!! Ce blog n'est plus mis à jour !! Nous le laissons en ligne pour les archives !!

lundi 30 avril 2012

Reprise Incendies de Wajdi Mouawad / msc. Stanislas Nordey à Paris

photo : Brigitte Enguérand


INCENDIES
WAJDI MOUAWAD | STANISLAS NORDEY

30 AVR > 27 MAI 2012 / Théâtre d'Ivry Antoine Vitez
Durée du spectacle : 3h20 avec entracte

"Simon, je t’appelle pour te dire que je pars vers le pays. Je vais essayer de retrouver ce père, et si je le trouve, s’il est encore en vie, je vais lui remettre l’enveloppe. Ce n’est pas pour elle, c’est pour moi. C’est pour toi. Pour la suite. Mais pour ça, c’est d’abord elle, c’est Maman qu’il faut retrouver, dans sa vie d’avant, dans celle que toutes ces années elle nous a cachée. Elle nous a rendus aveugles. Aujourd’hui j’ai peur de devenir folle. Je vais raccrocher, Simon. Je vais raccrocher et tomber tête première, tomber très loin de cette géométrie précise qui structurait ma vie. J’ai appris à écrire et à compter, à lire et à parler. Tout cela ne sert plus à rien. Le gouffre dans lequel je vais tomber, celui dans lequel je glisse déjà, c’est celui de son silence."



Le théâtre de Wajdi Mouawad est un théâtre de l’intime aux formes épiques, il brasse l’histoire avec un grand H et les histoires de vie d’êtres humains lancés malgré eux dans le tourbillon des haines, des guerres.

Les personnages sont en quête perpétuelle de leurs origines et ce n’est sans doute pas un hasard si l’homme qui écrit ces récits est né au Liban puis déplacé en France puis redéplacé au Québec où il écrit Incendies.

La guerre est en toile de fond de ces morceaux de vie contés ici. Une guerre comme tant d’autres qui ressemble à celles que nous voyons à travers le prisme des écrans de nos téléviseurs mais aussi une guerre immémoriale telle que pouvait la raconter Thucydide ou Xénophon.

Incendies suit le destin d’une femme, Nawal, prise dans les rets d’un conflit qu’elle n’a pas choisi et qui, pour retrouver son enfant disparu, va aller au bout de l’absurde horreur de ces déchirements sans fin qui rythment l’histoire du monde.

De 20 à 60 ans, de l’enfantement à la mort, elle tente de donner sens et d’accomplir ce geste de perpétuer la vie en dépit de tout et de tous.

Histoire de Nawal, certes, mais aussi histoire de ses enfants nés sous le feu et à la recherche de la vérité de cette mère qui leur a caché leur origine.

Personne ne ressort indemne de la vérité mise à jour mais l’espoir renaît car chacun peut alors regarder sa propre histoire dans les yeux. Sans voile. Sans filtre. A nu.

Du théâtre cru, joyeux, désespéré.

Stanislas Nordey



Production Théâtre National de Bretagne-Rennes, Compagnie Nordey.
Le texte est publié aux Editions Actes Sud / Agence artistique Simard Denoncourt Inc



mise en scène
Stanislas Nordey
collaboratrice artistique
Claire ingrid Cottanceau
scénographie
Emmanuel Clolus
lumière
Stéphanie Daniel
création son
Antoine Guilloux
costumes
Myriam Rault
assistant
Mohand Azzoug
accompagnement vocal
Martine-Joséphine Thomas
peinture
Yann Cholet

avec
Claire ingrid Cottanceau
Raoul Fernandez
Damien Gabriac
Charline Grand
Frédéric Leidgens
Serge Tranvouez
Julie Moreau
Véronique Nordey
Victor de Oliveira
Lamya Regragui

lundi 23 avril 2012

Meaning(s) à Angers.




Sur le site du Quai d'Angers.

En savoir plus sur ce spectacle.


avec Yoan Charles, Julie Duchaussoy, Manuel Garcie-Kilian, Simon Le Moullec, Anne-Sophie Sterck, Denis Boyer et Mathilde Monjanel | scénographie et lumière Cyrille Guillochon | création sonore Emmanuel Six | vidéo Olivier Clausse | costumes Béatrice Laisné

Une création de la Compagnie NBA-Spectacles, Le Mans. Ce spectacle a reçu l’aide de la DRAC Pays de la Loire, du Conseil Régional des Pays de la Loire, du Conseil général de la Sarthe, de la Ville du Mans.

jeudi 12 avril 2012

Christelle Burger passe dans On ne demande qu'à en rire !

Attention ! Evénement exceptionnellement exceptionnel ! 




C'est miss Burger on the french tv show " On ne demande qu'à en rire" présenté par Laurent Ruquier sur France 2 !

Il paraît d'ailleurs qu'elle fait maintenant partie du "Gang Bang Comedy Club" !

Comme quoi, on peut faire l'école du TNB et réussir sa vie. 

:)

mardi 10 avril 2012

Stanislas Nordey - Pirandello

Allez, opération promo !
(Au fait, le troisième à partir de la gauche c'est lui. Oui oui...)


Une célèbre actrice de théâtre, à l'occasion d'une villégiature chez une amie d'enfance, est violemment confrontée à ses fantômes. Donata Genzi, dispersée en de multiples personnages, n'arrive plus à être elle-même, ni même à être ; pour se trouver, elle tente une autre aventure sentimentale et fuit le théâtre. Mais elle ne se réalise pas plus dans la vie que dans son métier ?

à lire dedans : la sélection de L’avant-scène théâtre

Éditorial
Le précipité d’une œuvre, par Olivier Celik
Se trouver
L’affiche
Le texte de la pièce
Commentaires
Rencontre avec Emmanuelle Béart, par Armelle Héliot
Entretien avec Stanislas Nordey, par Armelle Héliot
Traduire l’orgasme, par Jean-Paul Manganaro
Donata Genzi et ses doubles, par Sylvie Jouanny
L’actualité
La quinzaine d’Armelle Héliot
À l’affiche à Paris
L’agenda


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et aussi une Emission France Inter. 




Ce qu'on dit du spectacle : 



et j'en passe...


[La création de Se trouver a eu lieu le mardi 31 janvier 2012 au Théâtre national de Bretagne dans une mise en scène de Stanislas Nordey et avec la distribution suivante : Emmanuelle Béart (Donata Genzi), Claire-Ingrid Cottanceau (Elisa Arcuri), Michel Demierre (Carlo Giviero), Vincent Dissez (Ely Nielsen), Raoul Fernandez (Volpes), Marina Keltchewsky (Nina), Frédéric Leidgens (le Comte Gianfranco Mola), Marine de Missolz (Une femme de chambre), Stanislas Nordey, puis Laurent Sauvage (Salò), Véronique Nordey (la Marquise Boveno), Julien Polet (Enrico).]

