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jeudi 14 avril 2011

Quelques "apparitions" d'Emilie Quinquis dans "Numerica Rockestra" à Rennes.



R.one et Ash-K(Accoustic Blues Bossa)+ NUMERICA ROCKESTRA (Rock electro Trip Hop)+ THAVIUS BECK (Electro-Rock-Hip Hop)



Numerica Rockestra : alliant machines dynamiques, guitare puissante, violoncelle aux envolées surprenantes, ce groupe rennais revient sur la scène du Jardin Moderne pour présenter (enfin) son 1er album intitulé At(h)ome, melting pot rock-electro-hip hop.
Thavius Beck : fort de ses collaborations avec Saul Williams, Busdriver et K-The-I, ce rappeur/producteur, signé sur le label Big Dada, est un spécialiste des sons déstructurés aux Bpm affolés : entre hip-hop, électronique, rock et sons futuristes west coast. Pour introduire la soirée, une surprise est en cours de programmation...



samedi 16 avril · 20:00 - 23:00


Au jardin Moderne à Rennes







mercredi 23 mars 2011

Laurent Cazanave, nominé aux Molières.

Molière du jeune talent masculin :

Grégory Benchenafi
Mike

Laurent Cazanave
Brume de dieu

Benjamin Jungers
La Maladie de la famille M.

Guillaume Marquet
Le Dindon

Davy Sardou
Le Nombril

Liste complète en pdf en cliquant ici.


No comment.
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dimanche 6 mars 2011

Un jour en été

De Jon Fosse




Où sont les morts ? Comment leur parler ? Comment les retrouver ? Une femme attend son mari. Il a disparu en barque sur un fjord. Pendant toute une nuit, son inquiétude ne cesse de grandir. Ses amis ne parviennent pas à l’apaiser. Il ne reviendra pas, malgré les recherches. Elle l’attendra toute une nuit, elle l’attendra toute sa vie… Après Rêve d’automne dans la mise en scène de Patrice Chéreau, l’occasion de découvrir un texte du même auteur par une jeune metteur en scène pleine de promesses.

Avec
Anne-Sophie Sterck La jeune femme et La femme âgée
Julie Duchaussoy La jeune amie et L’amie âgée
Maxime Kerzanet Asle
Yoan Charles L’homme
Guillaume Martigné Violoncelle

Représentations à la Chapelle du Grand T à Nantes.

Du lundi 14 au vendredi 18 mars à 20h
durée du spectacle 2 h environ

RENCONTRES ET CONFERENCES AUTOUR DU SPECTACLE

-Conférence sur Jon Fosse
par Charlotte Bucharles
mercredi 19 janvier 2011 à 18h
à la billetterie du Grand T, passage Pommeraye (entrée libre) _


De
Jon Fosse
Traduction du norvégien
Terje Sinding
Mise en scène
Charlotte Bucharles
Collaboration artistique
Igor Bucharles
Création lumières
Pauline Guyonnet
Régie lumières
Jean-Christophe Guillemet
Réalisation des costumes
Valérie Bigeard
Construction du décor
Ateliers du Grand T

Production La Compagnie de l’entre Coproduction Le Grand T - Scène conventionnée Loire-Atlantique, Théâtre d’Arras - Scène conventionnée musique et théâtre, et avec la participation du Théâtre National de Bretagne
Avec le soutien de la Maison des Associations du 3ème arrondissement de Paris, avec la participation artistique du Jeune Théâtre National, avec la participation artistique de l’ENSATT, et avec l’aide de la SPEDIDAM
LA SPEDIDAM est une société de perception et de distribution qui gère les droits des artistes interprètes en matière d’enregistrement, de diffusion et de réutilisation des prestations enregistrées.
Un jour en été, dans la traduction de Terje Sinding, est publié aux éditions de L’Arche, 2000. L’Arche est éditeur et agent théâtral du texte représenté.



La Terrasse, entretien avec Laurent Cazanave et Julie Duchaussoy.

