clame :
« Où sont les dockers, les travailleurs du textile, les mécaniciens ? Il n’y a pas de fermiers ici, personne qui ait construit ce bâtiment, personne qui cultive la terre, ici il n’y a pas de Noirs, pas un égoutier, pas une couturière. Pour qui est ce bâtiment ? Où est le peuple ? »
La question du public taraude le Living. Comme elle taraude bien des aventures pionnières telle la décentralisation dramatique en France. Gabriel Garran qui inventa le Théâtre de la commune à Aubervilliers avait pour slogan : « Le théâtre appartient à ceux qui n’y vont pas. » Traduit en langage Living cela peut donner :
« Au théâtre, nous rassemblons l’intuition du public en une belle petite boulette comme un ponpon d’opium puis, nous l’allumons. Et la fumons, en espérant trouver le secret du guide. »
« La tribu est un moyen de creuser ensemble »
La réponse de Julian Beck et Judith Malina sera la tribu, ouverte (opposée au clan fermé et hiérarchique de la troupe). Ils invitent les spectateurs à les rejoindre sur scène comme ils le feront à Avignon.
« La tribu est un moyen de creuser ensemble. Chacun de ses membres est attentif à l’épanouissement et au bien-être de tous les autres membres. Ils constituent une communauté où les individus ne s’aliènent pas les uns les autres. »
Des mots qui parlent à plus d’une des tribus (compagnie, groupe, collectif) qui, aujourd’hui, façonnent le devenir du théâtre. Ces mots du Living, les comédiens qui viennent de sortir de l’école du TNB ne sont pas prêts de les oublier.
Nommons-les : Sarah Arous, Nathan Bernat, Romain Brosseau, Duncan Evennou, Simon Gauchet, Ambre Kahan, Marina Keltchewsky, Yann Lefeivre, Ophélie Maxo, Anaïs Muller, Thomas Pasquelin, Karine Piveteau, François-Xavier Phan, Mi Hwa Pyo, Tristan Rothhut, Marie Thomas.
Non seulement ils défendent leurs textes mais ils les font leur, comme une prise de guerre. Chacun a choisi le(s) texte(s) qu’il souhaitait dire, s’est habillé comme il l’entendait. Nordey, entouré de quelques complices (sa collaboratrice Claire Ingrid Cottanceau, le scénographe Emmanuel Clolus, etc.), a orchestré le tout.
« Comme si la révolution était une idée-tabou »
Le mot « révolution » va de bouche en bouche et finit par former une escadrille comme un vol de grues annonçant un changement de saison. Cependant, c’est à Artaud que Nordey laisse le dernier mot. En donnant lecture du manifeste qui préside à la naissance du théâtre Alfred Jarry à l’orée de la saison 1926-1927. Sans le post-scriptum (ajouté par Artaud après son exclusion du groupe surréaliste) qui commence pourtant haut et fort :
« P.S. Ces révolutionnaires au papier de fiente qui voudraient nous faire croire que faire actuellement un théâtre est (comme si ça en valait la peine, comme si ça pouvait titre à conséquence, les lettres, comme si ce n’était pas ailleurs que nous avons depuis toujours fixé nos vies), ces sales bougres donc voudraient nous faire croire que faire actuellement du théâtre est une tentative contre-révolutionnaire, comme si la Révolution était une idée-tabou et à laquelle il soit depuis toujours interdit de toucher.
Eh bien moi je n’accepte pas d’idée-tabou. »"
sur (Rue-89)
D'autres articles :
Blog le monde.
Blog Figaro.
Figaro journal.
Libé.
Evène.
Théâtre du Blog.
Scène Web.
Blog lacritiquedecequej'aivu.
Ouest France.
Et pour le plaisir de voir Julian Beck en action :
Voici les représentations qui restent :
Ma 18 20:00
Me 19 20:00
Je 20 19:00
Ve 21 20:00
au Théâtre des Quartiers d’Ivry / Studio Casanova.
