
Blog de la [feu] promotion n°6 de l'école du Théâtre National de Bretagne. Suivez notre blog pour tout savoir de l'actualité des élèves de la promo 6 (et même des autres promotions !) maintenant qu'ils sont sortis de l'école, qu'ils sont libres et sur les routes , de textes en textes, de théâtres en théâtres, de villes en villes et d'aventures en aventures...
jeudi 4 juin 2009
mercredi 3 juin 2009
En pleine présentation !
Réservation obligatoire...
Bon courage à nous tous !
Atelier dirigé par Christine Letailleur
TNB – Studio Ecole/4ème
(durée prévue 2h)
Mardi 2 et mercredi 3 juin à 20h30
Jeudi 4 à 20h30
Vendredi 5 à 18h
Samedi 6 à 19h30
Le Banquet de Platon
ou l'éloge de l'Amour…
Adaptation et mise en scène de Christine Letailleur
Assistant adaptation : Manuel Garcie-Kilian
Avec Benjamin Barou-Crossman, Marine De Missolz, Manuel Garcie-Kilian, Jonathan Genet, Simon Le Moullec, Julien Polet
C'est avec un groupe de jeunes comédiens que j’ai souhaité interroger l'un des dialogues les plus connus de Platon, Le Banquet, afin de faire entendre l'insolence de sa pensée philosophique et toute sa modernité.
Nous sommes à Athènes, il y a 2500 ans… Le bel Agathon organise, pour fêter son succès au concours de tragédies, un banquet au cours duquel, lui, et chacun de ses invités, Phèdre, Pausanias, Aristophane, Socrate… prononcera un éloge de l'amour. Ils s'allongent sur des lits, boivent, parlent de la plus belle des façons, et avec la plus grande des libertés, de l'amour ; ils font des rêves de républiques qui n’existent pas…
Faire entendre le raisonnement philosophique ; l'éloquence et la virulence politique de ces discours ; la fantaisie, l'élégance et le style de la langue ; le banquet comme un badinage philosophique ; la philosophie dans une joute érotique : telle fut, avec cette équipe de jeunes acteurs, ma prétention.
Christine Letailleur.
Atelier dirigé par Nadia Xerri-L.
TNB – Salle Guy Parigot
(durée prévue 2h)
Mercredi 3 juin à 20h30
Jeudi 4 à 18h
Vendredi 5 à 20h30
Samedi 6 à 17h
Les Mains d’Edwige au moment de la naissance de Wajdi Mouawad
Mise en scène de Nadia Xerri-L.
Scénographie de Caroline Foulonneau
Avec David Botbol, Christelle Burger, Laurent Cazanave, Yoan Charles, Julie Duchaussoy, Vanille Fiaux
C’est au travers d’un travail sur la langue et l’interprétation d’acteurs que Nadia Xerri-L. envisage la conduite de son atelier. Poursuivant leur découverte d’auteurs contemporains par une confrontation à l’écriture singulière et saisissante de Wajdi Mouawad, les jeunes interprètes sont appelés à « donner à vivre », par le geste amoureux du jeu, la tragédie qui se tisse dans Les Mains d’Edwige. Celle-ci attend le retour désespéré de sa sœur Esther disparue depuis 10 ans et refuse de participer aux funérailles fictives que sa famille organise au salon pour elle, préférant s’enfermer dans la cave… Lors de cette nouvelle rencontre, c’est dans le passage au Verbe incarné que chacun pourra investir l’émotion rendue par « l’équilibre magnifique mais périlleux » du comédien au plateau, équilibre fragile qui renvoie à notre humanité commune.
vendredi 29 mai 2009
jeudi 28 mai 2009
mercredi 27 mai 2009
lundi 27 avril 2009
dimanche 26 avril 2009
Les Molières 2009
Suspense...
Molière du metteur en scène
STÉPHANE BRAUNSCHWEIG – pour Tartuffe
BENOÎT LAVIGNE – pour Baby Doll
CHRISTOPHE LIDON – pour Le Diable rouge
DIDIER LONG – pour Equus
STANISLAS NORDEY – pour Incendies
CHRISTIAN SCHIARETTI – pour Coriolan
Alors ? Va l'avoir ou pas ?
20H35 sur France 2...
dimanche 12 avril 2009
dimanche 5 avril 2009
Essai sur le rien
Rien.
Rennes, on est en mars 2009.
On me dit le rien, je me demande : c'est inspirant ?
Trêve de ces vieilleries du genre : l'artiste est un être qui s'inspire.
Moi, je ne m'inspire pas, j'attends.