Pour le Hors-Serie "Formations Artistiques", nos deux camarades ont été interviewé. Voici ce qui a été gardé dans le journal.


Entre sécurité et angoisse





Julie Duchaussoy a vingt-six ans. Cette jeune comédienne a été formée à l’Ecole de Théâtre du TNB, à Rennes, sous la houlette de son directeur, Stanislas Nordey.

Une école est souvent influencée par la personnalité de son directeur. Que dire de Stanislas Nordey ?

Julie Duchaussoy : L’identité de l’école tient beaucoup à sa personnalité. A l’arrivée dans l’école, on a passé un mois avec lui, en travaillant à la table. Il nous lisait des textes sur le théâtre, nous racontait des anecdotes, nous énonçait des sortes de règles d’or : un acteur doit être intelligent et heureux ; il doit être généreux. Il parlait d’hospitalité aussi, nous invitant à accueillir les metteurs en scène, les intervenants et les méthodes. Ça m’a donné envie d’être souple. J’ai apprécié qu’on nous annonce qu’on ne nous mettrait pas en danger. Il n’y avait pas de représentation publique à la fin des ateliers. On n’avait pas vraiment de pression. Avancer d’un demi centimètre, c’était déjà bien ! Mais en même temps, ça m’a causé une sorte d’angoisse permanente parce que j’avais l’impression d’être sous une loupe qui nous regardait grandir !

« Peut-être faudrait-il une école sans murs… »

Quelles étaient les conditions matérielles de la formation ?

J. D. : Une formation se fait dans un lieu. Mais demeurer toujours dans le même lieu est parfois déroutant parce qu’il est difficile d’y vivre quelque chose de très fort pour le retrouver ensuite avec un autre intervenant. Je me disais qu’il aurait été intéressant que chaque atelier ait lieu dans un endroit différent. Ça fait un an que je travaille et que cette idée se confirme en moi : arriver dans un lieu inconnu à chaque fois, ça rend libre. Pendant la formation à l’école, on nous a envoyés à Liège dans le cadre du projet d’échange Prospero : j’ai beaucoup appris de cette aventure.

Qu’avez-vous appris après l’école ?

J. D. : Après l’école, j’ai suivi une formation d’une semaine avec Lupa. C’était passionnant ! Mais à un moment, j’ai éprouvé le besoin de travailler, et j’ai fait un bond énorme en me sentant désirée par quelqu’un qui m’engage. Le statut d’élève, paradoxalement, ne m’aidait plus. J’avais peur, peur d’avoir peur, et depuis que je travaille j’ai beaucoup moins peur. A l’école, personne ne vient vous voir jouer, donc vous ne vous sentez pas obligé, pas engagé. Or, c’est très excitant d’être obligé ! Maintenant que je travaille, je ferais volontiers des ateliers pour continuer à apprendre. Apprendre avec Lupa, c’était bien parce que c’est quelqu’un d’ailleurs. Cela a manqué dans ma formation. Les Français apprennent aux Français à faire du théâtre. Peut-être faudrait-il une école sans murs…

Propos recueillis par Catherine Robert

Apprendre le dialogue





Formé à l’école des Enfants de la Comédie dès l’âge de cinq ans, Laurent Cazanave, jeune comédien de vingt-deux ans, a suivi les cours de l’Ecole de Théâtre du TNB, à Rennes.

Que retenez-vous de votre formation à l’Ecole du Théâtre du TNB ?

Laurent Cazanave : Ce que je retiendrai surtout de ces trois ans, c’est que la formation se fait avec des artistes en activité, qui sont aussi des employeurs potentiels. De vraies rencontres ont lieu et les metteurs en scène questionnent leur travail avec nous. La formation n’est pas seulement théorique mais offre des conditions de répétition qui impriment un rythme de travail et de vie. C’est une école où on travaille comme dans un laboratoire. Il n’y a pas de programme fixé à l’avance : tout se fait en fonction de l’avancée des élèves. On travaille essentiellement sur le théâtre contemporain et peu sur le théâtre classique, mais en fonction des rencontres, on touche à plusieurs formes de théâtre (textes purs, poésie sonore, danse, marionnettes, récit) et on découvre plein de choses. A la sortie, cette vision des différents théâtres permet de choisir son théâtre. Le TNB travaille beaucoup sur la personne, l’être humain au plateau. On est incité à partir de soi et de ce qu’on est, ce qui n’est pas forcément facile à mettre en place quand on est acteur. Les élèves apprennent à dialoguer avec le metteur en scène et à apporter leur pierre au spectacle.