Tiny Feet sur TV Rennes !

NEWS : Diffusion plus tard. Entre mercredi 18 et dimanche 29 avril. Oups !




Que les gens qui aiment bien Tiny Feet (et du coup, Emilie Quinquis dans le lot), regardent TV Rennes demain le 11/04 à 15H30. Pour les exilés de Bretagne, on peut regarder la télé en direct en cliquant ici.

En attendant, continuez à voter Tiny Feet ! Vous avez jusqu'au 22 avril pour booster ses voix ! En cliquant par là. 



samedi 7 avril 2012

Les Météores de Mathieu Genet. Avec notre compère, Jonathan Genet.


Avec Audrey Bonnet, Jonathan Genet et Mathieu Genet
Création lumières : Othello Vilgard

(Agrandir en cliquant dessus.)


Dans l'espace, quand les débris de matière provenant d'une comète passent près du soleil, ils donnent naissance à des essaims de météorites. Quand la terre croise ces essaims, notre ciel est griffé d'étoiles filantes.
Quand les nuits d'été s'embrasent de ces pluies de météores, on s'arrête, on regarde, absorbés par le spectacle, renvoyés à notre humble présence au monde.
Quand on veut dire ce qui nous fascine dans ce phénomène, on bute contre nos lacunes scientifiques, on peine à saisir l'ampleur du sentiment qui nous traverse.
Sur scène, quand on entre plein d'idées brillantes, avec l'ambition d'énoncer de belles vérités, on réalise que les mots ne sont que les débris de nos pensées, on entend le sens de nos propos s'effriter, et nos dialogues sombrer dans des abîmes absurdes. Peut-être qu'il vaudrait mieux se taire. Mais peut-être aussi, que la scène est le lieu où l'on peut prolonger le spectacle des nuits d'été. Peut-être qu'on peut y imiter ces corps lumineux qui chutent dans l'atmosphère terrestre. Peut-être qu'on peut y suggérer un espace plus grand que celui que nous connaissons. Peut-être que nos lacunes sont des poèmes, nos maladresses, de la musique. Peut-être qu'un soir nous pouvons ressembler à des météores.
«Mathieu Genet a une aisance et une présence sur scène étonnantes. On l’écoute d’emblée et ses partenaires se sont imposés de façon remarquable. Sur un rythme haché comme une respiration parfois haletante, les mots, lors de cette lecture, ont fait mouche.» Y. Bastide, l’écho républicain



Mathieu Genet. (Un air de famille avec Jon vous ne trouvez pas ?)



mardi 3 avril 2012

En 2012 votez Tiny Feet !

TINY FEET sélectionnée pour le Prix des Internautes du Label Mozaïc !!! Votez par ici les amis : http://www.labelmozaic.com/?page_id=783 ! Un vote possible par jour :-)


Broken

TINY FEET | Myspace Music Videos


Vous connaissez pas Tiny Feet ? C'est Emilie Quinquis ! Regardez-ici : http://fr.myspace.com/tinyfeetmusic

« Hiroshima mon amour » / Christine Letailleur / Valerie Lang / Hiroshi Ota



Spectacle cité et approuvé lors du Meeting de François Hollande le 15 avril 2012 à Vincennes :)

Présentée au festival Mettre en scène, à Rennes, il y a trois ans, l’adaptation théâtrale d’Hiroshima mon amour, de Marguerite Duras, revient au TNB, du 3 au 5 avril.
Christine Letailleur reprend les mêmes acteurs, Valérie Lang et Hiroshi Ota, pour cette pièce, qui a tourné puis est revenue à Rennes, avant d’aller au Théâtre de la Ville, à Paris.


texte
Marguerite Duras
mise en scène & scénographie
Christine Letailleur
assistant à la mise en scène
Pier Lamandé
lumières
Stéphane Colin
son
Fred Morier
vidéo
Jérôme Vernez
avec
Valérie Lang, Hiroshi Ota, Pier Lamandé

Un entretien de Christine Letailleur :



Revue de Presse : 

et d'autres seulement dispo sur papier...


"MÉMOIRE D’UN MOMENT

Une femme, un homme, tous deux blessés par les chaos de l’Histoire. Un instant de passion à jamais inscrit en eux.

Au départ, il y a le scénario de Marguerite Duras pour le film d’Alain Resnais, en 1959 avec Emmanuelle Riva : la passion brûlante et brève de deux êtres qui n’auraient jamais dû se rencontrer, et en demeurent marqués à jamais. Aujourd’hui, Christine Letailleur porte sur scène les mots de Marguerite Duras qui, écrit-elle, aborde «l’un des thèmes majeurs de ma recherche artistique, à savoir la question inépuisable et cruciale du désir ». Alors, il y a là, dans la pénombre, la nudité langoureuse de deux corps, debout, liés par la force d’un sentiment qui les dépasse. Ils se touchent à peine, ils sont « ensemble ». Et pour si peu de temps avant que chacun retourne à sa vie habituelle. Moment pour toujours inscrit dans leur mémoire blessée par l’Histoire : elle, femme tondue à la Libération pour avoir aimé un ennemi ; lui, rescapé de la bombe d’Hiroshima, habité par l’horreur… Ils parlent, les mots jouent avec les silences, composent une sorte de poème épique, bizarrement doux. « Une oeuvre poétique, philosophique, politique », écrit encore Christine Letailleur.

Colette Godard
Une main caresse un corps avec lenteur et cela pourrait durer des heures. Le beau couple (Valérie Lang et Hiroshi Ota) se fond parfois dans les images projetées des ruines d’Hiroshima telles que le cinéaste japonais Imamura les a filmées. Ils disparaissent, renvoyés souvent à leur solitude, et réapparaissent comme des pré cipités de l’amour. Des haïkus théâtraux.

Emmanuelle Bouchez, Télérama"

jeudi 29 mars 2012

Hamlet and the something pourri

reprise en septembre 2012 à Rennes...
to be continued...


plus d'info à venir


Texte et mise en scène Alexis Fichet
Scénographie Bénédicte Jolys
Lumière Arnaud Godest
Son Frédéric Marolleau
Costumes Laure Mahéo

avec

Paul McCarthy Thomas Gonzalez
Hamlet Yoan Charles
Ophélie Bérengère Lebâcle





vendredi 10 février 2012

Infos concours école de théâtre du TNB





CONCOURS 


Toutes les infos sur l’inscription au concours : http://www.t-n-b.fr/fr/ecole_tnb/index.php



La pédagogie

être un pédagogue ouvert aux autres courants du théâtre international, en particulier européen
définir un projet de formation pour cette École acceptant ses principes fondateurs
être capable de s'intégrer dans le projet artistique du directeur du TNB
dessiner le cursus où le futur comédien sera confronté à tous les secteurs de la vie théâtrale

