!! Ce blog n'est plus mis à jour !! Nous le laissons en ligne pour les archives !!

mardi 27 juillet 2010

La philosophie/Beaubourg/Derrida


Photo de Daniel Estruch

Simon Le Moullec sur la photo
lors de la performance crée par Pascal Lièvre à Beaubourg pour "les rendez-vous du forum".




défilé philosophique
envoyé par pascalievre. - Découvrez plus de vidéos créatives.

lundi 26 juillet 2010

MEANING(S) ou quelque chose plutôt que rien ?

PLUS D'INFOS




Un projet de la compagnie NBA-spectacles

Devine qui est cette trombinette :

Comment la génération des « jeunes adultes » se situe-t-elle dans ce monde tourmenté ? Comment appréhende-t-elle le présent, l’avenir ? Quelle vision a-t-elle d’hier, d’aujourd’hui ?

Cinq jeunes acteurs
* de moins de 25 ans, réunis à l’initiative de Pierre Sarzacq, comédien et metteur en scène, vont tenter de nous livrer quelques fragments de regard sur le monde « en crise ».

Pour cette étape de travail, ils mettent en commun des textes politiques, philosophiques, théâtraux mais aussi des images, des sons etc. représentatifs de leurs avis, envies, utopies ou préoccupations du moment.


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« Puisque toutes ces choses nous échappent,

feignons d’en être les organisateurs. »
Jacques Prévert
« Alors, à quoi rime tout ce cirque ? »
Hanokh Levin
« BRIAN : Vous êtes tous des individus !

LA FOULE : Nous sommes tous des individus !
BRIAN : Vous êtes tous différents !
LA FOULE : Oui, nous sommes tous différents !

UNE PETITE VOIX ISOLEE : Pas moi. »
Monty Python

« Il faut vivre… »
Anton Tchékhov
« …et en faire théâtre. »


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« …il y a quelque chose que je voulais écrire sur le « théâtre composite »
tu sais tous ces gens, jeunes ou vieux, qui prennent des extincteurs,
des documentaires animaliers, un ballon de foot, et un pare- choc de
jeep pour parler du monde. Parfois ça marche, et parfois c’est juste _ _ horriblement prétentieux...
Et bien, moi, au sortir d’une école qui m’a donné une approche, et un
goût du texte, je réalise que je suis plutôt très orienté par un théâtre
plus « composite », mais uniquement si en face quand je le regarde ou
dedans quand je le fais, j’ai l’impression qu’effectivement, c’est
possible qu’on me parle du monde, de son essence, avec un extincteur.
Si cette émotion se rapproche de la charge qui me frappe lorsque je
regarde un tableau de Klein, alors oui …
Comment parler, faire un théâtre d’émotion, d’émotion forte à partir
d’un éclat, d’une matière, d’une apparition ? Quelque chose d’informe
mais qui contient toute les sensations du monde ? Comment toucher ?
D’entre les ruines peut jaillir de façon forte et incontestable une autre
« révélation » du monde. La révélation n’est pas mystique, elle n’est
rien d’autre qu’une proposition, mais elle est celle qui nous sera
apparue, à force de recherche, la plus juste à nos yeux pour pouvoir
raconter à l’autre ce que je suis, ce qui me fait, ce que je vois.
Parce que je suis un acteur, qui ne sait pas, mais qui veut juste
comprendre le monde dans lequel il est."


Simon Le Moullec, un des jeunes artistes sollicités, septembre 2009

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Du jeudi 7 au Samedi 9 octobre 2010 aux Chantier d'Artiste au Lieu Unique à Nantes.

* on en connais certains très bien...

Info à venir sur la suite :)

Après Avignon, Laurent avec Claude.


Brume de Dieu

Tarjei Vesaas
Claude Régy

avec Laurent Cazanave.

Créateur d’espace, sculpteur de silences et de ténèbres, Claude Régy a trouvé dans Les Oiseaux du Norvégien Tarjei Vesaas un monde fraternel, où la parole se fait mystique, où le réel se révèle plus intensément. Car « parfois à travers la brume c’est une autre qualité de lumière ».

"Parfois à travers la brume c’est une autre qualité de lumière. C’est là, entre ombre et lumière, entre aveuglement et plus grande connaissance, que se situe l’esprit de cette créature ambiguë que Vesaas nomme Mattis dans son livre Les Oiseaux. Mattis et son mur de brouillard, c’est le centre du spectacle." Claude Régy
Si l’on admet qu’une surestimation de la raison, propre à notre temps et à nos régions, conduit finalement à un amenuisement de l’être, alors il faut chercher ailleurs, aux confins du non-conscient, une connaissance d’un autre ordre qui ouvrira notre conscience à une autre dimension de l’être. S’inventera, peut-être, une luminosité qui n’exclue pas l’ombre.
La littérature du nord est nourrie — nous sommes en Norvège — d’une mythologie ancienne où vie et mort, parole et mutisme, sagesse et folie, nuit et jour, ont des frontières très peu visibles. De ces terres sans repères la poésie seule peut faire entendre des échos. Tarjei Vesaas écrit une lumière inconnue, hésitante, pleine de soubresauts. Elle tire sa force de son origine : le noir.
Elle irradie depuis le centre de sa pure naïveté.
On prend conscience d’avoir été longtemps aveugle à ce qu’on croit deviner maintenant dans l’insécurité d’une vision tremblante."
Claude Régy
avril 2010
mise en scène Claude Régy assistant Alexandre Barry avec Laurent Cazanave scénographie Sallahdyn Khatir lumière Rémi Godfroy son Philippe Cachia texte de Tarjei Vesaas traduit du norvégien par Régis Boyer une création des Ateliers Contemporains en coproduction avec le Théâtre National de Bretagne - Rennes et le Festival d’Automne à Paris avec le soutien du CENTQUATRE création le 9 novembre 2010 au TNB - Rennes

A voir notamment à Rennes, dans le cadre du festival Mettre en Scène 2010.