« Dans ce métier, on continue toujours à apprendre. »

Avez-vous continué d’apprendre après l’école ?

L. C. : Je me rends compte qu’il y a des choses que je pensais connaître et que je redécouvre avec le recul. Après l’école, assez sécurisante, on continue à apprendre et à progresser. Et puis on apprend à gérer le statut d’intermittent, à choisir des projets. Tout le côté administratif de la profession, on ne l’apprend pas à l’école. Dans ce métier, on continue toujours à apprendre. J’espère avoir toujours envie d’apprendre et d’apporter ma vision au metteur en scène comme lui m’apprend des choses. Rennes m’a appris ça : le dialogue. Mais tout l’apprentissage reçu a été possible parce qu’avant le TNB, l’école des Enfants de la Comédie m’en avait donné envie. Il faut d’abord acquérir la passion et l’amour de ce métier.

Propos recueillis par Catherine Robert

vendredi 18 février 2011

«Il faut arriver à vivre au présent»

Nous en parlions ici , maintenant, ça joue !

Nadia Xerri-L. nous revient avec une histoire de famille, d’amour, d’hommes et de… football ! Des années après un match historique, d’anciens internationaux de l’équipe de France se retrouvent. Ce ne sont plus les célébrités d’autrefois, leurs vies ont changé de cours. Que deviennent les joueurs ? Comment vivent-ils le retour à un certain anonymat ? Sur le fond d’une fête forcée et nostalgique, un double coup de théâtre se prépare, qui ne laissera personne intact.





Dans un décor aux lumières changeantes, des comédiens à fleur de peau

-Ecriture et mise en scène : Nadia Xerri-L.
-Avec : David Botbol, Bertrand Ducher, Olivier Dupuy, Shams El Karoui, Vanille Fiaux, Hervé Guilloteau, Clara Pirali, Jean-Jacques Simonian.
-Livre édité disponible chez Acte-Sud

Tournée 2010-2011 15 au 17 février 2011 : Le Volcan – Le Havre (création) 1er et 2 mars 2011 : Théâtre de l’Agora – Evry 11 mars 2011 : La Coupole – Saint Louis 15 au 18 mars 2011 : Le Granit – Belfort 25 mars 2011 : Théâtre de Brétigny 5 avril 2011 : La Piscine – Châtenay-Malabry 6 mai 2011


dimanche 30 janvier 2011

Théâtre des Quartiers d’Ivry / Bruno Meyssat / Avec aussi Anne Sophie Sterk...

Bruno Meyssat met en scène la catastrophe écologique après le naufrage de la plateforme BP aux USA


Le 20 avril 2010, dans le Golfe du Mexique, peu avant 22 heures, une explosion suivie d’un très violent incendie ont ravagé la plate forme pétrolière Deeepwater Horizon. Elle sombrera le lendemain. Sur les 126 travailleurs présents, 11 ont disparu et 17 ont été blessés. Inventer/proposer un spectacle dont le sujet est un fait de société qui émerge – ou revient avec insistance – dans la presse – lors des mois qui précéderont les répétitions. Choisir “ ce fait ” en privilégiant son caractère de symptôme du monde où nous vivons. Certains événements qui surgissent ou s’installent dans l’espace collectif (un monde extérieur) ont d’étroites correspondances avec ce qui se passe de façon contemporaine à l’échelle de l’individu (un monde intérieur). Ils viennent matérialiser dans l’espace (celui où on peut se déplacer) ces forces agissantes qui nous habitent ou tourmentent nos vies privées. Dans le “ grand jour ” du monde paraissent ces sensations obscures et innommées de nous-mêmes. L’actualité nous tend comme un bilan biologique de ce qui nous atteint, car l’actualité nous atteint.  Le metteur en scène Bruno Meyssat est parti de ce naufrage en s’appuyant sur des faits précis. Un travail presque journalistique. Et d’ailleurs dans le spectacle vous allez entendre une voix connue, la correspondante aux USA de Radio France, Fabienne Sintès. Bruno Meyssat s’est longuement entretenu avec elle, et il s’est inspiré de la réalité factuelle pour en tirer une matière théâtrale.

