pEquOd/et hommes et pas from efte detta on Vimeo.
Voilà,
Jonathan continue de jouer dans Et Hommes Et Pas.
du 23 janvier au 6 février
Du lundi au samedi [20h30], dimanche [17h] Relâches mercredis et mardi 2 février
Théâtre L’Échangeur, Bagnolet.
Blog de la [feu] promotion n°6 de l'école du Théâtre National de Bretagne. Suivez notre blog pour tout savoir de l'actualité des élèves de la promo 6 (et même des autres promotions !) maintenant qu'ils sont sortis de l'école, qu'ils sont libres et sur les routes , de textes en textes, de théâtres en théâtres, de villes en villes et d'aventures en aventures...
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Théâtre L’Échangeur, Bagnolet.


Le sous-titre de cette création est « Comment toucher ? » De quoi mettre les corps en mouvement.
Un voyage en trois étapes.
Avec « Anatomies », Roland Fichet s'est lancé dans un nouveau voyage : « Anatomies 2008 », « Anatomies 2009 » et « Anatomies 2010 » forment, en effet, un triptyque ou un voyage en trois étapes. Mais les voyages, chez ce metteur en scène, sont « initiatiques », il l'avoue volontiers, il n'est pas question d'aller voir simplement du pays. « En fait, ce sont trois pièces différentes. Les deux premières ont été créées à Brazzaville, la seconde a été donnée dans dix pays africains, la troisième est créée ici. Entretemps, j'ai changé d'équipe, parce que mes comédiens et danseurs ont été pris par d'autres projets. Là, nous avons des jeunes comédiens issus de l'école du TNB, une Africaine et une Mexicaine, huit comédiens en tout. » Ils sont âgés de 21 à 30 ans.
Roland Fichet ne vient pas de découvrir l'Afrique. « J'y circule beaucoup depuis 2001. » Il y a adapté son théâtre. « J'ai travaillé sur quinze parties d'un quart d'heure, j'adaptais, nous donnions parfois le spectacle dans des cours intérieures... Nous invitions des acteurs locaux à participer. Il y avait une part de danse africaine, c'était plutôt physique. » Rien à voir avec ce qui est donné dans la salle Serrault. « Là, c'est une vraie pièce, avec une histoire et des personnages. » Et une mise en scène qui cherche d'abord « la lisibilité ». Il s'agit « de faire vibrer des questions dans les acteurs », de susciter « la sensibilité ».
Le rapport à l'autre
« Au départ, indique Roland Fichet, nous parlions de la guerre, au Congo ils connaissent... Et puis, nous avons abordé l'intime, la relation aux autres, aux ancêtres, aux tabous... Nous en sommes venus à ce thème du toucher. » Un thème qui aborde aussi celui de l'invisible, des ancêtres, des morts... « Les Africains vivent un conflit qui doit nous intéresser : entre l'envie de dire je, de vivre sa vie, comme les Européens, et le lien communautaire. Pour eux, chacun est un chaînon dans l'histoire du groupe. L'héritage pèse. Ils disent : il y a ceux qui disent que les morts sont morts et ceux qui disent que les morts ne sont pas morts... »
C'est tout un monde qui menace de basculer ainsi. « Chez nous, la maladie signifie que la machine est en panne. Chez eux, la maladie est un signe, pas un accident. Il faut chercher les forces du mal, sinon les repères sont perdus. Dans le monde moderne, seul le présent importe. C'est un choc pour les autres. » Voilà de quoi nourrir le voyage, qui passera par le camp de la rédemption, le ministère de la parole, etc. Un voyage devenu commun, depuis que la colonisation est passée par là. C'est peut-être bien le moment d'écouter, de se laisser toucher.
Gérard PERNON.
Et voici une autre critique :
Une leçon d’anatomie brouillonne
mais attachante
Avec une troupe de jeunes acteurs, de vingt-et-un à trente ans, issus de l’école du Théâtre national de Bretagne (TNB), que complètent une jeune Africaine et une jeune Mexicaine, Roland Fichet crée, à Rennes, le troisième volet de son triptyque, « Anatomies ».
L’action d’Anatomies 2010, dont le sous-titre est Comment toucher ?, se situe au Congo, dans le village de Maty-Ougourou. Niang Saho, le chef d’un phalanstère de révolutionnaires cosmopolites, vient d’être tué. Des femmes l’ont transporté dans un petit cabanon de forestiers, mais, au matin, on ne retrouve plus son corps. Une des femmes du groupe, Ariane-Sylvie Sutter, amoureuse du leader, prétend l’avoir revu dans le bois, vivant, pendant la nuit. Il lui a parlé, mais elle n’a pu le toucher. Tel est le point de départ de l’histoire.