Le recrutement d'une promotion
penser le recrutement qui est essentiel pour s'assurer de la présence de talents qu'il s'agit de faire fructifier
organiser le concours : définir les modalités, mettre en place le jury sous sa présidence, accompagner et sélectionner les candidats

L'organisation du cursus
mettre en place des cours techniques
organiser des master classes : choisir et préparer les intervenants, induire une rencontre optimale avec les élèves
étudier l'ouverture publique
diriger un atelier de deux mois par an, dont le spectacle de sortie de la promotion
mettre en place les travaux personnels de 2ème année
inciter les élèves à participer à la vie sociale et politique
favoriser les rencontres avec les artistes présentant leurs œuvres dans les salles du TNB
organiser des rencontres ponctuelles lors de la visite à d'autres théâtres, lors de visites à des expositions
inviter les élèves à créer avec nous cette École pour chaque promotion

L'évaluation et l'insertion
effectuer les évaluations individuelles et collectives en liaison avec le Conseil pédagogique et l'Université de Rennes 2
préparer l'insertion de chaque individu en liaison avec le directeur du TNB

Le dessin de nouvelles perspectives
développer de nouvelles perspectives pour l'École et notamment à l'international
participer aux discussions sur l'avenir de l'École et sur les développements en cours de ses missions de formation »

mercredi 1 février 2012

Présentation de l'école et concours 2012 d'entrée à l'école du TNB.

Pour ceux qui veulent y entrer en 2012... et pour ceux qui sont déjà sortis mais que ça intéresse...



© DR
(une partie de la promo 7 sortante, avec Yves-Noël Genod au fond à droite...)

Présentation de l'école.

UNE ÉCOLE AU CŒUR DU THÉÂTRE

"Il est salutaire pour le théâtre d'avoir une Ecole en son sein, il est essentiel pour l'Ecole d'être au cœur du théâtre.
L'existence au sein du Théâtre National de Bretagne d'une Ecole nationale révèle à quel point la formation et la transmission font partie de la globalité du processus théâtral.
Et combien l'Ecole de théâtre, telle que nous la concevons, doit se situer dans un espace où chaque jour se croisent des praticiens au travail.
L'Ecole reflète la sensibilité et l'expérience de son directeur pédagogique. Fort de ce qu'il a lui-même appris, de ce qu'on lui a transmis, de ses certitudes et de ses doutes, de ce qu'il a accompli, de sa recherche présente et à venir, l'Ecole est le déploiement des soubassements de l'œuvre du metteur en scène-chercheur. Ce fut le cas sous la direction pédagogique de Stanislas Nordey, c'est dans ce même esprit de metteur en scène-chercheur que je m'inscris aujourd'hui.
Cette position, loin de réduire l'enseignement à ma seule pratique, m'amène à souhaiter la collaboration d'artistes mus par la même recherche et les mêmes questionnements fondamentaux, mais qui produisent des approches et des formes aussi différentes que le sont les expressions du théâtre d'art sur les scènes contemporaines.

Dans le théâtre tel que je le conçois et le pratique, la représentation n'est pas une fin en soi, mais un moment du processus, ainsi représentations et répétitions sont un voyage, un chemin sans finalité, dont le but est le chemin lui-même. L'Ecole enseigne aux apprentis que le théâtre est un art du commencement. Ici, on apprend à apprendre.
L'Ecole du théâtre national de Bretagne, qui accueille en 2012 sa huitième promotion, s'inscrit dans la tradition de l'Ecole d'art : un gymnase, une académie, où le théâtre est enseigné par des praticiens comme outil et champ d'exploration, d'expérimentation sur l'humain en son intimité et en son être public.
On n'entre pas dans une Ecole de théâtre, comme on entre dans une Ecole de commerce, ni comme on entre au séminaire... et pourtant le théâtre est à la fois un métier et une passion. Un savoir faire artisanal et un jeu. Aux jeunes qui font le pari de ce métier, nous proposons des méthodes de travail, nous les confrontons à des formes qui partant de la réalité la dépassent, mais, loin de tout formatage, nous cultivons aussi l'impulsion originelle qui les mena vers l'Ecole.
Le théâtre étant une œuvre communautaire, chacun des apprentis est considéré comme un être singulier au service d'un tout : notre objectif sera de leur apprendre à développer une partition individuelle puissante en se mettant au service d'une structure collective. Solidarité, ouverture et attention à l'autre, esprit de groupe font partie des fondamentaux de notre enseignement, de même que le goût de l'effort, de la rigueur et de la responsabilité.
Chaque exercice - il est pour nous une méthode permanente de travail de l'acteur et non pas un entrainement préliminaire à la répétition -, chaque cours ou intervention pédagogique sont conçus comme partie d'un tout organique où émergent les qualités et les particularismes de chacun, et non comme un empilement de connaissances et de compétences. Cette Ecole a pour but de fournir à ses apprentis les outils qui leur permettront de poursuivre le travail et la recherche, car le travail de l'acteur est un terrain expérimental inépuisable comme sont inépuisables les harmoniques, les couleurs, les sciences. Il s'agit de leur donner le goût, l'envie, et la capacité de développer leur puissance personnelle sans avoir à tricher pour plaire.
J'emploie le terme apprenti à dessin mais nous pourrions parler aussi de jeunes collègues ou de jeunes chercheurs, ayant accès pendant trois années à un espace dans lequel ils doivent se dédier à l'expérimentation, à la construction de leur « être-acteur » sans avoir à l'esprit en permanence l'obligation de résultat propre aux productions. C'est un temps de recherche, tant pour celui qui enseigne que pour celui qui est enseigné. Nous voulons qu'au terme de ce temps privilégié ils puissent, après l'avoir découvert, choisir le théâtre qu'ils aiment : là où leur liberté créatrice et leur inventivité seront le mieux à même de se développer.
Notre Ecole se doit d'être aussi un camp d'entraînement à la survie de l'acteur du théâtre d'art une fois son cursus accompli. Elle doit le préparer à un affrontement lucide, résolu et radical avec une situation politique dans laquelle le théâtre d'art se trouve en prise avec la marchandisation, la consommation, l'exigence de rentabilité permanente.
L'Ecole s'inscrit dans un contexte européen. Les racines de notre théâtre sont les mêmes que celles des autres théâtres européens. Les conditions économiques et matérielles se ressemblent. L'acteur de demain doit avoir comme référence l'ensemble du théâtre européen et être en capacité d'agir par-delà ses propres frontières nationales.
L'Ecole est organisée en master-classes de quatre à huit semaines, dirigées par des intervenants de haut niveau, généralement associés à la programmation du TNB. Au cours des trois années les axes principaux du travail sont : corps (training, acrobatie, clown, jonglage...), improvisations dirigées, chant et texte, action et situation.
Pendant la première année du cursus nous utiliserons pour le travail de plateau nouvelles, récits, romans, philosophie, poésies, chansons, articles de journaux, écritures personnelles... Nous réservons aux deuxième et troisième années l'étude des textes fondamentaux du répertoire classique et contemporain. Après avoir, en première année, constitué le groupe, avec, pour chacun des apprentis, les prémisses d'une trajectoire personnelle, la seconde année permettra aux apprentis de rencontrer le public, lors de master-classes en lien avec le formateur intervenant et lors de cartes blanches données aux élèves. Feront également partie du cursus, entre autres, travail radiophonique et cinématographique, stages au sein du théâtre.
L’ensemble du cycle se termine par la réalisation d’un spectacle de fin d’études. "

