

Photo de Daniel Estruch
défilé philosophique
envoyé par pascalievre. - Découvrez plus de vidéos créatives.
Blog de la [feu] promotion n°6 de l'école du Théâtre National de Bretagne. Suivez notre blog pour tout savoir de l'actualité des élèves de la promo 6 (et même des autres promotions !) maintenant qu'ils sont sortis de l'école, qu'ils sont libres et sur les routes , de textes en textes, de théâtres en théâtres, de villes en villes et d'aventures en aventures...


--------------------------------------------------------------------------------------------------------« Puisque toutes ces choses nous échappent,
feignons d’en être les organisateurs. »Jacques Prévert
« Alors, à quoi rime tout ce cirque ? »Hanokh Levin
« BRIAN : Vous êtes tous des individus !
LA FOULE : Nous sommes tous des individus !BRIAN : Vous êtes tous différents !LA FOULE : Oui, nous sommes tous différents !
UNE PETITE VOIX ISOLEE : Pas moi. »Monty Python« …et en faire théâtre. »« Il faut vivre… »Anton Tchékhov
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« …il y a quelque chose que je voulais écrire sur le « théâtre composite »
tu sais tous ces gens, jeunes ou vieux, qui prennent des extincteurs,
des documentaires animaliers, un ballon de foot, et un pare- choc de
jeep pour parler du monde. Parfois ça marche, et parfois c’est juste _ _ horriblement prétentieux...
Et bien, moi, au sortir d’une école qui m’a donné une approche, et un
goût du texte, je réalise que je suis plutôt très orienté par un théâtre
plus « composite », mais uniquement si en face quand je le regarde ou
dedans quand je le fais, j’ai l’impression qu’effectivement, c’est
possible qu’on me parle du monde, de son essence, avec un extincteur.
Si cette émotion se rapproche de la charge qui me frappe lorsque je
regarde un tableau de Klein, alors oui …
Comment parler, faire un théâtre d’émotion, d’émotion forte à partir
d’un éclat, d’une matière, d’une apparition ? Quelque chose d’informe
mais qui contient toute les sensations du monde ? Comment toucher ?
D’entre les ruines peut jaillir de façon forte et incontestable une autre
« révélation » du monde. La révélation n’est pas mystique, elle n’est
rien d’autre qu’une proposition, mais elle est celle qui nous sera
apparue, à force de recherche, la plus juste à nos yeux pour pouvoir
raconter à l’autre ce que je suis, ce qui me fait, ce que je vois.
Parce que je suis un acteur, qui ne sait pas, mais qui veut juste
comprendre le monde dans lequel il est."
Simon Le Moullec, un des jeunes artistes sollicités, septembre 2009
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X 31 mai 2010 X l’Aire Libre/Saint-Jacques de la Lande
X Présentation d'une maquette
X PRÉSENTATION
Il n'y a rien d'exceptionnel, juste des situations simples, classiques : femmes trompées, femmes abandonnées mais femmes fantasmant alors que leur vie est plate, sans relief. Et c'est peut être ça le coeur de ce projet : comment vit-on dans le plat, le raisonnable ?
Du texte et des femmes
L'auteur, la metteur en scène : sources
JULIETTE POURQUERY DE BOISSERIN
CHARLINE GRAND
Pistes de travail
Je vois quatre femmes et deux âges. La maturité et la sortie de l'adolescence.
Je veux voir ces femmes se rencontrer sur le plateau, se regarder, se scruter, se demander quelles femmes elles seront ou ont été en se regardant l'une l'autre. Qu'elles prennent la parole, la volent à l'autre, là où on ne s'y attend pas.
Déplacer les conventions féminines de chacune, à travers les textes de Juliette.
Sortir de chacune d'elles les pulsions animales et les rêves de jeunes filles.
Quatre princesses mais aussi quatre chiennes.
Annuler les âges et trouver une « essence » féminine.
Un diptyque pour se rapprocher du roman. Entre deux chapitres, il faut une respiration.
Un diptyque pour justement travailler la pause. En faire un moment.
Un diptyque pour la thèse et l'antithèse. Pour la vérité et son mensonge. Pour développer deux axes. Deux formes qui prennent leur sens en étant côte à côte.
Un diptyque pour déplacer l'écoute du spectateur, créer de la surprise en changeant complètement d'univers dans une deuxième partie, ou justement en ne changeant rien à première vue.
Jouer sur le tout petit détail qui ouvre finalement une autre porte, perturbe tout ce qu'on croyait acquis de la première partie.
Voilà les pistes.
Je préférerais passer ma vie à attendre les retours d’un bateau de pêche plutôt que vivre ce que je vis. L’épouse qui n’a plus son mari dans la tour. Du jour au lendemain et se sent perdue. Le poids de mon corps perdu. La musique joue toute seule, les voisins font du bruit tous seuls. L’autre corps n’est plus là pour absorber sa part du monde qui entoure, qui nous entourait. Les enfants se sont tu, chacun dans leur lit, une nuit de tempête. J’attendrais, seule dans la cuisine, devant du café qui refroidit, des nouvelles de la mer. J’écouterais les bourrasques et je penserais à la taille des vagues et je me précipiterais dans la maison d’à côté pour savoir ce que les autres disent de l’état du temps. Sans nouvelle du bateau de pêche, l’attente est rude, dans la cuisine, et je m’endors un peu, à même la table. Un frisson de froid dans le dos me réveille en sursaut et c’est le jour. Le enfants dorment. J’irais, avec les autres femmes, courir vers le port pour guetter le bateau. L’angoisse comme un collier de perles trop blanches autour de la gorge, de la poitrine et des reins, nous serrerait toutes jusqu’à l’arrivée du bateau. Vu de très loin, certains regards tellement aiguisés par l’habitude du souci, par la force du souci, l’ont vu de très loin. Le bateau arrive et tous les hommes sont à bord, tout est en ordre. Les colliers de perles se détachent lentement des bustes et tombent aux pieds des femmes. Je préférerais vivre cette vie-là, je préférerais vivre cette vie là. Je ne suis plus celle que j’étais hier. Je préférerais cette vie et cette angoisse de femme de marin, je le dis. Et passer le reste de mon temps à m’occuper des enfants, de la maison. Chacune ramasse le collier de perles blanches et le range dans une petite boîte, en attendant la prochaine sortie en mer.
X LE POIDS X
X JE SUIS UNE ÎLE ET J'AI FAIM X
X ÉTAPES