C'est amusant, ça fait 5 jours que je n'ai vu ni personne ni rien si ce n'est l'écran de mon ordinateur. Et du coup, sous le coup d'une certaine joie du désespoir j'ai continué à écrire. Mais plutôt sur des histoires d'amour tu vois, le meilleur endroit a mon avis pour exciter un certain vide, un certain rien justement. Je veux dire, si ce n'est des agitations sentimentales.
Bref et oh, je me souviens. J'avais un truc qui s'appelait "un rien plein". J'ai tout perdu quand mon disque dur externe s'est fracassé sur le carrelage. Du coup, il ne reste plus rien. Rien du texte qui parlait du rien. Perdre un texte qui entrait en plein dans le thème, quel dommage.
Bon j'hésite et donc, j'attends. Pas d'être inspiré par le rien, juste à atteindre cette limite ou la joie s'immisce doucement dans le désespoir tu vois ?
Quelques secondes et je commence à écrire :
Première ébauche d'un rien
«Peut-être une Malboro»
(On va le faire dans le réalisme, une pointe de romantisme aussi. Enfin un peu. Y'a 2 garçons là dans fiction : Maxime et le garçon avec des bouclettes.)
[Notre Maxime est sur une plage.
Une plage avec du sable mais doux t'y crois pas.
Les vagues sont des vagues d'Atlantique.
Quelques bouts d'herbes en haut de la dune frémissent c'est le vent.
Il est assis les mains qui tiennent les genoux.
Dans son dos derrière la dune y'a un camping et c'est assez difficile à dire comment il a mal.
Fatigué.
Il va alors s'allonger.
Mais d'abord se faire une petite bosse de ce sable mais doux t'y crois pas.
Et puis la nuque sur la petite bosse.
Et puis penser.
Il pense à hier-soir.
A lui au milieu de ce bar.
A ce ponton tellement sous la lune qu'on aurait dit de la fiction.
Il pense encore.
Il pense à cette odeur d'algue à ces rochers à elle et voilà.
Il pense toujours.
Il pense à cette forêt d'épine marcher avec cette fille c'était pas du banal et toujours mal à...
Il s'est endormi.
Tiens des mouettes passent.
Du temps et des mouettes.
Et là y'a un garçon avec cheveux gras avec sac à dos avec regard caché par belles bouclettes.
Il entre dans le paysage et vient s'allonger pas très loin de notre Maxime.
Et c'est sans bosse sous la nuque qu'il va lui aussi s'endormir.
Les nuages sont toujours des nuages qui passent.
Ça dort dur.
Les nuages sont toujours des nuages qui passent.
On est sur une île.
Les nuages sont toujours.
Maxime se réveille.
Ce garçon à côté il le connait.
Maxime l'observe calme.
Quelques secondes et :
Non connais pas.
Et souvent les gens qu'on aime regarder à leur insu se réveillent.
Alors bien sûr le garçon avec des bouclettes se réveille.
Lui la main sur le front dit salut.
On se dit salut sans grandes émotions.
Et parce que c'est une belle image on les voit tous deux face à l'eau.
Presque noire l'eau et leurs yeux pareil pareil la douleur.
Et comme souvent notre Maxime n'ose pas en dire plus.
Il va partir parce-qu'une rencontre de ce genre-là ça le tue.
Il rentre au camping rien n'a bougé.
Ni le petit siège en plastique ni les serviettes avec les dauphins dessus.
Ça sèche.
Plusieurs possibilités :
pleurer /
allumer une Philippe Morris /
ou bien /
rien.
Et effectivement rien /
Ou peut-être /
Peut-être /
Peut-être une Malboro.]
© Manuel Garcie-Kilian
lundi 23 mars 2009
/ et aussi /
Stanislas / Article Libé / Rencontres de Rennes / Sortir de la crise /
(Petit commentaire : Visez la posture ! )«A Rennes, à Lyon, à Marseille, on voit des salles pleines»
Vous parlez de campagnes de décrédibilisation visant la démocratisation de la culture. A quelles « attaques » vous référez-vous ?
Ce qui me frappe tout d’abord, ce sont des dizaines d’ouvrages parus sur la crise de la culture, l’échec de la décentralisation théâtrale, etc. Ils sont écrits de façon à dramatiser quelque chose qui aurait échoué. Nous, de l’intérieur, on perçoit cela comme l’appréciation d’un microcosme parisien qui n’a rien à se mettre sous la dent.