Éric Lacascade

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© Caroline Ablain 
(une image d'un stage de Marie Veyssière pendant la promo 6)

"Toute création est une recherche. Les maitres cooptés pour enseigner à l'Ecole sont eux mêmes des artistes-chercheurs, comme son directeur pédagogique. Mais beaucoup de savants -des philosophes comme Edgar Morin, des scientifiques comme Jean-Claude Ameisen pour ne citer que les plus médiatiques- commencent à diffuser l'idée que le cloisonnement des disciplines qui a caractérisé notre système éducatif est en train de montrer ses limites. Que le croisement des connaissances est le prochain défi du savoir et de son organisation, de notre culture en somme.

Le théâtre est un vaste terrain d'expérimentation sur l'humain et ses fonctionnements, il peut être un laboratoire de l'époque dont les formes et les contenus sont accessibles à un public de non-spécialistes, et donc à nos jeunes apprentis. Si depuis des années le théâtre partage avec d'autres arts matières, méthodes et formes, il peut également s'enrichir des surprenantes découvertes qu'amènent des disciplines comme la neuroscience, l'éthologie, les sciences cognitives ou les études sur les systèmes complexes. Que sont les émotions, les sentiments ? Comment évolue un groupe quand les règles qui lui sont données incluent l'accident et la contradiction ? Comment se détermine le leadership dans d'autres espèces que la nôtre ? Que sont un acte instinctif, un réflexe, une action finalisée ? Un acteur, en tant que chercheur, se doit de s'approprier ce que d'autres chercheurs élaborent sur notre fonctionnement, notre nature, notre être dans le monde, qui est la matière même de son travail.

Si une Ecole de théâtre ne peut pas être le lieu d'un cursus approfondi dans une dizaine de disciplines différentes, elle peut être celui où, en inventant des protocoles de travail de plateau adéquats, les jeunes acteurs bénéficient dans leur apprentissage d'un décloisonnement des savoirs. Il ne s'agit pas ici seulement d'éveiller leur curiosité, mais de les pousser à se saisir sans complexes de toute connaissance susceptible de créer de nouveaux angles dans leur travail.

Dans la cellule croisements nous étudierons aussi des possibilités d'échange avec d'autres apprentis, dans la mesure où ceux-ci travaillent dans leur domaine sur les fondamentaux qui sont les nôtres. Une Ecole d'architecture ou de cinéma, pour rester dans des disciplines sœurs, mais aussi un centre de formation de sport collectif pour l'organisation d'un groupe en termes d'espace, de rythme et d'efficacité. Ou encore une Ecole de tauromachie pour échanger sur ce que sont présence, improvisation et risque."



Daria Lippi, comédienne et collaboratrice artistique de la Compagnie Lacascade.



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© DR
(Une image pour parler de l'avenir, le regard vers la mer :)


A propos du nouveau lien qui "unit" l'école et l'université.

La promotion VII de l’Ecole Supérieure d’Art Dramatique du Théâtre National de Bretagne est donc la première à connaître dès son entrée le double cursus menant aux deux diplômes délivrés par notre formation : Le Diplôme National Supérieur Professionnel de Comédien DNSPC et la Licence Arts du Spectacle, mention études théâtrales, « parcours de comédien professionnel ».
Après avoir validé notre organisation à l’occasion de la délivrance des diplômes des jeunes comédiens de la promotion VI, et même si, comme toute relation partenariale, nos échanges sont en perpétuels questionnement et renouvellement, il nous semble important aujourd’hui, à l’aube d’une nouvelle étape pour notre Ecole, de réaffirmer les fondements de ce partenariat exemplaire.
Ce parcours pédagogique spécifiquement réservé aux élèves de L’Ecole Supérieure d’Art Dramatique du Théâtre National de Bretagne s’organise ainsi : 
Au sein de l’Ecole du TNB, la formation dispensée s’appuie sur une pratique quotidienne et diversifiée des méthodes et techniques de jeu, de stages en condition dite presque professionnelle, d’apprentissage pratique des diverses écritures théâtrales littéraires et scéniques.
Au sein de l’Université, la formation en Arts du spectacle vise à doter les étudiants de bases solides en arts du spectacle. Elle met l’accent sur l’apprentissage et la maîtrise des outils d’analyse. 
La réunion des deux corps d’enseignement a pour objectif un renforcement des capacités professionnelles de nos étudiants. 



lundi 30 janvier 2012

Éric Lacascade, un nouveau projet pour l'École du TNB

Voici les dernières infos à propos de l'école qui change de directeur pédagogique.

atelier E.Lacascade ©C.Ablainatelier C.Letailleur ©C.Ablainatelier C.Letailleur ©C.Ablainatelier E.Lacascade ©C.Ablain




atelier C.Letailleur ©C.Ablain« 2012 sera donc aussi l'année du changement de responsable pédagogique de notre École. Stanislas Nordey, après avoir accompagné 4 promotions entre 2000 et 2012 et permis à l'École du TNB d'être reconnue comme l'une des plus importantes formations théâtrales au plan national et européen, va pour un temps se consacrer à son travail de création pour le théâtre et l'opéra.




Je veux lui témoigner ici, ainsi que toute mon équipe, la grande reconnaissance pour l'immense travail accompli à nos côtés. J'étais plus que satisfait de son action et je ne voyais pas franchement d'obstacle à reconduire notre collaboration… Mais la crainte d'une identification trop forte de notre École à une personnalité, mes envies d'évolutions et de changements pour le TNB m'ont amené à proposer à un autre artiste et pédagogue, Eric Lacascade, le poste de responsable pédagogique pour les trois prochaines années.


Je connais Eric Lacascade pour l'avoir programmé à ses débuts dans le cadre du festival Théâtre en mai à Dijon. J'apprécie ses qualités de metteur en scène et notamment sa direction d'acteur. Formé en particulier à l'École de Grotowski, je sais son goût pour la formation des acteurs et la qualité de son geste pédagogique qu'il a exercé à maintes reprises. Il est par ailleurs aujourd'hui l'un des rares metteurs en scène à pouvoir se targuer de travailler avec une troupe quasi permanente.


