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mercredi 20 janvier 2010

ET HOMMES ET PAS continue...

pEquOd/et hommes et pas from efte detta on Vimeo.



Voilà,
Jonathan continue de jouer dans Et Hommes Et Pas.

du 23 janvier au 6 février
Du lundi au samedi [20h30], dimanche [17h] Relâches mercredis et mardi 2 février

Théâtre L’Échangeur, Bagnolet.


lundi 11 janvier 2010

On bosse / Paris est à nous / 399 secondes à Théâtre Ouvert.

Des photos de la création à Rennes par Brigitte Enguérand en cliquant ici.

Les dates Parisiennes :


18 janvier - 6 février



Représentations les lundis, mercredis, jeudis et vendredis à 20h ;
mardis à 19h ; samedis à 16h.



Critique Nouvel Obs :

"Allez, encore à l’école, mais cette fois avec celle du Théâtre National de Bretagne. Les comédiens issus de la 6è promotion sont admirablement mis en scène, et en valeur, dans un spectacle quasi choral pourtant – tous en nuisette blanche, garçons et filles – signé Stanislas Nordey sur un texte de Fabrice Melquiot : « 399 secondes ». Soit la durée d’une éclipse, soit, un peu, le compte à rebours qui sépare l’enfance de l’âge adulte, et qu’on nomme adolescence. Départ, très claudélien, sur un cargo en partance pour la Chine, fin dans les rues de Shanghaï. Et entre-temps éclats de scènes, de voix, d’amour, de mythologies, de désirs, y compris loin des frontières entre mort et vie. Ces jeunes comédiens là révèlent un beau tempérament, du caractère, une présence, une tenue altière du corps, de la voix, loin, très loin de toute démonstration de savoir faire taillée pour les castings. (Théâtre Ouvert. Jusqu’au 6 février)."
Par
Odile Quirot

L'équipe qui Anatomise...



Des photos de Anatomies 2010 qui vient juste de finir d'être créer à Rennes en salle Serreau.

Cliquer ICI pour accéder au site de Christian Berthelot le photographe. Y'a un diaporama...


:)

Et en plus, un article Ouest France (ils n'avaient pas encore vu le spectacle, faut préciser...)

Roland Fichet signe « Anatomies 2010 » au TNB - Rennes


Le sous-titre de cette création est « Comment toucher ? » De quoi mettre les corps en mouvement.

Un voyage en trois étapes.

Avec « Anatomies », Roland Fichet s'est lancé dans un nouveau voyage : « Anatomies 2008 », « Anatomies 2009 » et « Anatomies 2010 » forment, en effet, un triptyque ou un voyage en trois étapes. Mais les voyages, chez ce metteur en scène, sont « initiatiques », il l'avoue volontiers, il n'est pas question d'aller voir simplement du pays. « En fait, ce sont trois pièces différentes. Les deux premières ont été créées à Brazzaville, la seconde a été donnée dans dix pays africains, la troisième est créée ici. Entretemps, j'ai changé d'équipe, parce que mes comédiens et danseurs ont été pris par d'autres projets. Là, nous avons des jeunes comédiens issus de l'école du TNB, une Africaine et une Mexicaine, huit comédiens en tout. » Ils sont âgés de 21 à 30 ans.

Roland Fichet ne vient pas de découvrir l'Afrique. « J'y circule beaucoup depuis 2001. » Il y a adapté son théâtre. « J'ai travaillé sur quinze parties d'un quart d'heure, j'adaptais, nous donnions parfois le spectacle dans des cours intérieures... Nous invitions des acteurs locaux à participer. Il y avait une part de danse africaine, c'était plutôt physique. » Rien à voir avec ce qui est donné dans la salle Serrault. « Là, c'est une vraie pièce, avec une histoire et des personnages. » Et une mise en scène qui cherche d'abord « la lisibilité ». Il s'agit « de faire vibrer des questions dans les acteurs », de susciter « la sensibilité ».