A la Salle Gabily
  • mardi 09 novembre 2010 à 21:00
  • mercredi 10 novembre 2010 à 21:00
  • jeudi 11 novembre 2010 à 21:00
  • vendredi 12 novembre 2010 à 19:00
  • samedi 13 novembre 2010 à 20:00




lundi 5 juillet 2010

T(H)U YAS


Première semaine de mise en scène autour d'un receuil de texte écrit par l'acteur, sur la thématique du voisinage, donc du vivre ensemble...
Première le 20 Octobre, affiche à paraître bientôt !
Simon

samedi 3 juillet 2010

En plus de Marine, Lolo (en Avignon off) aussi !





Le Mariage Forcé de Molière / Cie Edlc

En avignon. Au Théâtre le Petit Louvre.

23 rue St Agricol
Avignon, France


Comédie ballet avec 11 jeunes comédiens .

Réservation au 04.32.76.02.79 et magasins Fnac, Carrefour et Géant.

lundi 21 juin 2010

Pendant ce temps là au Radeau


Première semaine de travail pour les Meaning(s)

Au fait...


Pour prouver qu'on peut mettre des conneries, voilà voilà. Un truc jamais vu à la télé ! Pour ceux qui veulent me taper sur les doigt, allez-y !

Malgré l'apparence de sérieux de ce blog, je voudrais vous rappeler une chose : chacun peut y mettre toutes les conneries qu'il veut. J'ai entendu ici et là, que depuis que j'annonce les projets de chacun d'entre nous (le plus régulièrement que je peux) hors école, les gens n'osent plus poster sur ce blog par peur d'y mettre des conneries ! Mais voyons bande de moule ! Si vous y mettiez aussi vos articles, vos photos, vos infos etc... le blog n'en serais que plus vivant, et ressemblerais moins a un annuaire un peu sans âme de ce qui ce fait entre nous...

A bon entendeur.

(Au fait, pour ceux qui ont oubliés le login ainsi que le mot de passe pour se connecter et poster sur ce blog, demandez-moi comment faire ici : manuel.garcie.kilian@gmail.com . Et si vous êtes une quiche en ordinateur, envoyez-moi par mail ce que vous voulez mettre sur le blog, je le publie immédiatement, et sans censure !

Votre fidèle serviteur : Manuel.

dimanche 20 juin 2010

Faire (en Avignon off)


Avec notre Marine nationale !


AZELIG présente avec le soutien de la DMDTS :

FAIRE
Texte et mise en scène de Frédéric Mauvignier

Avec :
Séphora Haymann –
Julie Fonroget –
Marine de Missolz –

Costumes : Géraldine Guilbaud

Ed. Théâtre Ouvert / Tapuscrit

« Avec un tel sujet, Frédéric Mauvignier nous touche au plus près.
Sa langue est comme un flux, comme celui d’une conscience tourmentée, qui ressasse, accuse, se défend, un cauchemar pour nous empêcher de dormir. »
Laurence Cazaux – Le Matricule des anges


Avignon Festival Off 2010
Théâtre du Vieux Balancier
du 8 au 31 juillet à 14H30
2 rue d’Amphoux, 84000 Avignon
tarif plein 15 € / tarif Carte Off 10 €

Le château de Wetterstein


L'Amour ©Gustave Klimt

Voilà qui arrive pour la rentrée au Théâtre Vidy-L de Lausanne et pour mettre en scène au TNB à Rennes.


LE CHÂTEAU DE WETTERSTEIN
De Frank Wedekind
Traduction Jean-Louis Besson

MISE EN SCÈNE, CONCEPTION, SCÉNOGRAPHIE ET COSTUMES
CHRISTINE LETAILLEUR

« La chair a un esprit qui lui est propre ! »
TSCHAMPER, IN LE CHÂTEAU DE WETTERSTEIN

avec

Benjamin Barou-Crossman, Stéphane Boschung, Philippe Cherdel, Julie Duchaussoy, Manuel Garcie-Kilian, Jonathan Genet, Valérie Lang, Julien Polet, Rodolfo de Souza (distribution en cours)
ASSISTANT À LA MISE EN SCÈNE Pier Lamandé
LUMIÈRES Stéphane Colin
SON Manu Léonard
PRODUCTION DÉLÉGUÉE Théâtre National de Bretagne/Rennes COPRODUCTION Théâtre Vidy-Lausanne/ Suisse