Il a accepté ma proposition et s'est d'ores et déjà mis au travail avec enthousiasme et détermination pour s'atteler à la mise en place du nouveau cursus qui passera par le concours en juin 2012, geste inaugural à son arrivée, et a commencé à prendre contact avec des artistes et pédagogues pour poser les premières pierres du nouvel édifice « Nouvelle École du TNB ».

Son arrivée me permet de redéfinir ce que j'attends du responsable pédagogique de l'École :
Il s'agit tout d'abord d'un artiste en activité, reconnu par ses pairs :
Ses principales fonctions concernent :

La pédagogie
-être un pédagogue ouvert à plusieurs courants du théâtre européen
-définir un projet de formation pour cette École acceptant ses principes fondateurs
-être capable de s'intégrer dans le projet artistique du directeur du TNB
-dessiner le cursus où le futur comédien sera confronté à tous les secteurs de la vie théâtrale

Le recrutement d'une promotion
-penser le recrutement qui est essentiel pour s'assurer de la présence de talents qu'il s'agit de faire fructifier
-organiser le concours : définir les modalités, mettre en place le jury sous sa présidence, accompagner et sélectionner les candidats

L'organisation du cursus
-assembler des cours techniques
-mettre en place des master classes : choisir et préparer les intervenants, induire une rencontre optimale avec les élèves

étudier l'ouverture publique
-diriger un atelier de deux mois par an, dont le spectacle de sortie de la promotion
-mettre en place les travaux personnels de 2ème année
-inciter les élèves à participer à la vie sociale et politique
-favoriser les rencontres avec les artistes présentant leurs œuvres dans les salles du TNB
-organiser des rencontres ponctuelles lors de la visite à d'autres théâtres, lors de visites à des expositions
-inviter les élèves à créer avec nous cette École pour chaque promotion

L'évaluation et l'insertion
-effectuer les évaluations individuelles et collectives en liaison avec le Conseil pédagogique et l'Université de Rennes 2
-préparer l'insertion de chaque individu en liaison avec le directeur du TNB


Le dessin de nouvelles perspectives
-développer de nouvelles perspectives pour l'École et notamment à l'international
-participer aux discussions sur l'avenir de l'École et sur les développement en cours de ses missions de formation »

François Le Pillouër (directeur du TNB)




atelier E.Lacascade ©C.Ablainatelier S.Nordey ©C.AblainStanislas Nordey ©C.AblainÉric Lacascade ©C.Ablainatelier E.Lacascade ©C.Ablain

vendredi 27 janvier 2012

SE TROUVER msc. Stanislas Nordey

Voici le pitch de la prochaine création de Stanislas Nordey (notre directeur pédagogique) Avec deux acteurs de la promo 6 et une de promo 7 ! Marine De Missolz, Julien Polet et Marina Keltchewsky pour les nommer.




SE TROUVER
de Luigi Pirandello 
traduction Jean-Paul Manganaro 
mise en scène Stanislas Nordey



Après la formidable réussite des Justes, Stanislas Nordey met en scène pour la première fois Pirandello. Il retrouve au centre de l’oeuvre un personnage de femme délicate, complexe, engagée, comme il les affectionne.

Une célèbre actrice de théâtre, à l’occasion d’une villégiature chez une amie d’enfance, est violemment confrontée à ses fantômes. Donata Genzi, dispersée en de multiples personnages, n’arrive plus à être elle-même, ni même à être ; pour se trouver, elle tente une autre aventure sentimentale et fuit le théâtre. Mais elle ne se réalise pas plus dans la vie que dans son métier…
Pièce bouleversante, Se Trouver est le chaînon intermédiaire entre ces deux sommets du théâtre de Pirandello que sont Six personnages en quête d’auteur et Les géants de la montagne.

Luigi Pirandello
Né en Sicile en 1867, il a écrit nombreux romans, mais il est surtout connu pour son oeuvre dramaturgique. Le 10 décembre 1934, il reçoit à Stockholm le prix Nobel de littérature « pour son renouvellement hardi et ingénieux de l’art du drame et de la scène ». Le théâtre de Luigi Pirandello porte une réflexion sur la vérité, la théâtralité et l’absurdité de la vie.

                                                               Emmanuelle Béart  (Photo Brigitte Enguérand)


Dates : 


TNB Rennes

Salle Vilar, durée 2h30

Mardi 31 janvier 2012 à 20:00
Mercredi 01 février 2012 à 20:00
Jeudi 02 février 2012 à 20:00
Vendredi 03 février 2012 à 20:00
Samedi 04 février 2012 à 20:00
Mardi 07 février 2012 à 20:00
Mercredi 08 février 2012 à 20:00
Jeudi 09 février 2012 à 20:00
Vendredi 10 février 2012 à 20:00
Samedi 11 février 2012 à 20:00

puis...

Toulon, Théâtre Liberté du 16 au 18 février 2012
Paris, Théâtre de la Colline du 6 mars au 14 avril 2012




Avec (enfin) la distribution définitive : 


Collaboratrice artistique Claire-Ingrid Cottanceau
Scénographie Emmanuel Clolus
Lumières Philippe Berthomé
Son Michel Zurcher
Costumes Raoul Fernandez
Coiffures Jean-Jacques Puchu-Lapeyrade

Avec
Emmanuelle Béart (Donata Genzi)
Claire-Ingrid Cottanceau (Elisa Arcuri)
Michel Demierre (Carlo Giviero)
Vincent Dissez (Ely Nielsen)
Raoul Fernandez (Volpes)
Marina Keltchewsky (Nina)
Frédéric Leidgens (Le comte Gianfranco Mola)
Marine de Missolz (Une femme de chambre)
Stanislas Nordey, ou Laurent Sauvage (Salò)
Véronique Nordey (La marquise Boveno)
Julien Polet (Enrico)


Emmanuelle Béart (Photo Brigitte Enguérand)

Assistante Marine de Missolz
Régie générale Antoine Guilloux
Production déléguée Théâtre National de Bretagne, Rennes
Coproduction Compagnie Nordey ; Les Théâtres de la Ville de Luxembourg ; Théâtre de la Place - Liège ; Théâtre National de la Colline - Paris ; Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines – Scène Nationale.

samedi 21 janvier 2012

Tartuffe de Jean-Baptiste Poquelin, dans une msc. de Lacascade.

Parce-que ça aurait été idiot de ne pas parler de ce spectacle voilà qui est est fait. Même si ça a déjà joué, ça tourne alors, il est encore temps d'y aller. De notre petite promo y'a David Botbol qui est dedans :) Et y'a aussi Simon Gauchet de la promo 7 qui joue avec. Alors voilà. En plus Eric Lacascade faut le connaître :)

















Le Tartuffe
De Molière 
Mise en scène Eric Lacascade

Avec : Jérôme Bidaux, David Botbol, Arnaud Chéron, Simon Gauchet, Christophe Grégoire, Stéphane E. Jais, Norah Krief, Eric Lacascade, Daria Lippi, Millaray Lobos, Laure Werkmann.