Le rapport Latarjet sur l’avenir du spectacle vivant en France va dans le même sens. Depuis sa parution en 2004, les gens qui travaillent sur les questions culturelles dans les partis, que ce soit au PS, à l’UMP, et même au Modem, pensent qu’il faudrait déboulonner les statuts des politiques culturelles de Malraux et Lang. C’est devenu une sorte de petit jeu à la mode qu’on répète en boucle. Mais quand on est à Rennes, à Lyon, à Marseille on voit des salles pleines et des publics de plus en plus différents. Evidemment, à Paris, avec 400 théâtres, toutes les salles ne se remplissent pas chaque soir. Ce mauvais procès ne correspond pas à ce qui se passe réellement sur le territoire.
Vous êtes également directeur de l’école supérieure du TNB. Quel état d’esprit percevez-vous chez vos élèves, en ce qui concerne leur avenir professionnel?
Concrètement quand on les accueille, on est plutôt optimistes parce qu’on sait que dans la culture il y a un gisement d’emplois : le théâtre en milieu rural, le théâtre d’intervention, le théâtre dans les prisons, les interventions culturelles auprès des jeunes. Il y a énormément de boulot. Donc finalement, on n’observe pas du tout ce sentiment dépressif chez ces jeunes, c’est même plutôt le contraire. Dans la culture dès qu’on injecte un petit peu d’argent, il y a en réaction une explosion de créations d’emplois. Le biais de l’intermittence, notamment, permet cela.
Face à la crise actuelle, dans quelle posture se trouve la culture ?
Pour le moment, la crise fait que les gens sortent. Très concrètement du point de vue de la fréquentation des salles il n’y a pas de baisse, on voit même des hausses. Mais nous ne sommes pas dupes non plus, des vagues secondaires arriveront forcément. Au final, on est beaucoup plus atteints par la stagnation des politiques culturelles qui ont fini par nous enlever des possibilités d’agir. Pour le moment, dans nos métiers, l’exception culturelle nous protège. Nous avons des barrières solides qui font qu’on n’est pas touchés directement. Aux Etats-Unis, la culture est presqu’entièrement appuyée sur le mécénat. Mais comme il vole en éclats, les musées ferment, vendent leurs œuvres et les saisons d’opéra s’annulent. Alors qu’en France, dans un fort système étatique, on résiste beaucoup mieux.
Si vous comparez les conditions de travail d’aujourd’hui et celles du début de votre carrière, quels sont les grands changements ?
Lorsque j’ai commencé, les artistes étaient vraiment au centre. Par exemple dans les années cinquante, toutes les personnes qui ont créé ces grandes maisons comme le TNB étaient des artistes. Pas des directeurs de théâtre. Ces quinze dernières années, les intendants, les directeurs administratifs ont pris beaucoup de place. Cela se traduit souvent par moins de prises de risques, moins de chances données à des jeunes artistes qui démarrent. Du coup, les jeunes artistes qu’on voit émerger aujourd’hui, sont plutôt des néoclassiques et moins des jeunes inventeurs.
L’autre changement, c’est que les artistes sont moins identifiés comme étant les premiers porteurs du mouvement culturel. La fonction d’opérateurs culturels se développe beaucoup, ils sont très nombreux. Je ne suis pas contre, mais il faut qu’ils restent à leur place. Parce qu’en prenant le pas sur l’artiste dans ce monde professionnel, quelque chose dévie.
mercredi 18 mars 2009
samedi 7 mars 2009
Méditation Dada
dimanche 1 mars 2009
Manifeste du 28 Février 2009
Être au commencement à chacun de nos actes
les plus faibles. Nous nous déclarons à partir
d'aujourd'hui entrant dans l'art par la grande
porte à dégonder, supprimer leurs objectifs sécuritaires, passage à eau, avec cris de marmotte à chaque entrée.
Corps où enveloppes désintoxiquées de l'image. En finir avec les premières. Rapport humain obscène à vue plus
caché mais aussi contre le convenu des
emotions. Emotions et sentiments du commerce.
Revoltante cette fausse vérité.
Et puis vivre ! Comme des
enfants capables d'exprimer le terrible noeud
pestitentiel d'amour inexprimable !
Allumer le
lampadaire Implant mammaire Que sais-je ?
Il est fort désagréable que la nudité soit reléguée au rang du privé et de l'intime. Ton corps est Mon corps, tu as des seins et je n'en ai pas, il est donc normal de se contempler, de se toucher et de se mélanger. Le chair comme énergie de rassemblement et force de réaction est donc autoproclamée.
Entre nous rien n'est impossible. Entre nous tout se dit. Tout se fait.
Rien ne se créer tout se transforme et vice et versa. Silence ! C'est terriblement simple. Faire pour ne pas faire.
En outre, si tout est affaire de coucherie, toujours, ma foi, couchons,
s'il faut nécéssairement être contre
pour faire de l'art, car si nous ne sommes pas
1 nous sommes 9.





