Le rapport à l'autre

« Au départ, indique Roland Fichet, nous parlions de la guerre, au Congo ils connaissent... Et puis, nous avons abordé l'intime, la relation aux autres, aux ancêtres, aux tabous... Nous en sommes venus à ce thème du toucher. » Un thème qui aborde aussi celui de l'invisible, des ancêtres, des morts... « Les Africains vivent un conflit qui doit nous intéresser : entre l'envie de dire je, de vivre sa vie, comme les Européens, et le lien communautaire. Pour eux, chacun est un chaînon dans l'histoire du groupe. L'héritage pèse. Ils disent : il y a ceux qui disent que les morts sont morts et ceux qui disent que les morts ne sont pas morts... »

C'est tout un monde qui menace de basculer ainsi. « Chez nous, la maladie signifie que la machine est en panne. Chez eux, la maladie est un signe, pas un accident. Il faut chercher les forces du mal, sinon les repères sont perdus. Dans le monde moderne, seul le présent importe. C'est un choc pour les autres. » Voilà de quoi nourrir le voyage, qui passera par le camp de la rédemption, le ministère de la parole, etc. Un voyage devenu commun, depuis que la colonisation est passée par là. C'est peut-être bien le moment d'écouter, de se laisser toucher.

Gérard PERNON.


Et voici une autre critique :

Une leçon d’anatomie brouillonne

mais attachante

Avec une troupe de jeunes acteurs, de vingt-et-un à trente ans, issus de l’école du Théâtre national de Bretagne (TNB), que complètent une jeune Africaine et une jeune Mexicaine, Roland Fichet crée, à Rennes, le troisième volet de son triptyque, « Anatomies ».

L’action d’Anatomies 2010, dont le sous-titre est Comment toucher ?, se situe au Congo, dans le village de Maty-Ougourou. Niang Saho, le chef d’un phalanstère de révolutionnaires cosmopolites, vient d’être tué. Des femmes l’ont transporté dans un petit cabanon de forestiers, mais, au matin, on ne retrouve plus son corps. Une des femmes du groupe, Ariane-Sylvie Sutter, amoureuse du leader, prétend l’avoir revu dans le bois, vivant, pendant la nuit. Il lui a parlé, mais elle n’a pu le toucher. Tel est le point de départ de l’histoire.

Divisés sur le sens à donner à l’épisode (Ariane-Sylvie, à l’encontre de saint Thomas, n’a pas touché le corps, son témoignage est donc sujet à caution) comme sur la conduite à tenir, les membres de la phalange se séparent et le spectateur va suivre leurs différents cheminements. L’éclatement du groupe et la dispersion de l’action en multiples petites séquences et en des lieux divers donnent l’impression d’une scène d’exposition brouillonne, à l’image des mouvements rapides des acteurs en scène qui semblent n’avoir d’autre but que de faire place à la séquence suivante et à son décor. Le choix de la langue lui-même ne semble pas assuré, mêlant les « putain », « merde », « il s’est arraché » et autres « je suis débile ou quoi ! », clichés de la langue « jeune », et un langage soutenu, voire poétique, avec parfois des références bibliques : « Il a tracé des signes sur le sol, et c’est à ce moment qu’ils l’ont reconnu ».

Et le miracle s’accomplit

Et puis, dans cette errance à travers toute une partie de l’Afrique en conflit (Congo, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Niger, Nigéria), l’action se resserre et les personnages se regroupent. Le miracle s’accomplit. On comprend, on devine le sens de la quête de ces jeunes, ballotés entre (faux) révolutionnaires et (faux) prophètes, entre tradition et modernité, entre rationalité et superstition, entre fidélité à la terre, aux ancêtres et millénarisme cosmopolite. Ce qu’ils cherchent, c’est tout simplement une véritable relation humaine avec les autres. Ils veulent toucher et être touchés, au sens du contact physique ou de l’émotion. L’amour qu’Ariane-Sylvie et les autres recherchent avec obstination, à travers tous les obstacles, n’est qu’une métaphore de cette quête éperdue. La pièce progresse alors, dans une tension croissante, vers la scène finale, qui serait d’une beauté absolue, n’était une certaine grandiloquence dans la manière dont s’exprime le personnage masculin…

Le dernier opus de Roland Fichet, sans être complètement abouti, est attachant et il est ici servi par une troupe dont la fougue juvénile n’a d’égale que le talent. Saluons également les décors, les costumes et la scénographie qui constituent un vrai régal pour les yeux.

Jean-François Picaut

Les Trois Coups



mardi 24 novembre 2009

yukaïdi Yukaïda

A Rennes, Charles Mouloud découvre le pays des théâtreuses

Le Théââtre ! Un milieu qui ne m'est pas familier. J'ai bien joué quelques pièces de patronage étant jeune, et admiré les costumes de Donald Cardwell et les décors de Roger Harth sur le petit écran familial. Mais je pensais que ce n'était pas trop pour moi, c'est élitiste, trop cher, sûrement ennuyeux et bourgeois.