Divisés sur le sens à donner à l’épisode (Ariane-Sylvie, à l’encontre de saint Thomas, n’a pas touché le corps, son témoignage est donc sujet à caution) comme sur la conduite à tenir, les membres de la phalange se séparent et le spectateur va suivre leurs différents cheminements. L’éclatement du groupe et la dispersion de l’action en multiples petites séquences et en des lieux divers donnent l’impression d’une scène d’exposition brouillonne, à l’image des mouvements rapides des acteurs en scène qui semblent n’avoir d’autre but que de faire place à la séquence suivante et à son décor. Le choix de la langue lui-même ne semble pas assuré, mêlant les « putain », « merde », « il s’est arraché » et autres « je suis débile ou quoi ! », clichés de la langue « jeune », et un langage soutenu, voire poétique, avec parfois des références bibliques : « Il a tracé des signes sur le sol, et c’est à ce moment qu’ils l’ont reconnu ».
Et le miracle s’accomplit
Et puis, dans cette errance à travers toute une partie de l’Afrique en conflit (Congo, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Niger, Nigéria), l’action se resserre et les personnages se regroupent. Le miracle s’accomplit. On comprend, on devine le sens de la quête de ces jeunes, ballotés entre (faux) révolutionnaires et (faux) prophètes, entre tradition et modernité, entre rationalité et superstition, entre fidélité à la terre, aux ancêtres et millénarisme cosmopolite. Ce qu’ils cherchent, c’est tout simplement une véritable relation humaine avec les autres. Ils veulent toucher et être touchés, au sens du contact physique ou de l’émotion. L’amour qu’Ariane-Sylvie et les autres recherchent avec obstination, à travers tous les obstacles, n’est qu’une métaphore de cette quête éperdue. La pièce progresse alors, dans une tension croissante, vers la scène finale, qui serait d’une beauté absolue, n’était une certaine grandiloquence dans la manière dont s’exprime le personnage masculin…
Le dernier opus de Roland Fichet, sans être complètement abouti, est attachant et il est ici servi par une troupe dont la fougue juvénile n’a d’égale que le talent. Saluons également les décors, les costumes et la scénographie qui constituent un vrai régal pour les yeux.
Jean-François Picaut
Les Trois Coups
Le Théââtre ! Un milieu qui ne m'est pas familier. J'ai bien joué quelques pièces de patronage étant jeune, et admiré les costumes de Donald Cardwell et les décors de Roger Harth sur le petit écran familial. Mais je pensais que ce n'était pas trop pour moi, c'est élitiste, trop cher, sûrement ennuyeux et bourgeois.
Invité par le Théatre national de Bretagne (TNB) à suivre ce mois ci le festival « Mettre en scène », je n'ai pas boudé mon plaisir de me faire une idée sur la scène d'aujourd'hui, et de remiser mes clichés. Quel menu ! Pas moins de 23 spectacles, allant de la danse aux « performances », en passant par des mises en scène d'auteurs et des inventions scéniques, très variées.
Au rayon clichetons, dès le premier soir, au spectacle « Sombreros » de Découflé, j'entends derrière moi une théâtreuse aguerrie , prendre la voix d'Arielle Dombasle pour vanter une performance vue « en Avignon ».
Je pouffe, ce qui me met en condition pour profiter du show tout en ombres et lumières dans laquelle Christophe Salengro (connu comme le président de la présipauté de Groland), fidèle à Découflé, joue sa partition burlesque.
Très beau spectacle qui sera plébiscité tout au long du festival. Alliant grâce, poésie, trouvailles d'éclairage, ce jeu sur les ombres entraîne la troupe dans un sarabande jubilatoire, pour un spectacle « grand public » au sens le plus noble du terme.
Bel hommage au cinéma muet, à Cyd Charisse et Nosfératu, avec une musique « live » allant de Brian Eno à Sébastein Libolt. (Voir le panoramique)
Bon démarrage, mais dès le lendemain, premier couac. Création de « 399 secondes » avec une mise en scène de Stanislas Nordey. Décor blanc, minimaliste, acteurs en blanc. Cette pièce, jouée sur un texte de Fabrice Melquiot autour des questionnements et des choix radicaux d'une jeunesse à la dérive, est le bide du festival.