Voici une pièce qui n’a jamais été montée en France. Dès sa parution, en 1912, elle est interdite de représentation en Allemagne. Enfin jouée, elle fait scandale et est à nouveau retirée de l’affiche en 1918. L’oeuvre de Wedekind, mise à part Lulu–présentée au TNB en 2008 dans la mise en scène de Michael Thalheimer – reste d’ailleurs peu connue. Rien qui ne dissuade Christine Letailleur, orfèvre en textes sulfureux, et qui a su mettre à vif l’an dernier dans Hiroshima mon amour, les peaux, les mots et les voix : « Je souhaite mettre en avant, avec cette pièce de la maturité, la force du langage et des dialogues dans lesquels Wedekind excelle. La langue est très poétique, puissante et pénétrante. Elle porte l’action. Le langage convainc, manipule les esprits, les êtres ; les mots agissent pernicieusement, empoisonnent, tuent ». Comme l’a écrit Heinrich Mann, Wedekind voulait graver les phrases comme des mots vivants dans les âmes. Selon l’auteur, Le Château de Wetterstein est la tragédie de la famille. S’inspirant des drames d’Ibsen et de Shakespeare, il suit la quête d’une jeune fille élevée selon les principes d’une éducation bourgeoise. Féministe avant l’heure, Effie veut prendre son destin en main et vivre selon sa sensualité. Ici la famille n’est qu’un leurre, le mariage un tissu de faux semblants, l’amour un arrangement. Le sexe apparaît dans sa puissance tyrannique, infernale. La pièce exalte la force de l’instinct. Les êtres sont dominés par leurs désirs charnels et leurs pulsions de possession, de destruction et de meurtre. La raison n’a pas lieu d’être, le monde est gouverné par les affairistes et les escrocs. Seul, l’argent domine. Pas surprenant que les expressionnistes aient vu un précurseur en celui qui ne fut pas seulement un poète bohème et briseur de tabous.

Pour Vidy-l : Salle répétions

mercredi 22.09.2010 - 19h30
jeudi 23.09.2010 - 19h30
vendredi 24.09.2010 - 19h30
samedi 25.09.2010 - 19h30
mardi 28.09.2010 - 19h30
mercredi 29.09.2010 - 19h30
jeudi 30.09.2010 - 19h30
vendredi 01.10.2010 - 19h30
samedi 02.10.2010 - 19h30
dimanche 03.10.2010 - 18h30
mardi 05.10.2010 - 19h30
mercredi 06.10.2010 - 19h30
jeudi 07.10.2010 - 19h30
vendredi 08.10.2010 - 19h30
samedi 09.10.2010 - 19h30

Pour Rennes : Salle Guy Ropartz
mardi 09 novembre 2010 à 20:00
mercredi 10 novembre 2010 à 20:00
jeudi 11 novembre 2010 à 18:00
vendredi 12 novembre 2010 à 19:00
samedi 13 novembre 2010 à 18:00
mardi 16 novembre 2010 à 20:00
mercredi 17 novembre 2010 à 20:00
jeudi 18 novembre 2010 à 20:00
vendredi 19 novembre 2010 à 19:00
samedi 20 novembre 2010 à 18:00

jeudi 3 juin 2010

Julie dans : Percolateur Blues.







une piece de fabrice melquiot le mercredi 30 Juin

mise en scene: augustin mulliez

distribution:
augustin mulliez
jordi lopez
elisabeth moulia-coyos
julie duchaussoy
roxane brumachon

reservation: 0619961443
c'est à Biarritz !

vendredi 21 mai 2010

Je suis une île et j'ai faim / Anne So à l'Air Libre !

FLORA DIGUET MONIQUE LUCAS VÉRONIQUE NORDEY ANNE-SOPHIE STERCK
Véronique Nordey, Flora Diguet, Monique Lucas, Anne-Sophie Sterck, Charline Grand, Juliette Pourquery de Boisserin, Je suis une île et j'ai faim
de JULIETTE POURQUERY DE BOISSERIN
mise en scène par CHARLINE GRAND
production LUMIÈRE D’AOÛT

X 31 mai 2010 X l’Aire Libre/Saint-Jacques de la Lande
X Présentation d'une maquette


X PRÉSENTATION

Il n'y a rien d'exceptionnel, juste des situations simples, classiques : femmes trompées, femmes abandonnées mais femmes fantasmant alors que leur vie est plate, sans relief. Et c'est peut être ça le coeur de ce projet : comment vit-on dans le plat, le raisonnable ?

Du texte et des femmes

À partir de récits de Juliette Pourquery de Boisserin, nous construirons des îles, qui développeront chacune son propre « je » intime. L’idée d’île évoque la solitude, mais aussi la spécificité de chaque individu. Chaque récit porte une voix de femme ayant faim de dire et de se dire, de partager sa vie, des sensations de sa chair, dans un élan des textes qui confine souvent à la confidence.

Ces récits (
Une lettre ou comment mettre en scène un sexe féminin, Le poids, ainsi que divers passages du roman Bord occidental et de la pièce Les Insulaires) cherchent à nommer le plus précisément possible des sensations, des ressentis, à nommer dans un grand souci du détail amplifié. Ce projet est né du désir de faire entendre ces voix spécifiques. Nous voudrions voir comment du particulier, du précis, du détail, on arrive à quelque chose d’universel et de partageable.