Le Monde extérieur
Macando 1952
Conception et réalisation
Bruno Meyssat
assistante
Véronique Mailliard
scénographie plateau
et lumière
Pierre-Yves Boutrand
Bruno Meyssat
Olivier Mortbontemps
Franck Besson
univers sonore
David Moccelin
avec
Gaël Baron
Pierre-Yves Boutrand
Julie Moreau
Anne-Sophie Sterck
Marie-Laure Vrancken
Théâtre des Quartiers d’Ivry
2 > 12 FÉVRIER 2011
à 20h sauf le jeudi 19h – relâche dimanche 6 Février
lieu des représentations
Studio Casanova
69 av Danielle Casanova à Ivry-sur-Seine
Métro ligne 7 Mairie d’Ivry – RER ligne C Ivry-sur-Seine

mercredi 26 janvier 2011

En ce moment, à la Colline, Bulbus mis en scène par Daniel Jeanneteau (avec Julien Polet notamment...)

Bulbus



de

Anja Hilling

mise en scène et scénographie

Daniel Jeanneteau

collaboration artistique et lumières

Marie-Christine Soma

avec
Ève-Chems de Brouwer, Dominique Frot, Johan Leysen, Serge Maggiani, Julien Polet, Marlène Saldana
création

Grand Théâtre
du 19 janvier 2011 au 12 février 2011
du mercredi au samedi à 20h30, le mardi à 19h30 et le dimanche à 15h30
Photo © Élisabeth Carecchio
“Au-dessus autour de nous la glace.
À côté de moi la femme que j’aime.
Je ne sais pas qui elle est, mais elle
est nue et moi de même.”
À Bulbus, au pied de la montagne, la vie suit son cours. Ici il y a l’hiver, mais la maladie est un mot inconnu et le médecin un être de légende. Les gens de Bulbus paraissent simples ; le soir, sur la piste de curling, ils parlent de leurs affaires, du temps, des poules, rarement d’eux-mêmes. Manuel et Amalthéa s’y croisent pour la première fois, jeunes gens marqués au dos par la foudre et qui semblent saisis d’un amour gémellaire. Pour eux, à Bulbus il fait froid, très froid. Comme pris dans la glace, le temps paraît figé. Village fantôme d’un passé qui ne peut ou ne veut pas passer, Bulbus incarne le symptôme d’une pathologie oublieuse, mise en scène sous la forme d’un conte mêlant la trivialité du réel au mystère. Pour Daniel Jeanneteau et Marie-Christine Soma, ce conte a la grâce inquiétante des paysages nordiques, mais aussi la noirceur d’une trame policière. Dans un monde d’apparence simple, il laisse affleurer le poids de la mémoire gelée, qui empêche une génération de succéder à l’autre, et la piège dans son désir d’oubli. Bulbus somnole, mais laisse percer sous la glace une pulsation de vie. Anja Hilling écrit comme on parle, son théâtre, narratif autant que suggestif, est doué d’une vive invention ; théâtre d’épidermes écorchés et d’émotions brutes, il est aussi d’une profonde poésie.
Photo © Élisabeth Carecchio

Lumière d'août "prend" la Bastille... Avec "notre" Duchaussoy. (Pas Julia, mais Julie... :)