Invité par le Théatre national de Bretagne (TNB) à suivre ce mois ci le festival « Mettre en scène », je n'ai pas boudé mon plaisir de me faire une idée sur la scène d'aujourd'hui, et de remiser mes clichés. Quel menu ! Pas moins de 23 spectacles, allant de la danse aux « performances », en passant par des mises en scène d'auteurs et des inventions scéniques, très variées.

Au rayon clichetons, dès le premier soir, au spectacle « Sombreros » de Découflé, j'entends derrière moi une théâtreuse aguerrie , prendre la voix d'Arielle Dombasle pour vanter une performance vue « en Avignon ».

Je pouffe, ce qui me met en condition pour profiter du show tout en ombres et lumières dans laquelle Christophe Salengro (connu comme le président de la présipauté de Groland), fidèle à Découflé, joue sa partition burlesque.

Des « Sombreros » qui allient grâce, poésie, trouvailles d'éclairage

Très beau spectacle qui sera plébiscité tout au long du festival. Alliant grâce, poésie, trouvailles d'éclairage, ce jeu sur les ombres entraîne la troupe dans un sarabande jubilatoire, pour un spectacle « grand public » au sens le plus noble du terme.

Bel hommage au cinéma muet, à Cyd Charisse et Nosfératu, avec une musique « live » allant de Brian Eno à Sébastein Libolt. (Voir le panoramique)



Bon démarrage, mais dès le lendemain, premier couac. Création de « 399 secondes » avec une mise en scène de Stanislas Nordey. Décor blanc, minimaliste, acteurs en blanc. Cette pièce, jouée sur un texte de Fabrice Melquiot autour des questionnements et des choix radicaux d'une jeunesse à la dérive, est le bide du festival.

Texte déclamé, et postures rappelant âprement le théâtre expérimental des années 70, avec ce qu'il a de plus ennuyeux. A fuir.

Voir « Hiroshima mon amour » le 11 novembre, un must

On se rattrape avec « La Paranoïa » de Rafael Spregelburg, mise en scène par Marcial di Fonzo Bo et Elise Vigier, une invitation à se perdre dans les méandres des processus créatifs. Le spectateur se trouve largué au milieu d'une équipe improbable chargée, rien de moins, de sauver le monde par la création. Mise en scène turbulente et inventive , avec appui de la vidéo dans un jonglage de mots très excitant.

Voir « Hiroshima, mon amour » un 11 novembre, jour de l'armistice ! « What else » ? Sur le chemin des dames endimanchées, je croise Laure Adler, qui s'esbaudit de voir tant de monde au théâââtre un tel jour, et de plus en province !

Je n'oublierai jamais cette pièce, déjà saluée sur Rue89 par Jean-Pierre Thibaudat, ni la sensualité des corps nus de Valerie Lang, troublante, forcément troublante, et de Hiroshi Ota. Christine Letailleur signe une mise en scène magnifique de simplicité sophistiquée, en servant le texte de Duras qui résonne encore longtemps par la voix de Valerie Lang.

L'ambiance après les représentations, ça reste froid et figé

Malgré les efforts engagés par le TNB pour permettre à tout public de venir voir les pièces grâce à des tarifications très honorables (des pass à 65 euros pour 23 pièces et des tarifs spéciaux, étudiants, chômeurs… : pari réussi vu les salles pleines), il manque une folie « festival ».

Si le bar et le restaurant du TNB restent un lieu de rencontres et de libations, c'est froid et figé. Un peu trop propre, et coincé ! D'accord, on n'est pas la Route du Rock, mais un peu plus de fantaisie et de lieu de lâcher prise ne nuirait pas.

Pour une ambiance plus punk, il fallait aller rencontrer le monde radical et nihiliste de Rodrigo Garcia, et son dernier opus « Muerte y reecarnation en un cow-boy ».

Garcia ne s'embarrasse pas de conventions, et ses deux comédiens se livrent à une lutte débridée entre Eros et Thanatos, riffs déchirés de guitares hurlantes, de corps nus se griffant, se battant, s'enlaçant, ou mimant l'auto fellation. Avant de nous titiller, dans un dialogue de fin… interminable, sur nos normes, nos valeurs. Violent et salutaire.