L'auteur, la metteur en scène : sources

« Mes récits déroulent des traversées de souffrances intimes de personnages qui cherchent à dépasser l’état de simple survie. Comment dévider certaines souffrances humaines, comment les explorer sous l’angle aigu de la littérature ? sans étouffement ni tragédie ? Cet angle de la littérature comme un coin, permet d’éclater le sentiment trop systématique d’immobilité, de définitif des situations humaines. La fiction littéraire, mieux que tout autre procédé, donne l’infinie liberté de détailler, d’analyser l’intimité humaine.

La fiction donne aussi cette possibilité de créer et d’entrevoir des solutions, des changements, des clartés : notre travail part de ce postulat. Comment redonner confiance et vitalité aux corps féminins malmenés par l’ « hypermodernité » ? Là où la société semble tout mettre en oeuvre pour désincarner ses membres, comment redonner corps à la voix intime de l’individu, rendu responsable de lui-même. »

JULIETTE POURQUERY DE BOISSERIN


« C'est une écriture du constat. Mais un constat très précis, très détaillé. Une analyse de l'intimité très franche, violente par moment mais toujours délicate.

Il n'y a rien d'exceptionnel, juste des situations simples, classiques : femmes trompées, femmes abandonnées mais femmes fantasmant alors que leur vie est plate sans relief. Et c'est peut être ça le coeur de ce projet : comment vit-on dans le plat, le raisonnable ? Peut-on être une héroïne dans la plus grande banalité ? Si le cadre de nos vies est fade, tiède, Juliette Pourquery de Boisserin nous propose de
zoomer pour trouver une alternative. Le détail transforme la vision du monde.
L'envie de ce projet part d'un désir d'actrice. Le mien. Après plusieurs lectures des textes de Juliette Pourquery de Boisserin, j'avais envie de vivre ses mots, de les manger, de les avoir dans le corps. En juin 2008, j'ai participé au projet de Lumière d'août Ciel dans la nuit qui était une nuit de performances autour de l'aéroport de Saint-Jacques de La Lande. J'ai présenté La chambre du sang de Juliette Pourquery de Boisserin. Je me suis mise dans le corps, juste pour une nuit, 40 minutes de ces mots. J'avais besoin d'éprouver son écriture.

Après cette expérience j'ai ressenti la nécessité d'entendre cette langue par d'autres corps et notamment celui de l'auteur pour voir comment ça se passait chez elle... de quelle énergie brûlait-elle ? J'ai été surprise par sa souplesse, sa fluidité et surtout l'humour qu'elle dégageait. Nous avons réfléchi à l'enjeu de cette écriture sur un plateau de théâtre. Instinctivement, j'ai eu envie d'écouter. J'avais besoin de me laisser faire par les mots, et aussi par d'autres corps. Comme si de rien n'était, je me suis retrouvée à la place de celle qui regarde. Mes rêves de plateau pour les textes de Juliette Pourquery de Boisserin se sont transformés. Eux aussi sont devenus plus préc
is. »

CHARLINE GRAND


Pistes de travail

Je vois quatre femmes et deux âges. La maturité et la sortie de l'adolescence.

Je veux voir ces femmes se rencontrer sur le plateau, se regarder, se scruter, se demander quelles femmes elles seront ou ont été en se regardant l'une l'autre. Qu'elles prennent la parole, la volent à l'autre, là où on ne s'y attend pas.

Déplacer les conventions féminines de chacune, à travers les textes de Juliette.

Sortir de chacune d'elles les pulsions animales et les rêves de jeunes filles.

Quatre princesses mais aussi quatre chiennes.

Annuler les âges et trouver une « essence » féminine.

Un diptyque pour se rapprocher du roman. Entre deux chapitres, il faut une respiration.

Un diptyque pour justement travailler la pause. En faire un moment.

Un diptyque pour la thèse et l'antithèse. Pour la vérité et son mensonge. Pour développer deux axes. Deux formes qui prennent leur sens en étant côte à côte.

Un diptyque pour déplacer l'écoute du spectateur, créer de la surprise en changeant complètement d'univers dans une deuxième partie, ou justement en ne changeant rien à première vue.

Jouer sur le tout petit détail qui ouvre finalement une autre porte, perturbe tout ce qu'on croyait acquis de la première partie.

Voilà les pistes.

CHARLINE GRAND

X EXTRAITS

Je préférerais passer ma vie à attendre les retours d’un bateau de pêche plutôt que vivre ce que je vis. L’épouse qui n’a plus son mari dans la tour. Du jour au lendemain et se sent perdue. Le poids de mon corps perdu. La musique joue toute seule, les voisins font du bruit tous seuls. L’autre corps n’est plus là pour absorber sa part du monde qui entoure, qui nous entourait. Les enfants se sont tu, chacun dans leur lit, une nuit de tempête. J’attendrais, seule dans la cuisine, devant du café qui refroidit, des nouvelles de la mer. J’écouterais les bourrasques et je penserais à la taille des vagues et je me précipiterais dans la maison d’à côté pour savoir ce que les autres disent de l’état du temps. Sans nouvelle du bateau de pêche, l’attente est rude, dans la cuisine, et je m’endors un peu, à même la table. Un frisson de froid dans le dos me réveille en sursaut et c’est le jour. Le enfants dorment. J’irais, avec les autres femmes, courir vers le port pour guetter le bateau. L’angoisse comme un collier de perles trop blanches autour de la gorge, de la poitrine et des reins, nous serrerait toutes jusqu’à l’arrivée du bateau. Vu de très loin, certains regards tellement aiguisés par l’habitude du souci, par la force du souci, l’ont vu de très loin. Le bateau arrive et tous les hommes sont à bord, tout est en ordre. Les colliers de perles se détachent lentement des bustes et tombent aux pieds des femmes. Je préférerais vivre cette vie-là, je préférerais vivre cette vie là. Je ne suis plus celle que j’étais hier. Je préférerais cette vie et cette angoisse de femme de marin, je le dis. Et passer le reste de mon temps à m’occuper des enfants, de la maison. Chacune ramasse le collier de perles blanches et le range dans une petite boîte, en attendant la prochaine sortie en mer.