Les Dirigés face au changement, Propriété, Peloton, Cabaret Quéquette.
Dans le cadre de HORS-SERIE III
Alexis Fichet / Bérengère Lebâcle


TEXTE  LAURENT QUINTON               
MISE EN SCÈNE  ALEXIS FICHET               
DISTRIBUTION  JULIE DUCHAUSSOY ET BÉRENGÈRE LEBACLE                   

>> programmé dans le cadre du festival Hors Série au Théâtre de la Bastille
>> du 21 au 2février 2011 à 21h (relâche le 23)




Ces propositions alternent critique sociale et jeux de formes artistiques pour s’achever sur un très jouissif Cabaret Quéquette, un récital surprenant au service des mots du poète Christian Prigent.
Texte et entretien avec Alexis Fichet – Compagnie Lumière d’Août

Aude Lavigne : Alexis Fichet, c’est la première fois que vous présentez le travail de la compagnie Lumière d’août au Théâtre de La Bastille. C’est une compagnie encore jeune, créée en août 2004, racontez nous vos débuts.

ALEXIS FICHET : Nous sommes six personnes au sein de la compagnie : Nicolas Richard, Alexandre Koutchevsky, Juliette Pourquery de Boisserin, Laurent Quinton, Marine Bachelot et moi–même. Nous nous sommes tous connus à l’université 22 à Rennes en faculté de lettres. Nous faisions partie de l’association de théâtre qui s’appelait Amphi-théâtre et certains d’entre nous animaient une revue littéraire intitulée Le Panier de crabe. Mais ce qui nous a vraiment soudé, c’est la participation à une sorte de grand « raout » organisé par Roland Fichet, mon père, auteur et metteur en scène à Saint-Brieuc. Intitulé Pièces d’identités, c’était un événement qui reposait sur des commandes d’écriture passées à des jeunes auteurs, comme Eléonore Weber,par exemple. Cette expérience nous a permis de voir que nous étions vraiment amis et que nous avions envie de faire des choses ensemble. Ce qui est important, c’est que nous discutons avec facilité et sans rivalité de notre travail, nous pouvons critiquer le texte de l’un ou de l’autre sans que personne ne s’offusque. C’est l’esprit de base de notre compagnie : un espace de dialogue critique. Depuis, deux fois par an, nous nous réunissons tous les six dans une maison, loin de Rennes où nous vivons, et pendant une semaine nous discutons du travail et de nos vies.



Aude Lavigne : Qu’est -ce qui vous réunit artistiquement ?

ALEXIS FICHET : La différence par rapport à d’autres compagnies de théâtre, c’est que dans notre groupe, il n’y a pas de comédiens, mais des gens qui écrivent. C’est une compagnie d’auteurs, même si trois d’entre nous sont aussi metteurs en scène et que Nicolas Richard performe ses textes. Comme le nom de notre compagnie l’indique, Lumière d’août - titre du roman de William Faulkner -, notre référence de départ est plus la littérature que le théâtre. Ce qui signifie que nous croyons dans le fait qu’une langue, la manière dont on parle, dont on dit les choses, fait aujourd’hui sens et que c’est ça qu’il faut entendre. Il s’agit d’abord d’écrire et ensuite nous réfléchissons à comment le partager. C’est pour cette raison que nous avons développé de nombreuses formes théâtrales, courtes ou longues, lues ou jouées, proposées dans différents espaces, bus, aéroport, bar, théâtre. Le théâtre est un moyen qui permet de partager des types d’écritures très différentes. La spécificité de Lumière d’août c’est donc écrire avec le souci de trouver la meilleure forme pour partager ces écritures. Nous ne souhaitons pas rester entre nous et dès la première année, comme nous n’avions pas d’argent, nous avons fait des lectures tous les mois dans des lieux différents. Nous avons compris que le théâtre, au sens large, permet de faire entendre des écritures pointues, bizarre ou jeunes dans des endroits où, soit disant, on ne pouvait pas les faire entendre. Ainsi un texte comme Façade de Nicolas Richard, une poésie parfois très abstraite qui repose sur une description répétitive d’immeubles, a été lu dans une boucherie, ou les pieds dans un étang. Ce qui ne veut pas dire que la salle noire ne soit pas parfois la meilleure condition pour faire entendre un texte.