"L’un des plus grands chefs-d’œuvre de Molière revisité par le brillant metteur en scène Eric Lacascade."

Spécialiste émérite du théâtre de Tchekhov et de Gorki, Éric Lacascade aborde pour la première fois Molière avec Tartuffe, pièce majeure du répertoire du XVII e siècle, lumineusement dévoilée naguère par nombre de metteurs en scène hexagonaux (Mnouchkine, Planchon, Vitez et Sobel, entre autres). Un défi imposant à la mesure de cet artiste qui conjugue puissance dramaturgique et direction d’acteurs éblouissante. Éric Lacascade voit ainsi l’intrigue : tombé sous la coupe de Tartuffe, Orgon lui propose d’épouser sa fille, tandis que Tartuffe, de son côté, tente de séduire Elmire, la femme d’Orgon…
Les alexandrins et les costumes d’époque deviennent «un faisceau de contraintes» dans lequel chacun doit trouver sa liberté. Entouré de quelques-uns de ses acteurs complices (dont Daria Lippi et Norah Krief), le metteur en scène endossera le rôle-titre de Tartuffe, personnage composé comme un révélateur des passions terrestres, trahissant les antagonismes, exacerbant haine et jalousie, dénudant les non-dits au sein d’une famille déchirée.

Un âpre combat, drôle, mais acéré, à l’issue duquel les masques tombent pour dévoiler l’image ambivalente et morcelée de notre condition humaine.











Tournée (dates restantes)

du 25 au 27 janvier 2012 : La Coursive, Scène nationale, La Rochelle
le 31 janvier 2012 : Théâtre Jean Vilar à Saint-Quentin
les 3 et 4 février 2012 : Théâtre Musical de Besançon
du 7 au 10 février 2012 : Théâtre de Caen
du 14 au 18 février 2012 : Théâtre de Saint-Quentin en Yvelines
le 21 février 2012 : Théâtre des Salins, Scène nationale, Martigues
du 27 février au 2 mars 2012 : Grand T, Nantes
les 6 et 7 mars 2012 : Théâtre de Cornouaille, Quimper
les 10 et 11 mars 2012 : Schauspielhaus Zürich (Suisse)
les 14 et 15 mars 2012 : Koeninklijke Schouwburg, La Haye (Pays-Bas)
du 20 au 31 mars 2012 : MC2, Grenoble
du 3 au 6 avril 2012 : Comédie de Reims – CDN
les 12 et 13 avril 2012 : Théâtre du Granit, Belfort
le 17 avril 2012 : Théâtre en Dracénie, Draguignan
le 21 avril 2012 : Scène nationale, Evreux
les 24 et 25 avril 2012 : La Passerelle, Saint-Brieuc
du 2 au 4 mai 2012 : Espace Malraux, Chambéry
du 8 au 12 mai 2012 : La Comédie de Genève (Suisse)
les 15 et 16 mai 2012 : Espaces pluriels, Pau

Collaboration à la mise en scène : Daria Lippi
Assistant à la mise en scène : David Botbol
Scénographie : Emmanuel Clolus
Lumières : Philippe Berthomet
Costumes : Marguerite Bordat
Son : Marc Bretonnière
Régie Générale : Joël L'Hopitalier

Production : Théâtre Vidy-Lausanne
Coproduction : Théâtre National de Bretagne - Rennes, Les Gémeaux - Scène Nationale de Sceaux, Cie Lacascade
La Cie Lacascade bénéfice du soutien du Ministère de la Culture - DRAC Rhône-Alpes, du Conseil Général de l'Ardèche









REVUE DE PRESSE. 
(pour sortir du langage vendeur des théâtres mais pour entrer dans le langage parfois "débile" du journalisme.)
et faut aller voir celui-là pour le titre de l'article : La voix du nord







jeudi 19 janvier 2012

Des nouvelles de Tiny Feet - Emilie Quinquis.



Ce que nous dit EMILIE : "En ce moment je suis en résidence à la goutte d'or sur un projet qui s'appelle "Crash Test". C'est Marc Sens (le guitariste de "Zone Libre") qui a composé la musique, la rappeuse Casey qui a écrit les textes, et moi qui les chante. Sur scène ce sera donc Manu Léonard aux machines, Marc Sens à la guitare et moi au chant. On fait une restitution de résidence jeudi 27/01" Plus d'infos ici : http://www.fgo-barbara.fr/854

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Voici l'article sur Emilie Quinquis paru sur ZikCard.

"Du groove, des volutes de guitare et une voix qui s’enroule autour de tout ça ... nous, on aime.
Alors nous avons voulu vous faire partager la poésie de Tiny Feet, son spleen élégant, ses recherches sonores un peu envoûtantes mais combien sympathique.


Du beatbox, des loops et un énorme travail ... Un band à elle toute seule !

Pourriez-vous nous parler un peu de votre parcours de musicienne ? D'où vient ce nom de Tiny Feet ?

Un parcours de musicienne, je ne sais pas. Mais un parcours, oui. Un chemin rempli de virages. Des virages obligés. Pour éviter de passer à côté des nécessités. Il s'avère que l'un de ces virages passe par là ... 
Comme tout le monde, j'ai commencé à chanter en faisant bouillir l'eau de mes pâtes.
Et puis un jour, cohabitant avec des musiciens, quelqu'un m'a entendue. Ils m'ont poussée entre les boîtes d'oeufs qui insonorisaient le garage, et ils m'ont traînée dans leurs boeufs. 
J'ai chanté le « real book » dans tel et tel bar rennais, mais je n'étais qu'un « fake ». Je n'ai jamais véritablement appris la musique. Je n'ai fait qu'écouter, et tenter une manière de répondre.
Je suis entrée dans une école d'acteurs. Je m'y suis perdue puis trouvée. Je n'avais pas le temps pour apprendre à parler en quintes, mais j'avais l'absolue nécessité de parler en sons.
Alors j'ai arrêté de faire semblant et puis j'ai essayé. Comme j'ai pu. Avec mes casseroles. Tandis que l'eau continuait de bouillir. J'ai cherché un nom. Pour ne pas perdre mes bouts de boucles au fond de mon ordinateur. Il y en a eu. Plusieurs. Sans doute par peur de devoir faire face à quelque chose de définitif. Mais rien de tout cela ne me faisait avancer. Je perdais mon temps à m'occuper de rien, au lieu d'avancer à petits pas, avec mes petits pieds maladroits qui me faisaient sans cesse perdre l'équilibre.
J'ai regardé ma loopstation. Mes chaussures la masquait. Je me suis aperçue qu'elles étaient trop grandes pour moi. J'avais surestimé mes pieds. Il me fallait redevenir honnête et avouer mes « tiny feet »...!!!???!!!...


Ce format « One woman-band », c'est un choix ou un concours de circonstances ?