X LE POIDS X


- De toutes façons, il clair que l’on n’est jamais content de soi.
- Ou rarement.
- On est rarement content de soi.
- Oui, c’est vrai.
- Là, par exemple, je pourrais être en plein soleil d’été bien mûr, à Capri, en train de manger des glaces avec un amant tout neuf, romantique, excitant.
- J’ai le coeur qui bat… Des glaces à l’italienne…
- Oui, un amant qui me fait jouir.
- Baci, bella !
- Sous le soleil...
- Mais je ne fais rien. Rien.
- Moi non plus, tu sais.
- La montagne, l’étranger, une maison à la campagne loin des antennes-relais, la famille, les amis, les amants, le bord de mer, le sud très sud, le nord très nord, les îles.
- Je n’aime pas toutes ces îles paradisiaques, ces îles d’agence de voyages…
- Coco, palmes, colliers de fleurs roses, cocktails… Oui…
- Mais pourquoi pas, après tout ?
- Une île paradisiaque ?
- Pourquoi pas, finalement ? On s’y repose sous un autre air… Une île paradisiaque… Mais je suis ici. Je me repose sur un lit réglable grâce à un système électrique des années quatre-vingt-dix. Têtes et pieds réglables à loisir.
- C’est bon pour lire, et pour la circulation du sang dans les jambes, ça.
- C’est bon, ça… Oui.
- Baisser la tête, lever les pieds… Se mettre à l’aise. Isolée, à son aise.
- Je lis un conte pour enfant écrit par une ONG douteuse, basée enInde. C’est bon, ça… Par exemple.
- Je m’isole dans cette chambre. Je ne fais rien de ma vie. Je ne jouispas.
- Moi non plus, je ne jouis pas, si ça peut te rassurer.
- Ça ne me rassure pas. (silence) Je ris rarement. Je ne fais pas la fête. Je n’aime pas boire. Je ne fume pas. Je n’ai pas d’argent.
-Je ne travaille pas pour des salaires d’argent non plus, tu sais, si çapeut te rassurer.
-Ça ne me rassure pas. Pas du tout, ça ne me rassure pas. Arrête avec ça ! En quoi le fait den’être pas la seule à vivre une situation difficile devrait-il me rassurer ? Franchement, qu’est-ce que ça change pour moi ?

X JE SUIS UNE ÎLE ET J'AI FAIM X


X ÉTAPES

Ce projet part du désir commun d’une comédienne/metteur en scène (Charline Grand) et d’une auteur de Lumière d'août (Juliette Pourquery de Boisserin) de travailler ensemble sur les récits de Juliette.
En mars 2008, Juliette Pourquery de Boisserin, Charline Grand et Flora Diguet se réunissent et élaborent les grandes lignes d’un travail commun.
Comment faire entendre la matière sensuelle et intellectuelle des textes, incarner des voix de femmes, exprimer les sensations les plus aiguës de l’intimité ? Comment explorer la fonction dramatique de ces récits qui ne présentent pourtant pas les signes convenus du théâtre ?
Comment les comédiennes et l’auteur, échangeant leur langue, leur mode d’expression, leur sensibilité, peuvent-elles fusionner leurs
univers à partir de cette écriture ?
En juillet 2008, le théâtre La Paillette (Rennes) a accueilli une première session de travail d’une semaine au cours de laquelle nous avons expérimenté sur le plateau les textes et leurs univers, en développant des visions plastiques, des performances sur la matière (viande crue,
odeur de lavande), des réflexions sur l’idée de rituel (chamanique, vaudou, chrétien). À l’issue scéniques.
En novembre 2008, le théâtre La Paillette nous a accueillies pour une seconde résidence d’une semaine centrée sur un travail approfondi de lecture et de compréhension des textes, qui nous a permis de fixer notre corpus.
De nouvelles directions sont alors apparues : comment interroger l’intimité du spectateur ?
comment l’inclure dans une intimité étrangère, dans laquelle il pourrait finir par se reconnaître ?
En avril 2009, Charline Grand passe définitivement du côté de la mise en scène pour la suite de ce projet. Elle ouvre le travail à trois autres actrices: Monique Lucas, Véronique Nordey et Anne-Sophie Sterck qui formeront donc un quatuor avec Flora Diguet.
En avril 2010, séances de travail à Rennes.
Du 14 au 31 mai 2010, répétitions lors d'une résidence à l'Aire Libre, Saint-Jacques de la Lande.
Le 31 mai 2010, présentation publique d'une maquette à l'Aire Libr
e.


dimanche 18 avril 2010

Au fait, parce qu'on s'exporte...