Aude Lavigne  : Comment pourriez -vous nous présenter le programme que vous proposez au Théâtre de la Bastille ?

ALEXIS FICHET : Nous avons dû faire des choix. C’est un programme qui correspond à un des axes importants que nous menons au sein de la compagnie et que nous appelons « DI-VI-SI-ON-LI-RE » . C’est un champs qui est admiratif de la poésie sonore. Ce n’est pas à strictement parler de la poésie sonore, qui est un travail sur la déstructuration du langage, mais ce sont plutôt des expériences liées à l’acte oral. Comment mettre son corps dans une lecture, avec quelle énergie dit-on un texte … c’est l’endroit de la langue performée. Le programme est donc une suite de petites formes performatives qui commence avec un texte de Laurent Quinton que j’ai mis en scène et qui s’appelle Les Dirigés face au changement. C’est un petit texte rapide qui tourne autour d’une seule idée : aujourd’hui les dominants assument de manière décomplexée le tort qu’ils font aux dominés. A partir de la phrase de Patrick Lelay «  ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau disponible », Laurent Quinton met en parallèle un meurtrier qui avoue ses crimes sans vergogne. C’est une pièce assez simple, assez drôle mais qui pose des choses assez graves finalement. On voit bien, par exemple, comment la gauche actuelle est désemparée face à cette politique qui annonce ses forfaitures à l’avance. C’est la forme la plus théâtrale de la soirée. Ensuite viennent deux lectures/performances. Dans Propriété, nous nous amusons à brouiller les pistes. Avec Nicolas Richard, nous lisons tous les deux un texte de manière synchronisée et le spectateur ne sait pas à qui attribuer le texte. Nous entremêlons nos textes en quelque sorte. Dans Peloton, Nicolas Richard est seul. Il propose un ensemble de textes courts de formes et de sujets très variables. Et puis la soirée se termine sur un vrai cabaret,Le Cabaret Quéquette, sur de textes de Christian Prigent. C’est un auteur que nous aimons beaucoup, un des premiers avec lequel nous avons travaillé. La comédienne Bérangère Lebâcle et le guitariste Jérémie Cordonnier ont composé des chansons avec ces textes. C’est une fois de plus une manière vivante et jouissive pour entendre des écritures recherchées.
La soirée est très stimulante et même si elle ne montre pas tout le travail de Lumière d’août, on perçoit bien les circulations qui existent entre nous. Il y a une atmosphère familiale que nous aimerions partager avec les gens.


EXTRAIT
A. (regarde autour de lui et s’assure qu’il est tout seul.) — Pour Baudrillard, la parole de Patrick Lelay crée une petite révolution dans l’histoire des luttes sociales en France. Jusqu’alors, les dominants prenaient le soin de dissimuler leurs actions les plus néfastes derrière un voile d’hypocrisie ou de mensonge. Lorsqu’ils faisaient quelque chose qu’ils savaient être moralement ou socialement condamnable, ils ne l’avouaient pas. Il y avait une sorte de culpabilité qui les obligeait à l’hypocrisie. Ce qu’a inauguré Lelay, c’est exactement le contraire : la déculpabilisation. Ce qu’on appelle ces jours-ci : la droite décomplexée. Et…
(A. entend un bruit. Il se retourne. Rien. Reprend.)
A. — Et, selon Baudrillard, ce changement qui a l’air psychologique au premier abord, est en fait stratégique. C’est une stratégie, perverse, des dominants pour contrer la critique sociale et morale.
(B. s’approche doucement de A., sans que A. l’entende.)
A. — Parce que ce qui change aussi en fait, c’est le rôle de la critique sociale et morale. Jusqu’alors, cette critique se faisait fort de débusquer les actions malfaisantes des dominants. La critique sociale et morale, de gauche surtout, jouait un rôle de dévoilement de la vérité du capitalisme et de son oppression. Elle disait…
(A. s’aperçoit de la présence de B. derrière lui.)
A. — Ah non ! Tu dégages !
B. — Mais…
A. — Tu dégages, je te dis !
B. — Je suis juste là pour écouter.
A. — Non non, tu es là pour m’interrompre, et pour me donner ton avis. Tu ne me laisses pas parler !
B. — Je ne t’interromprai pas, promis. Je veux juste entendre ce que dit Baudrillard. S’il te plaît…
A. (se calme. Silence. Puis :) — On n’est pas d’accord, entendu ? Je ne veux pas que tu me dises qu’on est d’accord ! Moi je te dis qu’on n’est pas d’accord. Tu comprends ?