Le théatre, affaire d'intellos ? C'est une affirmation qui ferait se marrer André Robillard, qui a eu la gentillesse de répondre à mes questions dix minutes avant le début du spectacle (Voir et écouter le panoramique)


C'est qui, André Robillard ? Un drôle de zigue, qui vit dans un monde parallèle, en compagnie de ses oiseaux, de ses bricolages-sculptures de fusils, et de ses tableaux. Un peintre de la collection d'art brut de Lausanne. Un artiste iconoclaste découvert par Dubuffet et qui, à bientôt 80 ans, est étonné comme un môme de faire « l'acteur » avec les comédiens de la compagnie Les endimanchés qui l'accompagne et le bichonne, pour le magique « Tuer la Misère ».

Traumatisé par la guerre et les bombardements, il « résiste » en détournant l'horreur pour jongler avec elle, en la chantant , la plagiant, et la rendant… poétique. André Robillard, que Jean-Pierre Thibaudat avait aussi remarqué, est un cristal brut qui nous dit que l'art l'a sauvé de la misère :

« On pourrait même se demander si l'art c'est pas puissant. […] C'est le machin d'artiste de l'art qui a fait disparaître la misère. Détruire la misère c'est pas rien. C'te sacrée misère… »

vendredi 13 novembre 2009

Critique sur France Culture 399 secondes à Télécharger.

Voici le lien pour télécharger la petite discussion qui a eu lieu sur France Culture le 12 novembre au matin. Vous savez ? Le soir où y'avais plein plein de journalistes...

Intéressant, pas toujours "gentil".... :)

(lien megaupload)

Fichier .ogg à lire par exemple avec VLC ou autre lecteur compatible avec ce format libre.

Critique de 399 secondes d'un spectateur sur Alter1fo.com


Photo Caroline Ablain.

399 secondes, c'est beau une création...


Alors on voudrait bien tout bousculer, tout remettre comme on l’entendait, tester la solidité du fil là, d’aspect plus fin, pour sentir si ça tient encore, pas pour casser, juste pour le plaisir d’être surpris par une résistance cachée.

Puis comme une ritournelle qui s’installe en douce, l’objet fait oublier les idées préconçues, on commence à lui trouver des qualités, des trucs inattendus surgissent ; on est pas entièrement satisfait mais on trouve ça quand même pas mal ; surtout, on se dit qu’avec le temps, en prenant de la patine, il sera joli ce mobile.

C’est beau une création, c’est beau et fragile, ça tremble aussi un peu, sous les robes de crêpe blanc des quinze comédiens et comédiennes, au milieu des pelotes de guirlandes lumineuses posées sur le plateau blanc. Fond, cotés, dessus de scène : blanchis aussi ; le contour des panneaux rehaussé par une bande plus blanche, de sorte que le fond n’est pas uniforme mais la juxtaposition d’éléments, de multiples cadres pour de multiples portraits. Jouxtés au début de la pièce, ces portraits se croisent ensuite, s’unissent, se cherchent, se heurtent comme les rectangles de lumière se chevauchent en fond de scène.

La langue est belle, drôle parfois, frontale, il y est question d’un voyage en mer, rencontre d’un dauphin ou d’un narval, comment distinguer en pleine nuit, de deux corps au royaume des morts qui cherchent la saveur du plaisir : insipide, d’un différend à propos d’un mob volé, d’un Lucius qui cherche une Patricia, de Pandora enquêtrice d’opinion qui met à nu son amant, d’un certain Edward Munch, de son « Cri » volé par deux frères, c’est l’unique tableau qu’ils reconnaissent pendant leur forfait, de leur sœur, superbement interprétée, qui semble errer dans un mutisme… narratif ! et 399 secondes d’éclipse qui les rassemblent enfin.

Alors oui le mobile est beau et fragile ; l’engagement des comédiens est admirable de générosité, voir quinze corps, jeunes, beaux, à l’élégance simple est toujours une expérience théâtrale enivrante ; « les comédiens de demain » ainsi les enflamme-t-on, un vœux, oui, sans doute ont-ils le talent, la présence, l’énergie, quant au futur !?

Et puis il y a ce découpage en scène, scénettes, répliques (heureusement pas jusqu’au mot), à coup de notes de piano, de black out, de chœurs, de vrombissements, surlignage hacheur ; ces chutes régulières meurtrissent le spectacle, affaiblissent sa lisibilité, chacune m’apparaît comme un point d’interrogation, artifice massif dans une réalisation épurée.