Cliquer sur l'image pour l'agrandir, vous allez pouvoir lire dans votre langue natale un trés bel article plein de détails passionnantes sur Benjamin dit "Le Barou".






vendredi 16 avril 2010

Angie Again ! Au Trident Cherbourg...


Avant d'aller nous voir jouer le spectacle "La triste désincarnation d'Angie la jolie" à Cherbourg du 5 au mai à la Scène Nationale de Cherbourg (Trident), vous pouvez toujours approfondir le sujet sur notre blog préféré.

(Cliquer sur l'article à gauche pour pouvoir le lire : paru dans Théâtral Magazine n°23.)

La note d’intention /

La triste désincarnation d’Angie la Jolie est née à l’occasion d’un projet de carte blanche effectué
au sein de l’école d’acteurs du T.N.B. à Rennes dirigée par Stanislas Nordey. A l’issue des trois
représentations qui ont eu lieu en octobre 2008, Mona Guichard nous a proposé de reprendre et de peaufiner ce travail à la Scène nationale de Cherbourg en avril-mai 2010. Nous effectuons une première étape de création à Rennes à partir du 15 février, à l’issue de laquelle nous présenterons le projet en état les 26 et 27 février à la salle Guy Ropartz.

Pourquoi Angelina Jolie ?

Parce que c’est la star la plus médiatisée aujourd’hui.
C’est une bonne raison pour qu’on en parle…
Et tout bêtement parce qu’un matin dans mes toilettes, je suis tombée sur un article du magazine Closer qui stipulait que d’après des témoins et des proches, elle avait une relation avec son garde du corps, et que ça m’a fascinée, allez savoir pourquoi...
Parce que l’école de théâtre dans laquelle j’étais nous offrait la possibilité de monter un projet de
mise en scène, et que l’idée de travailler un texte existant ne diffusait pas en moi d’imaginaires
faramineux, à mon grand dam, sans doute parce que les textes de théâtre que j’aime
m’apparaissent trop bien écrits pour que je puisse y ajouter quelque chose.

J’ai dit aux huit acteurs : allez vous documenter sur Angelina Jolie et voyez ce que vous pouvez en faire. Au bout de très grandes discussions avec chacun, ils ont développé un certain nombre
d’actes isolés sur le plateau, et ce à partir de matières diverses : articles de magazines people,
interviews de l’actrice, paroles de fans volées sur internet, improvisations travaillées, textes écrits pour l’occasion. Nous avons en parallèle entrepris un travail chorégraphique à partir d’un examen minutieux de la gestuelle du personnage virtuel Lara Croft du jeu vidéo Tomb Rider, dont Angelina Jolie est la représentante au cinéma. Nous avons par ailleurs petit à petit incorporé certains textes extraits de la pièce Vous qui habitez le temps de Valère Novarina que j’ai à coeur depuis très longtemps, et que j’avais envie de rapprocher de cette histoire là. Ces textes interrogent la consistance des corps, de la parole, de la pensée et des choses dans le rapport d’un sentiment d’absurde naïf et très joyeux. Nous avons veillé de très près à ce que ces textes n’apparaissent pas comme des contre-points discursifs, mais plutôt comme des conséquences naturelles découlant du reste de la matière utilisée, mêlée à elle.

L’espace scénique a été posé dés le départ : un immense plateau de théâtre complètement mis à
nu / une petite scène sur-élevée au fond à cour avec trois larges marches ouvrant à jardin / un
grand écran installé sur la petite scène et incliné de biais ouvert sur jardin / plusieurs caméras
pouvant jouer en direct.

Je voulais pour créer ce spectacle un immense espace de plateau : espace inhabitable et sans
prise, au sein duquel l’individu se sente tout petit. Un espace grand comme le monde, comme les
salles de cinéma Gaumont, comme la campagne, comme internet. Je voulais mettre la scène à nu
pour sortir du théâtre, retrouver la matière et la couleur des murs. J’ai voulu installer une scène sur ce grand plateau pour signifier le théâtre, scène dérisoire, haute de 15 centimètres, située
relativement loin du public pour laisser ouvert l’espace libre autour. J’ai placé un écran sur la scène parce que l’idée d’offrir aux acteurs la possibilité d’avoir comme partenaire de jeu une image virtuelle m’amusait. Au début, je parlais de cette petite scène comme d’un ring de boxe, sur lequel viendraient s’affronter l’image plate de l’écran et l’acteur nu...