D’après des textes extraits de
La vie du théâtre et Théandrique de Julian Beck
traduction Fanette Vander
Les chants de la révolution de Julian Beck
traduction Pierre Joris
Entretiens de Beck, Malina et Lebel traduction Jean-Jacques Lebel
mise en scène
Stanislas Nordey
collaboratrice artistique
Claire ingrid Cottanceau
scénographie
Emmanuel Clolus
lumière
Philippe Berthomé
son
Michel Zurcher
collaboration vocale
Martine-Joséphine Thomas
avec
Sarah Amrous
Nathan Bernat
Romain Brosseau
Duncan Evennou
Simon Gauchet
Ambre Kahan
Marina Keltchewsky
Yann Lefeivre
Ophélie Maxo
Anaïs Muller
Thomas Pasquelin
Karine Piveteau
François-Xavier Phan
Mi Hwa Pyo
Tristan Rothhut
Marie Thomas
Création au festival
Mettre en scène
au TNB à Rennes
du 8 au 17 novembre 2012
(Photos : Brigitte Enguérand)
(Marie Thomas)
"C’est dans le cadre du festival « Mettre en scène » à Rennes, que nous avons découvert ce spectacle de Stanislas Nordey. « Living ! » ne raconte pas l’histoire de ce groupe artistique américain fondé par Julian Beck et Judith Malina, qui bouleversa le langage et les codes du théâtre. Nordey a théâtralisé leurs pensées, à travers les voix des jeunes acteurs sortis de l’Ecole du Théâtre national de Rennes. La société, le genre humain, le théâtre, l’art, la culture, la politique sont abordés. En écoutant ces réflexions, ces coups de colère, ces textes révolutionnaires, il ne faut jamais oublier le contexte de leur époque : la beat génération, le mouvement hippie et l’abus de stupéfiants. Le dernier texte de Beck reste le plus intéressant. Car les questions qu’il y pose résonnent toujours. Elles portent sur la création et l’humain. Les seize comédiens, très prometteurs, montrent à travers ces monologues leurs diversités et leurs talents. On entend très bien, ce grand rêve idéaliste que fut le Living."
sur (Pariscope)
(Tristan Rothhut et Marie Thomas)
"C’est un magnifique cadeau que Stanislas Nordey a offert aux jeunes acteurs sortant de l’école du TNB (Théâtre national de Bretagne), en leur donnant à découvrir les textes de Judith Malina et Julian Beck, cofondateurs du Living theatre. Et à se les accaparer.
L’image brouillée du Living après Avignon 68
Nordey avait lui-même découvert ces textes à la sortie du conservatoire, à une époque où, en cherchant bien, on pouvait encore se les procurer. Ils sont aujourd’hui introuvables. Et c’est avec ceux dont il a piloté la formation et au moment même où il quitte la direction de l’école du TNB (Eric Lacascade lui succède) qu’il signe « Living ! », un travail en forme de manifeste et de bouquet de fleurs.
En France, l’image du Living est trop souvent réduite à l’affaire Beck-Vilar qui ébranla le Festival d’Avignon 1968. Or on ne peut saisir ce qui se passa cet été-là qu’au regard d’une longue histoire qui commence au tout début des années 50 à New York lorsque Julian Beck (venu de la peinture) et Judith Malina (d’origine allemande, elle fut élève de Piscator) ouvrent un lieu alternatif, le Cherry Lane. Un théâtre résolument anti-Broadway où ils ne resteront pas longtemps (expulsés).
Le propos de Nordey n’est pas historique, mais rappelons tout de même quelques épisodes.
Entre anarchisme et Antonin Artaud
En 1955, leur version de « Ce soir on improvise » de Pirandello les conduit à s’interroger sur leur pratique du théâtre de texte, le rôle du metteur en scène et le rapport au réel. C’est aussi ce qu’a voulu faire Stéphane Braunschweig dans sa version de « Six personnages en quête d’auteur » mais avec beaucoup moins de radicalité.
« The Connection » met en scène des drogués qui attendent leur dealer (leur « connection »), jouant sur une ambiguïté du vrai-faux, les acteurs allant demander une dose auprès des spectateurs. Succès et scandale.
Les voici naviguant entre anarchisme, pacifisme et Antonin Artaud. « The Brig » se passe dans une prison militaire de la base d’Okinawa. Des barbelés séparent la scène du public. Un théâtre de la cruauté, littéralement. Interdiction, emprisonnement.
Ils franchissent l’Atlantique avec « Small Mysteries », montent « Les Bonnes » de Genet à Berlin, « Frankenstein » au Festival de Venise en 1965. Vilar décide de les inviter à son festival avec « Small Mysteries », « Antigone » (créé en 67) et leur nouvelle création « Paradise now ». Une invitation forte et généreuse. La suite est connue.
Le geste de Julian Beck demandant au public de « Paradise now » de sortir dans les rues d’Avignon n’était pas une simple provocation, c’est un geste qui venait de loin.
« Paradise now » et après
« Paradise now », « empêché » à Avignon, tournera pendant deux ans dans les retombées de Mai 68. Puis la troupe va se disperser, se dissoudre. Non sans avoir marqué profondément des aventures alors naissantes du théâtre américain d’avant-garde comme l’Open theatre de Joseph Chaikin et le Performance group de Richard Schechner.