Je ne sais pas si c’est l’attente d’avant spectacle : un peu longue, ma position au premier rang toujours en contre plongée dans une frontalité que j’aurais souhaitée plus paritaire, l’endormissement de ma voisine, ses grognements hypnodrasiques, ces ruptures assommantes, le spectacle est passé, reste un collectif investi et généreux.

lundi 19 octobre 2009

Anatomies 2010 / Comment Toucher /


spectacle Anatomies 2010 - Comment toucher ? création 2010

écrit et mis en scène par Roland Fichet.

production : Théâtre de Folle Pensée, Saint-Brieuc //
en coproduction avec : Théâtre National de Bretagne, Rennes.


Le labyrinthe du désir

Dans le labyrinthe du désir, où il se déploie, le spectacle trame des histoires de corps, joue avec l’étrangeté des chairs, des couleurs, des origines. Roland Fichet explore ce qui touche, ce qui nous touche, comment les corps s’effleurent ou s’évitent. La pièce traque ce qui frémit dans le rapport entre les corps. Et ce qui surgit à l’intérieur du corps. La dernière partie ouvre sur ce peuple qui nous habite et qui parle en nous. Certains donnent à ce peuple le nom d’ancêtres, d’autres le nomment famille. Ce troisième volet d’un triptyque intitulé Anatomies est nourri des émotions et des rires des publics d’Afrique.

Quatre questions à l'auteur metteur en scène
du spectacle Anatomies 2010 - Comment toucher ?

Quelles sont les racines de ce spectacle ?

Tout a commencé à Brazzaville. Parler de la guerre pour les acteurs et danseurs avec lesquels je travaillais ne posait aucun problème mais laisser surgir de l’intime c’était une autre affaire ! Nous nous sommes concentrés sur le rapport entre les corps, sur ce qui passe et se passe entre les corps. J’ai écrit des scènes dont la charge explosive était allumée par une de ces deux injonctions : TOUCHE MOI ou NE ME TOUCHE PAS. J’ai été aspiré (et inspiré) par la force dramatique de ces mots. C’est ainsi que la pièce a pris forme, je l’ai appelée Anatomies 2008. Je me suis vite aperçu que son moteur était et est toujours autant le désir que le toucher.

Est-ce que la tournée d’Anatomies 2009 dans 10 pays d’Afrique a changé le spectacle ?

Quand on revient de ces pays, au fond si secrets, on n’est plus le même, et la question Comment toucher ? aussi a changé, elle n’a plus le même sens. Les noms de ces pays quand je les prononce m’intriguent encore plus qu’avant. Quel mystère ils portent ! Congo, Guinée-Équatoriale, Gabon, Togo, Centrafrique, Bénin, Burkina Faso, Niger, Sénégal, Mali. J’essaie de faire passer un peu de ce mystère dans Anatomies 2010.

Le troisième volet de ces Anatomies, celui que vous allez créer au Théâtre National de Bretagne en janvier 2010 se nourrit-il de cette traversée africaine ?

Anatomies 2010 se nourrit de cette traversée et de quelques autres qui ne sont pas du tout africaines. Je creuse tout simplement mon sujet et la forme que j’ai choisie. Une forme rythmée et ouverte. Comique aussi. Comment toucher ? La question est vertigineuse, quand on y pense. On peut l’explorer sur le versant de la comédie, mais aussi sur le versant de la cruauté. L’endroit où se rencontrent la comédie et la cruauté ordinaire des rapports entre les personnes m’intéresse beaucoup.

Quelle est la trame de la pièce ?

La pièce part d’emblée du corps intime, passe par le corps pris dans le jeu du désir et du rapport avec l’autre et ouvre dans la dernière partie sur les voix qui parlent en nous, les voix des ancêtres, les voix de la famille, tout ce peuple qui nous habite. Au bord du Niger, un africain m’a dit que ce n’est pas moi qui ai écrit cette dernière partie, mais un de ses ancêtres.

Générique

texte et mise en scène
Roland Fichet

assistant mise en scène
Damien Gabriac

artiste chorégraphique
Katja Fleig

artistes dramatiques
Marie-Laure Crochant
Laurent Cazanave
Damien Gabriac / Yoan Charles
Manuel Garcie-Kilian
Nina Nkundwa
Chantal Reynoso
Anne-Sophie Sterck

lumière, régie générale
Maurice Srocynski

scénographie
Ronan Ménard

et les équipes techniques des lieux de création et d'accueil.

production
Théâtre de Folle Pensée, compagnie conventionnée, Saint Brieuc

en coproduction avec
Théâtre National de Bretagne, Rennes

Le Théâtre de Folle Pensée est subventionné par le Ministère de la Culture - DRAC Bretagne, la Ville de Saint-Brieuc, le Conseil Général des Côtes d’Armor, le Conseil Régional de Bretagne.