L’élaboration des propositions de plateau des acteurs s’est faite en étroite collaboration avec moi, sur des compromis de rêves, d’envies, de questionnements, de projections que nous avions les uns par rapport aux autres. Je voulais faire apparaître la personnalité de mes camarades, et bâtir mon spectacle sur le conflit de leurs positionnements très marqués et très divers. J’ai effectué un travail de direction d’acteurs individuel et spécifique avec chacun, les poussant à leurs endroits variés, dans des optiques contrastées, et ce pour m’assurer de ne pas être dans la production d’une ligne esthétique franche. Si je viens fabriquer du théâtre, c’est pour venir questionner l’humain et le présent, pour venir proposer une discussion vivante entre des gens qui ne pensent pas la même chose. Moi, je n’ai rien à dire sur Angelina Jolie, ni sur le monde des médias, ni sur la société dans laquelle on vit. Là où je m’exprime, c’est dans l’agencement que je fais des discussions. Une fois que nous avons acquis les différents actes de plateau, je me suis mise à composer. Si le processus d’assemblage s’est fait de manière instinctive, je crois que j’ai cherché toujours à faire se juxtaposer les propositions de manière à ce que chaque acte vienne remettre en cause le précédent. Et ce pour qu’il n’y ait jamais l’once d’un discours qui s’impose. Je dis ça et en même temps s’est créée une certaine forme de progression dramaturgique qui sans doute raconte énormément de choses... Au début du spectacle, les différentes figures sont dans un rapport très joyeux à Angelina Jolie, se font petit à petit contaminer par une maladie virtuelle-le bug- et finissent tous par mourir... Comme ça, sans raison. Comme dans la vie, les tragédies et les films d’action.

Le ton de la mise en scène de la pièce est celui d’un rire moqueur plein d’amour. Les situations
sont absurdes, mais les acteurs s’en emparent avec une sincérité à fleur de peau, dénuée de
second degré. Les personnages sont comme embarqués dans un immense jeu vidéo aux règles
incompréhensibles, mais c’est avec un engagement pur qu’ils mènent leur combat. On est pris
dans un magma gluant, mais l’homme, lui, reste et restera toujours : avec ses questions, ses
désirs, ses émotions, son infatigabilité à l’endroit d’homme. A partir de là, tout positionnement
défaitiste ou critique se trouve d’emblée pulvérisé. A partir de là, tout va bien, à partir de là, nous sommes sauvés. Aucune époque n’a su répondre à la question de comment vivre, et l’homme reste toujours, comme les occasions de rire, face à cette incommensurable absurdité magnifique qu’est la création.

Marine de Missolz, février 2010.

C'est avec
Benjamin Barou-Crossman, Christelle Burger, Julie Duchaussoy, Manuel Garcie Kilian, Simon Le Moullec, Julien Polet, Anne-Sophie Sterck.

Assistante à la mise en scène Vanille Fiaux.
Lumière Patricia Deschaumes et Gwendal Mollo.
Musique et vidéo Jonathan Seilman.

Alors pour les oublieux :

Du Mardi 4 au Samedi 8 Mai 2010.
Salle "Le Vox".


Pour aller plus loin...

Autour du spectacle :
Novarina, mise en voix :

Sujet : Lecture collective de textes de Valère Novarina.
Intervenants : Marine de Missolz comédienne, metteur en scène et Anne-Sophie Sterck comédienne. (et qui sait, peut-être d'autres...)

Valère Novarina questionne le théâtre, questionne l'acteur, questionne la condition d'homme. Il ne décrit pas les situations de vie, il les ouvre. il fait parler les corps pour interroger la cervelle. Et c'est la vie qui est proclamée en permanence, la vie, et son mystère insoluble et joyeux.

«Tant qu’il y a de l’homme, il y a de l’hommerie». Il n’y a pas de technique pour jouer Novarina. C’est un rapport à saisir, propre à chacun. Vous proposer des textes, vous accompagner dans la recherche d’une densité hors recettes, explorer avec vous des terrains dont vous êtes les seuls initiateurs et les uniques détenteurs.

Pour en savoir plus sur cet atelier, nous vous invitons à venir rencontrer Marine de Missolz le samedi 12 septembre à 10h30 à la MJC, rue de l'Abbaye. Une présentation de cette lecture sera proposée lors de l'édition 2010 des Téméraires. Atelier co-financé par la MJC et le Trident.

Dates, Horaires, Lieux
Cet atelier, initialement prévu les samedi 10 avril et dimanche 9 mai, est reporté la saison prochaine.
Le Vox

Répétition de La triste désincarnation d' Angie la Jolie :

Dates, Horaires, Lieux
Mardi 27 avril de 18h45 à 19h45
Le Vox

Rencontre : On est où dans tout ça ? :

Dates, Horaires, Lieux
Mercredi 5 mai
Le Vox

Mais aussi : Cliquer ici pour avoir le dossier de Presse (pdf).

Voilà, et à très vite à Cherbourg les copains...
Et parce que sans elle on ne serait rien...


Chaleur enfantine - Laurent Cazanave bosse !



extrait du texte 4 saisons
ecrit et mis en scene Laurent CAZANAVE

avec
Emmanuelle COUTELLIER
Fabien KANTAPAREDDY
Sebastien ROBERT


On n’est pas dans les larmes. On est après, dans le moment où l’on a besoin de parler et où l’émotion vient des mots employés et non de l’acte vécu. On est au plus proche de soi et en même temps complètement dans et avec celui qui écoute pour pouvoir s’y perdre et le perdre. Raconter cette fable comme on raconte une histoire à un enfant ou comme on raconte un rêve.
A mi-chemin entre le concert, le film, le théâtre, le chant l’objectif est de faire entendre ce texte de montrer des corps traversés par la vie même et ce surtout dans les moments les plus durs.
`
Chaque représentation sera suivie d’une rencontre avec le public.

lundi 26 Avril a 20h
mardi 27 Avril / mercredi 28 Avril / jeudi 29 avril a 18h
Où ? : Sèvres, espace loisir.

reservation obligatoire au 0675649125

dimanche 28 mars 2010

Benjamin Barou-Crossman : De lecture en Lecture de voyages en voyages ! On t'aime Ben... :)



Il revient de Russie. Vladivostok précisément. Il y a fait son "spectacle poètique". (Ci-dessus.)