Beck est mort d’un cancer, Judith Malina, toujours vaillante, est encore venue récemment passer quelques semaines en Europe.
Toute cette histoire du Living traverse le spectacle « Living ! », les textes étant dits sans ordre chronologique ni contextualisation. A un moment, un des jeunes acteurs clame :
« Où sont les dockers, les travailleurs du textile, les mécaniciens ? Il n’y a pas de fermiers ici, personne qui ait construit ce bâtiment, personne qui cultive la terre, ici il n’y a pas de Noirs, pas un égoutier, pas une couturière. Pour qui est ce bâtiment ? Où est le peuple ? »
La question du public taraude le Living. Comme elle taraude bien des aventures pionnières telle la décentralisation dramatique en France. Gabriel Garran qui inventa le Théâtre de la commune à Aubervilliers avait pour slogan : « Le théâtre appartient à ceux qui n’y vont pas. » Traduit en langage Living cela peut donner :
« Au théâtre, nous rassemblons l’intuition du public en une belle petite boulette comme un ponpon d’opium puis, nous l’allumons. Et la fumons, en espérant trouver le secret du guide. »
« La tribu est un moyen de creuser ensemble »
La réponse de Julian Beck et Judith Malina sera la tribu, ouverte (opposée au clan fermé et hiérarchique de la troupe). Ils invitent les spectateurs à les rejoindre sur scène comme ils le feront à Avignon.
« La tribu est un moyen de creuser ensemble. Chacun de ses membres est attentif à l’épanouissement et au bien-être de tous les autres membres. Ils constituent une communauté où les individus ne s’aliènent pas les uns les autres. »
Des mots qui parlent à plus d’une des tribus (compagnie, groupe, collectif) qui, aujourd’hui, façonnent le devenir du théâtre. Ces mots du Living, les comédiens qui viennent de sortir de l’école du TNB ne sont pas prêts de les oublier.
Nommons-les : Sarah Arous, Nathan Bernat, Romain Brosseau, Duncan Evennou, Simon Gauchet, Ambre Kahan, Marina Keltchewsky, Yann Lefeivre, Ophélie Maxo, Anaïs Muller, Thomas Pasquelin, Karine Piveteau, François-Xavier Phan, Mi Hwa Pyo, Tristan Rothhut, Marie Thomas.
Non seulement ils défendent leurs textes mais ils les font leur, comme une prise de guerre. Chacun a choisi le(s) texte(s) qu’il souhaitait dire, s’est habillé comme il l’entendait. Nordey, entouré de quelques complices (sa collaboratrice Claire Ingrid Cottanceau, le scénographe Emmanuel Clolus, etc.), a orchestré le tout.
« Comme si la révolution était une idée-tabou »
Le mot « révolution » va de bouche en bouche et finit par former une escadrille comme un vol de grues annonçant un changement de saison. Cependant, c’est à Artaud que Nordey laisse le dernier mot. En donnant lecture du manifeste qui préside à la naissance du théâtre Alfred Jarry à l’orée de la saison 1926-1927. Sans le post-scriptum (ajouté par Artaud après son exclusion du groupe surréaliste) qui commence pourtant haut et fort :
« P.S. Ces révolutionnaires au papier de fiente qui voudraient nous faire croire que faire actuellement un théâtre est (comme si ça en valait la peine, comme si ça pouvait titre à conséquence, les lettres, comme si ce n’était pas ailleurs que nous avons depuis toujours fixé nos vies), ces sales bougres donc voudraient nous faire croire que faire actuellement du théâtre est une tentative contre-révolutionnaire, comme si la Révolution était une idée-tabou et à laquelle il soit depuis toujours interdit de toucher.
Eh bien moi je n’accepte pas d’idée-tabou. »"
sur (Rue-89)
(Anaïs Muller et Thomas Pasquelin)
D'autres articles :
Blog le monde.
Blog Figaro.
Figaro journal.
Libé.
Evène.
Théâtre du Blog.
Scène Web.
Blog lacritiquedecequej'aivu.
Ouest France.
Et pour le plaisir de voir Julian Beck en action :
Voici les représentations qui restent :
Ma 18 20:00
Me 19 20:00
Je 20 19:00
Ve 21 20:00
au Théâtre des Quartiers d’Ivry / Studio Casanova.