Calendrier
_disponible en tournée

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23 et 24 mars 2010 — [15]
Théâtre du Pays de Morlaix, Morlaix (29)
1 représentation
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5, 6, 11, 12, 13, 18, 19, 20 mars 2010 — [13]
Théâtre de l'Est parisien, Paris
8 représentations

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5, 6, 7, 8, 9 janvier 2010 — [5]
Théâtre National de Bretagne, Rennes (35)
création / 5 représentations
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24 novembre 2009 au 4 janvier 2010
répétitions

Et hommes et pas / Jonathan Genet / Kirch


Théâtre
Et hommes et pas

D’après le roman Uomini e no de Elio Vittorini, mise en scène de Pascal Kirsch

Et hommes et pas est une fable, avec sa magie simple. Un homme lutte contre soi-même pour réduire sa part d'inhumanité. Car les hommes font à l'homme ce qui nous fait dire d'eux qu'ils n'en sont plus.
C'est l'hiver 44, à Milan. Vingt ans de fascisme ont corrompu l'homme dans sa moelle et jusqu'à la réalité immédiate : ce qu'il mange, boit, l'air qu'il respire, dans son amour même. Et cela commence par les actes les plus insignes, qui tolèrent, acceptent et même imposent le fascisme. Dans ce monde défait, comment lutter et ne pas désespérer ? Parmi les civils, les partisans, les morts, contre les nazis et leurs chiens, et les miliciens fascistes, c'est toujours cette question.
La langue de Vittorini est cet effort intense, d'une humanité lumineuse, contre la « désespérance ». Sicilien et fils de cheminot, il nous parle de plain-pied, d'homme à homme, avec la grâce de l'enfant qu'il a gardé en lui et qui auréole de magie toute son écriture.
Il y a, dans les plus délicats rapports entre les hommes, une continuelle pratique de fascisme, où celui qui impose croit seulement aimer et celui qui subit croit, en subissant, faire tout juste le minimum, pour ne pas offenser.
Et hommes et pas (extrait)


Mise en scène : Pascal Kirsch
Adaptation, conception : Bénédicte Le Lamer et Pascal Kirsch
Traduction : Michel Arnaud
Composition et diffusion sonore : Florent Manneveau
Dispositif scénique : Maryse Gautier, Pascal Kirsch, Bénédicte Le Lamer
Lumière : Maryse Gautier
Costumes et poupées : Isabelle Deffin
Production, diffusion : Daniel Migairou
Avec Guillaume Allardi, Julien Bouquet, Jonathan Genet, Vincent Guédon, Pascal Kirsch, Dalila Khatir, Bénédicte Le Lamer, Loïc Le Roux et les musiciens Francesco Rosa et Florent Manneveau

Coproduction : pEqUOd ; Comédie de Béthune – centre dramatique national ; Théâtre d'Arras ; Arcadi
Avec le soutien de la Direction régionale des Affaires culturelles des Pays de la Loire.

Intervention d'Arcadi : coproduction

23 janvier > 6 février 2010 / L'Échangeur - Compagnie Public Chéri
Représentations à 20h30, sauf les dimanches, à 17 heures. Relâche les 24 janvier et 2 février.
59, avenue du Général de Gaulle - 93170 Bagnolet - Location : 01 43 62 71 20

samedi 10 octobre 2009

399 secondes à mettre en scène et à Paris.

C'est idiot de commencer avec le spectacle dans lequel nous jouons tous, mais enfin, avais-je le choix ?

399 SECONDES

MISE EN SCÈNE STANISLAS NORDEY
Stanislas Nordey est artiste associé au Théâtre National de Bretagne, Rennes.

Prolifique et talentueux auteur – entre autres de Bouli Miro accueilli au TNB en 2007 – Fabrice Melquiot a écrit ce récit que Stanislas Nordey propose aux jeunes comédiens de la 6e promotion de l’École du TNB. L’intrigue de 399 secondes débute sur le pont d’un cargo en partance vers l’Orient et se termine dans les rues de Shanghai pendant une éclipse de soleil qui dure le nombre de secondes indiquées dans le titre.