Sujet : Lecture collective de textes de Valère Novarina.
Intervenants : Marine de Missolz comédienne, metteur en scène et Anne-Sophie Sterck comédienne. (et qui sait, peut-être d'autres...)
Valère Novarina questionne le théâtre, questionne l'acteur, questionne la condition d'homme. Il ne décrit pas les situations de vie, il les ouvre. il fait parler les corps pour interroger la cervelle. Et c'est la vie qui est proclamée en permanence, la vie, et son mystère insoluble et joyeux.
«Tant qu’il y a de l’homme, il y a de l’hommerie». Il n’y a pas de technique pour jouer Novarina. C’est un rapport à saisir, propre à chacun. Vous proposer des textes, vous accompagner dans la recherche d’une densité hors recettes, explorer avec vous des terrains dont vous êtes les seuls initiateurs et les uniques détenteurs.
Pour en savoir plus sur cet atelier, nous vous invitons à venir rencontrer Marine de Missolz le samedi 12 septembre à 10h30 à la MJC, rue de l'Abbaye. Une présentation de cette lecture sera proposée lors de l'édition 2010 des Téméraires. Atelier co-financé par la MJC et le Trident.


Depuis cinq semaines, Nadia Xerri-L, auteur-metteur en scène, dirige le deuxième atelier d’interprétation de cette nouvelle promotion de l’école avec huit de nos élèves : Duncan Evenou, Karine Piveteaux, Marina Keltchewsky, François Xavier Phan, Marie Thomas, Thomas Pasquelin, Anaïs Muller, Nathan Bernat.
Au cours de cette formation, Ils ont travaillé sur Gibiers du temps de D.G. Gabily et des fragments de son journal A tout va, et de Puisque tu es des miens de Daniel Keene.
Ils ouvriront les portes de l’atelier pour une présentation de leurs travaux en salle Guy Parigot pour trois soirées en deux parties : une première partie à 18h autour d’extraits de A tout vadans une forme identique les trois soirs (environ 1h30-1h45) et une deuxième partie à 21h, différente chaque soir, s’appuyant sur des extraits de Gibiers du temps et de Puisque tu es des miens (1h environ).
Vous pouvez donc nous rejoindre :
- Lundi 15 Mars
18h : A tout va (extraits)
21h : Gibiers du temps/Puisque tu es des miens Matériaux I
- Mardi 16 mars
18h : A tout va (extraits)
21h : Gibiers du temps/Puisque tu es des miens Matériaux II
- Mercredi 17 mars
18h : A tout va (extraits)
21 h : Gibiers du temps/Puisque tu es des miens Matériaux III
Merci de vous inscrire auprès du secrétariat de l’Ecole, 02 99 31 12 80 / a.belloir@t-n-b.fr
Briac & Co.
A bientôt,
Jusqu'au 21 mars au Théâtre des gémeaux
Les 3 et 4 mars à la scène nationale de Sète
Du 1' au 16 avril au Théâtre national d'Aquitaine - Bordeaux
Les 28 et 29 avril à la scène nationale d'Évreux
© Brigitte Enguérand
Alors pour ceux qui veulent croiser David Botbol dans les coulisses, allez-y gaiement !