(On en à eu presque un extrait dans la "Triste désincarnation d'Angie la Jolie mis en scène par Marine De Missolz, souvenez-vous, la deuxième où troisième scène, avant que Manuel Garcie-Kilian n'étouffe le public avec sa laque L'Oréal. Bref...)

Et maintenant il récite des poèmes à Paris avec Dominique Blanc dans un cirque. Le 29 Mars à 20H, avec le spectacle "Au paradis toutes les femmes sont des gitanes" au Cirque Romanès plus précisément.

Voici l'article : (Pour voir en grand, cliquer sûr.)

vendredi 12 mars 2010

La promo 7 bosse comme "des dingues" !

Depuis cinq semaines, Nadia Xerri-L, auteur-metteur en scène, dirige le deuxième atelier d’interprétation de cette nouvelle promotion de l’école avec huit de nos élèves : Duncan Evenou, Karine Piveteaux, Marina Keltchewsky, François Xavier Phan, Marie Thomas, Thomas Pasquelin, Anaïs Muller, Nathan Bernat.

Au cours de cette formation, Ils ont travaillé sur Gibiers du temps de D.G. Gabily et des fragments de son journal A tout va, et de Puisque tu es des miens de Daniel Keene.

Ils ouvriront les portes de l’atelier pour une présentation de leurs travaux en salle Guy Parigot pour trois soirées en deux parties : une première partie à 18h autour d’extraits de A tout vadans une forme identique les trois soirs (environ 1h30-1h45) et une deuxième partie à 21h, différente chaque soir, s’appuyant sur des extraits de Gibiers du temps et de Puisque tu es des miens (1h environ).

Vous pouvez donc nous rejoindre :

- Lundi 15 Mars

18h : A tout va (extraits)

21h : Gibiers du temps/Puisque tu es des miens Matériaux I

- Mardi 16 mars

18h : A tout va (extraits)

21h : Gibiers du temps/Puisque tu es des miens Matériaux II

- Mercredi 17 mars

18h : A tout va (extraits)

21 h : Gibiers du temps/Puisque tu es des miens Matériaux III

Merci de vous inscrire auprès du secrétariat de l’Ecole, 02 99 31 12 80 / a.belloir@t-n-b.fr

Briac & Co.

A bientôt,

Hey David !

Article Fluctuat.net


Après sa série des Tchékhov , c’est sur Gorki que Eric Lacascade a jeté son dévolu. Il avait monté Les Barbares en 2006 au Festival d’Avignon, aujourd’hui, c’est Les Estivants qu’il a choisi, pièce chorale comme il les aime, où une quinzaine de personnages réunis dans des datchas voisines pour un été de plus, s’aiment, se haïssent et crient leur désarroi, tout en intercalant à cela pas mal de pitreries.
Mais Gorki n’est pas Tchékhov et la pièce a du mal à démarrer et aligne ensuite quelques longueurs. La mise en scène joue à la fois sur des trouvailles scénographiques (datchas façon cabines de bain, qui sont d’abord les loges des comédiens avant de se transformer en bungalows) et les mouvements de groupe (rassemblement de tous dans une seule cabine, dispersion sur le plateau de chaises longues fabriquées avec les moyens du bord). Elle s’appuie aussi sur un jeu naturaliste de très bons acteurs (Lacascade himself, Jérôme Bidaux et Christophe Grégoire, qui, on s’en souvient avec nostalgie, fut un extraordinaire Platonov).

Le reste de la distribution est inégale, ce qui donne quelques fausse note à l’ensemble, lequel souffre surtout d’un défaut d’historicité. Ce que Lacascade avait opéré avec bonheur dans ses Tchékhov, déterritorialisation de des personnages, anchronismes revendiquées (notamment par les choix musicaux), tout cela fonctionne moins avec Gorki. Pourquoi ? Cela est difficile à savoir, mais toujours est-il qu’ici pas mal de tirades et le comportement de certains personnages est incompréhensible si l’on oublie que l’on est en pleine Russie tsariste, encore féodal sur bien des points et où les idéaux d’un mondes meilleurs ne cessent de hanter la dite intelligentsia dont il est beaucoup question ici.
Néanmoins, la dernière scène, celle du repas où nos estivants se retrouvent une dernière fois avant leur départ pour la ville et où les comptes se règlent, est magistrale. Cela vaut même le coup d’aller jusqu’à Sceaux pour elle seule.

Jusqu'au 21 mars au Théâtre des gémeaux

Les 3 et 4 mars à la scène nationale de Sète

Du 1' au 16 avril au Théâtre national d'Aquitaine - Bordeaux

Les 28 et 29 avril à la scène nationale d'Évreux

© Brigitte Enguérand

Alors pour ceux qui veulent croiser David Botbol dans les coulisses, allez-y gaiement !