Texte déclamé, et postures rappelant âprement le théâtre expérimental des années 70, avec ce qu'il a de plus ennuyeux. A fuir.
On se rattrape avec « La Paranoïa » de Rafael Spregelburg, mise en scène par Marcial di Fonzo Bo et Elise Vigier, une invitation à se perdre dans les méandres des processus créatifs. Le spectateur se trouve largué au milieu d'une équipe improbable chargée, rien de moins, de sauver le monde par la création. Mise en scène turbulente et inventive , avec appui de la vidéo dans un jonglage de mots très excitant.
Voir « Hiroshima, mon amour » un 11 novembre, jour de l'armistice ! « What else » ? Sur le chemin des dames endimanchées, je croise Laure Adler, qui s'esbaudit de voir tant de monde au théâââtre un tel jour, et de plus en province !
Je n'oublierai jamais cette pièce, déjà saluée sur Rue89 par Jean-Pierre Thibaudat, ni la sensualité des corps nus de Valerie Lang, troublante, forcément troublante, et de Hiroshi Ota. Christine Letailleur signe une mise en scène magnifique de simplicité sophistiquée, en servant le texte de Duras qui résonne encore longtemps par la voix de Valerie Lang.
Malgré les efforts engagés par le TNB pour permettre à tout public de venir voir les pièces grâce à des tarifications très honorables (des pass à 65 euros pour 23 pièces et des tarifs spéciaux, étudiants, chômeurs… : pari réussi vu les salles pleines), il manque une folie « festival ».
Si le bar et le restaurant du TNB restent un lieu de rencontres et de libations, c'est froid et figé. Un peu trop propre, et coincé ! D'accord, on n'est pas la Route du Rock, mais un peu plus de fantaisie et de lieu de lâcher prise ne nuirait pas.
Pour une ambiance plus punk, il fallait aller rencontrer le monde radical et nihiliste de Rodrigo Garcia, et son dernier opus « Muerte y reecarnation en un cow-boy ».
Garcia ne s'embarrasse pas de conventions, et ses deux comédiens se livrent à une lutte débridée entre Eros et Thanatos, riffs déchirés de guitares hurlantes, de corps nus se griffant, se battant, s'enlaçant, ou mimant l'auto fellation. Avant de nous titiller, dans un dialogue de fin… interminable, sur nos normes, nos valeurs. Violent et salutaire.
Le théatre, affaire d'intellos ? C'est une affirmation qui ferait se marrer André Robillard, qui a eu la gentillesse de répondre à mes questions dix minutes avant le début du spectacle (Voir et écouter le panoramique)
C'est qui, André Robillard ? Un drôle de zigue, qui vit dans un monde parallèle, en compagnie de ses oiseaux, de ses bricolages-sculptures de fusils, et de ses tableaux. Un peintre de la collection d'art brut de Lausanne. Un artiste iconoclaste découvert par Dubuffet et qui, à bientôt 80 ans, est étonné comme un môme de faire « l'acteur » avec les comédiens de la compagnie Les endimanchés qui l'accompagne et le bichonne, pour le magique « Tuer la Misère ».
Traumatisé par la guerre et les bombardements, il « résiste » en détournant l'horreur pour jongler avec elle, en la chantant , la plagiant, et la rendant… poétique. André Robillard, que Jean-Pierre Thibaudat avait aussi remarqué, est un cristal brut qui nous dit que l'art l'a sauvé de la misère :
« On pourrait même se demander si l'art c'est pas puissant. […] C'est le machin d'artiste de l'art qui a fait disparaître la misère. Détruire la misère c'est pas rien. C'te sacrée misère… »

spectacle Anatomies 2010 - Comment toucher ? création 2010 | |||
| écrit et mis en scène par Roland Fichet. | |||
| production : Théâtre de Folle Pensée, Saint-Brieuc // | |||
Dans le labyrinthe du désir, où il se déploie, le spectacle trame des histoires de corps, joue avec l’étrangeté des chairs, des couleurs, des origines. Roland Fichet explore ce qui touche, ce qui nous touche, comment les corps s’effleurent ou s’évitent. La pièce traque ce qui frémit dans le rapport entre les corps. Et ce qui surgit à l’intérieur du corps. La dernière partie ouvre sur ce peuple qui nous habite et qui parle en nous. Certains donnent à ce peuple le nom d’ancêtres, d’autres le nomment famille. Ce troisième volet d’un triptyque intitulé Anatomies est nourri des émotions et des rires des publics d’Afrique.