« Le récit de Melquiot emprunte goulûment à la mythologie, et notamment au mythe
d’Orphée ; les personnages se nomment Pandora des Glaces, Faéton ou Danaé de Gravida mais il s’inspire aussi de l’actualité, par exemple le vol du tableau Le cri de Edvard Munch…
Il s’agit d’une sorte d’Odyssée ; les lieux sont d’abord multiples (un squat à Berlin, un musée à Oslo, des aéroports…) puis les personnages convergent pour le dénouement ».

Le récit oscille entre le monde des morts et celui des vivants, exprime la difficulté – pour de tout jeunes adultes tiraillés – à faire face à leur destin. «399 secondes témoigne d’une grande liberté de narration. C’est une réflexion sur le désarroi de la jeunesse aujourd’hui et le sens à donner à l’existence.

Quatre jeunes gens sur un cargo en route pour Shanghai où ils ont décidé de se donner la mort pendant une éclipse totale du soleil. Au même moment, pour un simple vélo, une jeune femme en poignarde une autre dans les rues de Berlin. Dans le monde des morts, deux jeunes défunts trouvent l’amour. A Oslo, deux frères tentent de voler le Cri de Munch pour l’offrir à leur jeune soeur muette… Pièce chorale, polyphonique, poème inspiré sur une jeunesse entre choix radicaux et dérive, 399 secondes est un hymne au désir et à la vie.

DE FABRICE MELQUIOT
COLLABORATION ARTISTIQUE Claire-Ingrid Cottanceau
LUMIÈRE Philippe Berthomé
(FIFI...)
ASSISTANTE À LA MISE EN SCÈNE Garance Dor

AVEC Benjamin Barou-Crossman, David Botbol, Christelle Burger, Laurent Cazanave, Yoan Charles, Marine de
Missolz, Julie Duchaussoy, Vanille Fiaux, Manuel Garcie-Kilian, Jonathan Genet, Simon Le Moullec, Julien Polet,
Emilie Quinquis, Chantal Reynoso, Anne-Sophie Sterck.

PRODUCTION Théâtre National de Bretagne / Rennes ;
Compagnie Nordey; Théâtre Ouvert / Paris


DATES :

A Rennes pour mettre en scène :
du jeudi 05 novembre 2009
au mardi 17 novembre 2009

A Paris à Théâtre Ouvert :
du 18 janvier au 6 février 2010



/ Une page se tourne.

Une page se tourne, dans la vie comme dans le blog. Nous ne sommes plus les élèves de l'école, nous sommes les anciens éleves, alors on ne trouve plus de photos idiotes à publier, ni de texte naïfs, ni d'infos excitante, bref, ce blog ne sera plus ce qu'il était.

Mais il sera autre-chose. (Ce que n'a pas réussis à faire la promotion précédente, nous allons le faire ! ) Sur ce blog désormais (toutes les autres bêtises toujours possible et photos naricissiques continuent) mais tenons-nous au courant de notre art un peu partout où on est : c'est à dire : dites-nous / disons-nous entre-nous sur ce blog, ce que chacun fait ici où là, c'est chiant à faire, je sais que personne ne le fera (c'est quoi le mot de passe du blog déjà ? (Si t'as oublié cocotte : manuel.garcie.kilian@gmail.com , tu demandes...))

Bref, c'est un moyen de tout savoir sur qui joue où et quoi, comment, si la vie va, et si oui, nous sommes vraiment le théâtre de demain. (UhUh)

Bref, si vous avez oubliés le mot de passe, redemandez-moi. Essayons de nous tenir au courant les uns des autres. Par exemple : John, tu pourrais mettre les dates de ce que tu fais avec Pascal Kirch, histoire que tous le monde sache :) (avec une belle photo de toi en répét avec guitare, slip kangourou et tête d'allogène...)

Allez, à nous.

jeudi 24 septembre 2009

Big Brother is... here...Google is here...

Votre webblogger préféré choppé par google street view sur google earth et google map...




Pour vous le prouver par moi-même...


Agrandir le plan

Qui est cet idiot qui regarde passer la google car avec un stylo dans la main alors que Berenice passe au théâtre... A vous de deviner. Non, quand même, c'est dingue... Si le monde entier savait qui était ce garçon, le monde entier serait changé...

vendredi 18 septembre 2009

Point d'interrogation ?