Je crois que l'on s'arrange toujours pour que les concours de circonstances correspondent aux choix que l'on n'ose pas faire.
Non, parmi mes études, je n'avais pas le temps de m'engager auprès d'autres gens. Ou bien, si, j'aurais pu, mais au risque d'être trop souvent absente. Et au fond cela m'arrangeait bien. Car je ne savais pas faire de musique.
Et triturer des sons seule dans ma maison, cela me permettait de ne pas avoir à me trouver une légitimité. Je n'avais rien à devoir à personne. Le premier instrument que j'ai eu ayant été une basse (ce qui n'est pas des plus pratiques pour jouer seul), j'ai dû me creuser la tête, et j'ai finalement découvert cette petite boîte à pédales appelée « loopstation ».
La nuit je m'enfermais dans des boucles. Je faisais mes plus belles insomnies. Cela me suffisait. Mais un jour, un type audacieux m'a programmée dans son petit festival privé.
Je l'ai su six mois à l'avance mais quinze jours avant je n'avais toujours rien, si ce n'est des boucles d'insomniaques. Je me suis enfermée dans une salle noire que l'on m'avait gentiment prêtée, et j'ai cherché.
Ç'aurait été malvenu d'embarquer quelqu'un dans cette chute libre !

Vous écoutez quoi en ce moment ? Et quelles sont vos influences ?

En vérité je ne saurais dire quelles sont mes influences, dans le sens où cela serait mentir sur ma manière de travailler, qui est somme toute assez naïve. Grand nombre d'artistes m'ont marquée, parfois pour une toute petite note au milieu d'un morceau.
Mais s'il me faut absolument essayer de vous dresser une palette de choses qui m'interpellent en ce moment, je dirais ... Beth Gibbons ne m'a jamais déçue. Au niveau des univers sonores, je pense souvent à Sigur Ros, et aussi à Orka.
Il y a quelques temps, Soap&Skin m'a surprise. Récemment, Tim Hecker m'a hypnotisée. Et si j'essaye de regarder ce qu'il y a de positif en France ... Dans le registre des « one man band », je trouve que Piano Chat fait un travail formidable. Quand je m'interroge sur les parcours des artistes, je réécoute les débuts de Dominique A.
Si la question de chanter en français me revient au visage, je mets NYX de Mansfield.Tya. Et si j'essaye de faire de la guitare, j'entends « L'aurore » de Psykick Lyrikah. Et tant pis si je n'y arrive pas. En attendant j'aurais un peu oublié ce qui paralyse.


Il y a un CD éponyme déjà. En autoprod ? Et une drôle d'histoire autour de la pochette ?

Un CD fait maison, oui. Ou presque. Au départ c'est vraiment une démo, histoire de garder une trace correcte des morceaux à leur commencement.
La plupart ont déjà changé. J'essaye de les densifier au fur et à mesure.
C'est David Hervieu, un guitariste sacrément pédagogue qui l'a enregistrée, mixée etc. Je l'ai rencontré pendant mes études. Je prenais des cours auprès de lui. Il faut bien le dire, je n'étais pas très forte.
Et je crois que sans cette rencontre, je n'aurais jamais osé essayer ces chansons. David a été d'une écoute incroyable, et par sa patience et sa manière d'accepter que l'on veuille faire de la musique sans rien y comprendre au mode phrygien ou je ne sais quel tralala, il m'a permis de laisser tomber toutes les fausses excuses que je me trouvais pour ne pas me jeter à l'eau.
Il continue d'être un appui précieux, ce qui n'est pas négligeable lorsque l'on se risque à un projet solo. Quant à la pochette, c'est Nicolas Hanquet et Angus Johnson qui l'ont brillamment réalisée, à partir de ce qu'ils savent de moi, de ce projet, donc (si l'on met de côté le fait que je me sois sévèrement écrabouillée contre un arbre il y a quelques années) pas d'histoire drôle, juste un échange...

Votre style de musique réclame un énorme travail de synchro. Comment travaillez-vous cet aspect ?

C'est un casse-tête incroyable !!! Mais passionnant ... Depuis quelques temps je m'accroche perpétuellement au tic-tac du métronome pour essayer de me rentrer des rythmes dans le cerveau. De manière générale, j'essaye d'écouter différemment. Par exemple considérer les choses en longueur plutôt qu'en hauteur. Une demi-seconde, et une boucle ne tourne plus rond... En direct c'est assez palpitant. Je suis sur le fil. Et si je tombe, tout l'enjeu est de trouver une jolie pirouette !!! Mais il y a plusieurs morceaux sur lesquels je n'ai pas de tempo régulier. J'aime assez leur flottement. Je crois que je vais aller de plus en plus vers ça...

On sent un peu de nostalgie, de mélancolie rêveuse...c'est une idée que je me fais ? Aura-t-on du Tiny Feet qui claque prochainement ?

Ce n'est pas une idée, non. Peut-être qu'il est plus aisé de s'extasier du passé, à travers le filtre de la mémoire, que d'oser s'émerveiller du présent. Mais au-delà de ça, je ne sais pas si je sais raconter la joie. La vivre, par contre, oui. Alors on ne sait jamais... Peut-être que je finirai par trouver le moyen de la glisser quelque part !?

Allez hop ! Pour finir, un souhait pour cette année 2012 ? (promis, on le répète pas sinon ça ne se réalise pas ;-))

Avoir deux bras en plus !!!"

Cliquer ici pour voir le profil Tiny Feet sur Zikcard et écouter un peu de sa musique du coup ! :)

mardi 17 janvier 2012

La suite de " Dans la solitude des champs de coton " au Mans !

Le spectacle dont vous nous parlions plus tôt rejoue
au Mans du mardi 24/01/12 au vendredi 27/01/12
au Théâtre de l'Ephémère.  (Tel. +33 (0)243 43 89 89)







Et aussi.... un article "critique" sur Pulsomatic, magazine de Nantes, qui devrait vous donner encore plus l'envie d'aller voir, dont voici quelques "perles"  :


"Un travail de mis en scène sobre mais efficace, un jeu d’acteur très bon. Pas mal pour un texte qui donne un peu envie de se tirer une balle. "

" Généralement, quand j’achète de la drogue dans la rue, ça dure dix minutes. Avec Koltès, la transaction dure deux heures !"

" Le texte de Koltès est à la fois aride et enveloppé, ponctué de métaphores ou des comparaisons percutantes, un texte assez noir interprété avec colère par Giuseppe Molino et Simon Le Moullec. Le guitariste Stéphane Fromentin accompagne le duo à la guitare et pédales d’effets, tisse un tapis sonore fluctuant qui emboîte le pas à l’intensité dramatique de la pièce. "

" Pour sa première mise en scène, Marie-Laure Crochant emploie quelques trucs et astuces plutôt efficaces. Le public est autour d’un grand bac de cocaïne où s’ébattent les deux personnages. Des néons encerclent la scène et éclairent la battle par intermittence. On pourrait décrire en détail l’évolution des comédiens sur le plateau. On se contentera de dire : beau boulot de l’ancienne étudiante du Théâtre National de Bretagne [...] "


(extrait de l'article de Tim BLIT ) sur Pulsomatic Nantes.

samedi 31 décembre 2011

Henry VI - Au Trident en janvier 2012. Topo complet.