Quatre questions à l'auteur metteur en scèneQuelles sont les racines de ce spectacle ?
Tout a commencé à Brazzaville. Parler de la guerre pour les acteurs et danseurs avec lesquels je travaillais ne posait aucun problème mais laisser surgir de l’intime c’était une autre affaire ! Nous nous sommes concentrés sur le rapport entre les corps, sur ce qui passe et se passe entre les corps. J’ai écrit des scènes dont la charge explosive était allumée par une de ces deux injonctions : TOUCHE MOI ou NE ME TOUCHE PAS. J’ai été aspiré (et inspiré) par la force dramatique de ces mots. C’est ainsi que la pièce a pris forme, je l’ai appelée Anatomies 2008. Je me suis vite aperçu que son moteur était et est toujours autant le désir que le toucher.
Est-ce que la tournée d’Anatomies 2009 dans 10 pays d’Afrique a changé le spectacle ?
Quand on revient de ces pays, au fond si secrets, on n’est plus le même, et la question Comment toucher ? aussi a changé, elle n’a plus le même sens. Les noms de ces pays quand je les prononce m’intriguent encore plus qu’avant. Quel mystère ils portent ! Congo, Guinée-Équatoriale, Gabon, Togo, Centrafrique, Bénin, Burkina Faso, Niger, Sénégal, Mali. J’essaie de faire passer un peu de ce mystère dans Anatomies 2010.
Le troisième volet de ces Anatomies, celui que vous allez créer au Théâtre National de Bretagne en janvier 2010 se nourrit-il de cette traversée africaine ?
Anatomies 2010 se nourrit de cette traversée et de quelques autres qui ne sont pas du tout africaines. Je creuse tout simplement mon sujet et la forme que j’ai choisie. Une forme rythmée et ouverte. Comique aussi. Comment toucher ? La question est vertigineuse, quand on y pense. On peut l’explorer sur le versant de la comédie, mais aussi sur le versant de la cruauté. L’endroit où se rencontrent la comédie et la cruauté ordinaire des rapports entre les personnes m’intéresse beaucoup.
Quelle est la trame de la pièce ?
La pièce part d’emblée du corps intime, passe par le corps pris dans le jeu du désir et du rapport avec l’autre et ouvre dans la dernière partie sur les voix qui parlent en nous, les voix des ancêtres, les voix de la famille, tout ce peuple qui nous habite. Au bord du Niger, un africain m’a dit que ce n’est pas moi qui ai écrit cette dernière partie, mais un de ses ancêtres.
Génériquetexte et mise en scène
Roland Fichet
assistant mise en scène
Damien Gabriac
artiste chorégraphique
Katja Fleig
artistes dramatiques
Marie-Laure Crochant
Laurent Cazanave
Damien Gabriac / Yoan Charles
Manuel Garcie-Kilian
Nina Nkundwa
Chantal Reynoso
Anne-Sophie Sterck
lumière, régie générale
Maurice Srocynski
scénographie
Ronan Ménard
et les équipes techniques des lieux de création et d'accueil.
production
Théâtre de Folle Pensée, compagnie conventionnée, Saint Brieuc
en coproduction avec
Théâtre National de Bretagne, Rennes
Le Théâtre de Folle Pensée est subventionné par le Ministère de la Culture - DRAC Bretagne, la Ville de Saint-Brieuc, le Conseil Général des Côtes d’Armor, le Conseil Régional de Bretagne.
Calendrier----------------------------
23 et 24 mars 2010 — [15]
Théâtre du Pays de Morlaix, Morlaix (29)
1 représentation
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5, 6, 11, 12, 13, 18, 19, 20 mars 2010 — [13]
Théâtre de l'Est parisien, Paris
8 représentations
----------------------------
5, 6, 7, 8, 9 janvier 2010 — [5]
Théâtre National de Bretagne, Rennes (35)
création / 5 représentations
----------------------------
24 novembre 2009 au 4 janvier 2010
répétitions



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Venait-il me voir, je le recevais avec plaisir. N'en demande pas.
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Exemples :
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Sortez d'ici immédiatement !
Pourvu que cela lui plaise !
Hélas ! vous ne le reverrez pas avant longtemps.
Elle s'avança doucement, et crac ! elle tomba.
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Pour Manu : fr.wikipedia.org/wiki/Émotion
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