Ce symbole viendrait de l'abréviation qo du latin quaestio qui signifie « question ». Le « q » minuscule était écrit au-dessus du « o » minuscule et se transforma progressivement en point d'interrogation moderne. Selon une autre hypothèse, le signe trouverait son origine au ixe siècle, sous la forme d'un point suivi d'une sorte de tilde. Le point marquait simplement la fin de la phrase, tandis que le « tilde » représentait l'intonation de la question à l'oral.

Aux échecs, en notation algébrique :
« ? » signale un mauvais coup,
« ?? » une erreur grossière,
« ?! » un coup douteux,
« !? » un coup intéressant.


Le point d'interrogation se place à la fin d'une phrase interrogative (interrogation directe). L'intonation est montante.
Allez-vous dimanche prochain à la piscine ?

Remarques :
Dans l'interrogation indirecte, on utilise le point et non pas le point d'interrogation.
Je me demande s'il a réussi son examen.

Placé entre parenthèse (?), le point d'interrogation marque l'incertitude.
William Shakespeare est né le 23 ( ?) avril 1564 à Stratford sur Avon.

Le point d'interrogation dépend du sens de la phrase et non de sa forme :

Vous voulez me voir ? Demande un point d'interrogation.
Venait-il me voir, je le recevais avec plaisir
. N'en demande pas.


Au boulot les gars...

vendredi 11 septembre 2009

Point d'exclamation !


Sur les panneaux de signalisation routière, le point d'exclamation indique un danger !

Un point d'exclamation, qui fut aussi appelé point d'admiration, est un signe de ponctuation qui se met à la fin d'une phrase exclamative, à la place du point.

La phrase que termine un point d'exclamation peut soit être une véritable exclamation (« Wouah ! »), soit être un ordre (« Stop ! »), ou encore souligner un fait remarquable (« Cet animal est vraiment gigantesque ! »), la surprise, l'exaspération ou l'admiration.

Une phrase exclamative ou une interjection se termine toujours par un point d'exclamation.

Un usage trop fréquent du point d'exclamation est en général considéré comme une faiblesse de style, en distrayant le lecteur et en affaiblissant la signification du signe.

"Enlevez-moi tous ces points d'exclamation. Un point d'exclamation est comme rire de vos propres plaisanteries."
— F. Scott Fitzgerald (traduit de l'anglais)

Dans les bandes dessinées.

Un point d'exclamation dessiné à côté de la tête d'un personnage de bande dessinée indique que le personnage est surpris. Il se peut qu'on en place plusieurs les uns à la suite des autres pour marquer une surprise encore plus grande.

Au boulot les gars...


Exemples : 

Que cette fleur est belle !
Sortez d'ici immédiatement !
Pourvu que cela lui plaise !

Hélas ! vous ne le reverrez pas avant longtemps.
Elle s'avança doucement, et crac ! elle tomba.


Pour Anne So : http://www.aquicharm.com/

Pour Simon : http://www.koreus.com/video/avion-atterrissage-typhon.html

Pour Manu : fr.wikipedia.org/wiki/Émotion

Pour Chantal : http://provence.web.free.fr/provence/img/chat.jpeg

Pour Jo : http://www.youtube.com/watch?v=fTNqf5B40H0

Pour Christelle : http://artic.ac-besancon.fr/college_de_mouthe/images/choucroute.jpg

Pour Julie : http://www1.adameteve.fr/shop2/index_webmaster.php?svAffiliate=716

Pour Yoan : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bite

Pour Emilie : http://pujol.club.fr/exercices/lecture/index0.html

Pour Vanille : http://anticpandora.blogspot.com/2008/10/petits-fours-glacs-13.html

Pour Laurent : http://www.pausedetente.com/  ou même    http://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20060923073721AAiNogO

Pour David :http://maps.google.fr/maps?hl=fr&client=opera&ie=UTF8&q=edvard+munch+oslo&fb=1&split=1&gl=fr&cid=0,0,13863589183162068909&ei=C6uqSo_pBo3UjAeLyITeBw&ll=59.918527,10.773554&spn=0.01125,0.038495&z=15&iwloc=A

Pour Julien Polet : http://www.poletairlines.com/

Pour Marine : http://www.amatai.fr/catalogue-produit-La-robe-a-pois-O932380.html?id_mail=O&id_saison=258&affi=365&utm_source=Kelkoo&utm_medium=cpc&utm_campaign=femme_robes--Iziflux&utm_term=la_robe_a_pois-+-o932380--Iziflux

Pour Benjamin : http://www.coridys.asso.fr/



mercredi 12 août 2009