D’après des textes extraits de
La vie du théâtre et Théandrique de Julian Beck
traduction Fanette Vander
Les chants de la révolution de Julian Beck
traduction Pierre Joris
Entretiens de Beck, Malina et Lebel traduction Jean-Jacques Lebel
mise en scène
Stanislas Nordey
collaboratrice artistique
Claire ingrid Cottanceau
scénographie
Emmanuel Clolus
lumière
Philippe Berthomé
son
Michel Zurcher
collaboration vocale
Martine-Joséphine Thomas
avec
Sarah Amrous
Nathan Bernat
Romain Brosseau
Duncan Evennou
Simon Gauchet
Ambre Kahan
Marina Keltchewsky
Yann Lefeivre
Ophélie Maxo
Anaïs Muller
Thomas Pasquelin
Karine Piveteau
François-Xavier Phan
Mi Hwa Pyo
Tristan Rothhut
Marie Thomas
Création au festival
Mettre en scène
au TNB à Rennes
du 8 au 17 novembre 2012
(Photos : Brigitte Enguérand)
samedi 1 décembre 2012
Le FITORIO THEATRE présente : Le feuilleton d'Hermés
Pour ceux qui veulent voir une petit merveille et du même coup faire un tour dans le sud, c'est maintenant !
CREATION DECEMBRE 2012
Le feuilleton d'Hermés
Représentations pour les scolaires le mardi 4 décembre à 14h/
le 6 décembre à 10h30 et 14h/ le 7 décembre à 10h30 et 14h.
Représentation tout public le vendredi 7 décembre à 20h30
Foyer Municipal
Avenue Notre Dame
Tél : 04 75 54 64 20
BOURG ST ANDEOL / ARDECHE
« Quand une nation perd ses conteurs, elle perd ses enfants. » - Peter Handke
Renouant avec la tradition orale, Murielle Szac présente les épisodes fondateurs de la mythologie grecque, en nous proposant de suivre Hermès, divinité la plus présente dans les légendes mythologiques : messager des Dieux, gardien des voyageurs, héraut divin menant les âmes à leur dernière demeure.
Un regard posé sur les hommes faibles que nous sommes.
Mais un regard leur prêtant pourtant toujours la capacité à changer le monde, portés par un infini Espoir.
Son récit pose la question essentielle de la responsabilité : la responsabilité pour notre humanité en devenir dont les enfants sont la clef.
D'autres vidéos cliquez ici.
À propos de l’adaptation du Feuilleton d’Hermès par la compagnie Fitorio Théâtre 8*6*1*6…
Lorsque j’ai rencontré une partie de la troupe du Fitorio Théâtre, à l’automne 2011, j’ai senti que c’était Hermès qui me les envoyait ! Quelque chose de lumineux se dégageait de leur incroyable énergie…
C’est d’abord leur désir de s’adresser à un jeune public qui m’a touchée : lorsqu’on sort d’une grande école nationale de théâtre très prestigieuse, on a plus souvent en tête des rêves de scènes nationales et de grands textes du répertoire que de faire vibrer les enfants. Comme je travaille pour ce public exigeant et passionnant que sont les enfants depuis bientôt 20 ans, je ne pouvais qu’être sensible à cette démarche.
Ensuite, leur manière de me parler de mon texte m’a séduite : non seulement ils avaient plongé dans les mythes grecs que je racontais avec bonheur, mais leur manière de les évoquer me montrait qu’ils avaient compris et ressenti ce texte en profondeur. Tant dans sa démarche, que dans ses soubassements : comment répondre aux questions de la naissance du monde, des hommes, du bien et du mal, bref toutes ces questions des origines qui travaillent petits et grands depuis la nuit des temps. Ils étaient déjà en familiarité avec mes héros, qui devenaient les leurs. J’ai su que j’allais accepter de leur offrir mes personnages en confiance, qu’ils seraient entre de bonnes mains.
Enfin, leur respect de l’auteur et leur désir d’un travail en commun a fini de me convaincre. Nous allions partir dans une aventure ensemble, et cela j’adore !
Depuis cette date, j’ai pu vérifier à chaque étape que mon intuition de départ était la bonne : leur énergie, leur enthousiasme, leur sens du collectif, leur manière de se poser les bonnes questions au bon moment, leur respect de mon avis, construisent pas à pas un spectacle dont la vitalité éblouissante sera en phase avec le formidable engouement que génère le Feuilleton d’Hermès auprès des dizaines de milliers de lecteurs qu’il a déjà rencontré.
Ils seront au rendez-vous avec un spectacle dont je serai fière.
Les Dieux de l’Olympe les accompagnent !
Murielle SZAC
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