Des news ! Le spectacle sera joué à Rennes, au TNB, dans le cadre du festival mettre en scène 2012.
Tout les renseignements en cliquant ici. 

Parce qu'on parle sur ce blog de ce que font aussi les collègues des promotions précédentes. Notamment ici on parle de La Piccola et de sa dernière création. Avec pleins d'acteurs de la promo 5 de l'école du TNB. Et aussi Thomas Jolly, le metteur en scène qui est de cette 5éme promo. Alors, voilà. Bonne lecture.


Henry VI [cycle 1]
de William Shakespeare – Thomas Jolly

Du 17 janvier 2012 au 21 janvier 2012
Au Trident à Cherbourg. Cliquer ici pour plus d'infos.
Pour voir le dossier du spectacle. Il faut cliquer là. (pdf)

Un récit stupéfiant, près de vingt comédiens pour retracer cinquante ans d’histoire : l'aventure est à la démesure de l'oeuvre-fleuve de William Shakespeare : trois pièces, quinze actes, douze mille vers et cent cinquante personnages ! Janvier 2012 voit la création du premier cycle d'Henry VI, deux épidodes qui mènent peu ou prou à mi-chemin de l'intégralité. Mis en scène par Thomas Jolly, Henry VI [cycle 1] promet d’être l’un des événements majeurs de la saison du Trident. D'autant qu'il inaugure le Théâtre à l'Italienne dans sa version XXIème siècle, avec un théâtre de troupe, inventif et généreux, qui fait la part belle à la machinerie théâtrale.

Episode 1 ::: Mardi 17/19h30 ::: Vendredi 20/20h30 ::: Samedi 21/15h
Episode 2 ::: Mercredi 18/19h30 ::: Dimanche 22/15h ::: Samedi 21/19h30

Après Arlequin poli  par l’amour de Marivaux (2007), après Toâ de Sacha Guitry (2009) qui reçut le Prix du public, festival Impatience (L’Odéon - Théâtre de l’Europe, Paris), après Piscine [pas d’eau] de Mark Ravenhill (2011), la Piccola Familia s’empare d’un monument et ouvre en grand les bras pour accueillir et conquérir le monde !  Presque vingt comédiens, au moins le double d'amateurs invités sur le plateau : une foule immense, à la démesure de l’œuvre, et à la mesure de l’enthousiasme qui anime cette compagnie dont nous aimons et suivons avec conviction le parcours.


Entretien avec Thomas Jolly

Note d’intention
Voici ce que clame Richard II quand, contraint par la force, il doit remettre sa couronne à Bolingbroke qui lui succèdera sous le nom d’Henry IV :
“Sachez pourtant que mon maître, Dieu tout-puissant,
Dans ses nuages rassemble en mon nom
Des armées de fléaux et qu’elles frapperont
Vos enfants encore à naître et même encore à concevoir...”

Et ces enfants, c’est nous.
Nous qui jouons.
Nous qui sommes joués.
Nous qui faisons jouer.
Nous. Qui arrivons maintenant. Qui sommes arrivés il y a peu. Nous qui, comme ces personnages, tâchons de trouver une place dans le royaume, le découvrir et faire avec ce qu’on en a fait et ce qu’on continue d’en faire, avec ce qu’il en reste. Nous qui ne voulons pas pleurer un passé soi-disant plus brillant, et qui crions notre désir de bousculer un présent, de le croire plus grand, moins lâche, moins injuste et plus libre. Notre royaume en péril nous accable et, nous ne savons pas très bien pourquoi, nous avons choisi de ne pas le subir, et nous savons très bien comment.
En montant Henry VI.
Henry VI - la pièce. Henry VI - le roi. 
Des monuments d’espoir.
Henry est cet enfant qui a raison des adultes.
Henry est l’intelligence qui devra triompher de la bêtise.
Henry est la lumière qui devra résorber l’ombre.
Henry est l’audace qui devra combattre le découragement.
Y arrivera-t-il ? 
Thomas Jolly, septembre 2011



Distrib'
Compagnie La Piccola Familia. Mise en scène et scénographie Thomas Jolly.
Avec Johann Abiola, Jean Alibert, Damien Avice, Bruno Bayeux, Alexandre Dain, Geoffrey Carey, Eric Challier, Flora Diguet, Emeline Frémont, Damien Gabriac, Thomas Germaine, Thomas Jolly, Pier Lamandé, Martin Legros, Julie Lerat-Gersant, Charline Porrone, Jean-Marc Talbot, Manon Thorel. 
Traduction Line Cottegnies. Assistant à la mise en scène Alexandre Dain. Collaboration dramaturgique Julie Lerat-Gersant. Musiques originales et création son Clément Mirguet. Chef décoratrice et construction Christèle Lefèbvre. Costumières Sylvette Dequest et Marie Bramsen, assistées de Emeline Frémont. Coordination technique Marcos Lopez Ortega. Régie générale Guillaume Peset. Régie lumière Léry Chedemail. Création lumière Thomas Jolly et Léry Chedemail.

Et si ne pouvez pas aller voir à Cherbourg. Tournée :
  • 2 février 2012 - La Filature, Mulhouse
  • 3 février 2012 - La Filature, Mulhouse
  • 4 février 2012 - La Filature, Mulhouse
  • 14 février 2012 - Evreux Louviers, Scène nationale
  • 16 février 2012 - Evreux Louviers, Scène nationale
  • 15 mars 2012 - Théâtre de la Foudre Petit Quevilly
  • 16 mars 2012 - Théâtre de la Foudre, Petit Quevilly
  • 12 mai 2012 - Théâtre Charles Dullin, Grand Quevilly

Production La Piccola Familia.
Production déléguée le Trident Scène nationale de Cherbourg-Octeville Coproduction Quai des Arts – Argentan, dans le cadre des Relais Culturels Régionaux, Théâtre d’Arras - Scène conventionnée Musique et Théâtre, Centre dramatique régional de Haute-Normandie Théâtre des deux rives, Théâtre de l’Archipel - Perpignan, Comédie de Béthune (en cours). Avec le soutien de la Région Haute-Normandie, de la ville de Rouen, du département de la Seine-Maritime et de l’ODIA Normandie/Office de Diffusion et d’Information Artistique de Normandie. Ce spectacle bénéficie d'une aide à la production du Ministère de la Culture et de la Communication / Drac Haute-Normandie Avec l’aide du Théâtre Gérard Philipe – CDN de Saint-Denis.