dimanche 16 janvier 2011

La nuit sera chaude ! ! ! ! ! !


Synopsis

La Nuit Sera Chaude

"La soirée aurait pu se passer d'une manière parfaite pour Dina, (Valérie Lang), jeune femme peintre, et son modèle favori, actuellement Francis, (Pascal Bongard) son amant, marié et pilote de ligne.
Seulement une femme, Monique, (Josiane Balasko) va sonner à la porte et prétendre que ce même Francis , qui se détend dans son bain du jet-lag, est son mari, Pedro (George Aguilar), chauffeur routier.
A partir du moment où Monique met les pieds chez Dina, la nuit de celle-ci va tourner au cauchemar.
Car Monique, qui physiquement n'a rien d'exceptionnel, possède le don ou plutôt le pouvoir de séduire n'importe quel homme.
Et celui sur lequel elle a jeté son dévolu est ce même Francis.
Et Monique va utiliser tous les moyens , même les plus douteux , pour arriver à ses fins. "                              Josiane Balasko

Ça n'a (presque) rien avoir, pour notre plaisir, a voir : http://www.ina.fr/ardisson/lunettes-noires-pour-nuits-blanches/video/I07271834/questions-cons-valerie-lang.fr.html
Et aussi ça : http://www.ina.fr/art-et-culture/musique/video/I07271845/blind-test-valerie-lang.fr.html
Et allez, encore ça http://www.ina.fr/ardisson/bains-de-minuit/video/I08067385/valerie-lang.fr.html

dimanche 28 novembre 2010

Benjamin sur France Inter...


Au milieu de Stéphane Hessel, et Jean Lacouture.

A écouter, extrait : http://www.horschamp.org/spip.php?breve241

Dispo pendant 30 jours... :
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/studiotheatre/


La maison d'édition : Ici...



(Souvenez-vous du rap aborigène. Benjamin va tout faire exploser :)

Aura lieu demain (le 29 novembre 2010) à Théâtre Ouvert, "dialogue avec..."

Presse :
-Le Parisien.
-Le post.

...

mardi 23 novembre 2010

Petite nouvelle de Cherbourg. Le 2 Déc.

Je suis le seigneur des Ecrehou...
C'est une histoire vraie, belle comme un conte et forte comme une légende de Shakespeare.
En 1960, la police de l'île de Jersey interpelle Alphonse le Gastelois, cantonnier de son état, le soupçonnant d'être la Bête de Jersey, auteur de crimes sexuels sur des enfants. Le cantonnier est relâché, innocenté, mais son honneur est bafoué. C'est du moins ce qui peut expliquer son geste, d'une grandeur antique: il s'exile à Marmotière, un îlot rocheux d'une trentaine de maisons à fleur d'eau, au milieu de l'archipel des Ecrehou.
Il y vivra quatorze ans, sans quitter une seule fois son rocher, avec un fol espoir: celui de pouvoir, au titre du vieux droit normand applicable à toute personne restant dixs ans et un jour sur nu territoire inhabité, revendiquer  après de la duchesse de Normandie, aujourd'hui Elisabeth II d'Angleterre, de devenir son représentant légal, autrement dit le Seigneur des lieux.
Samuel Corto, ancien magistrat, se consacre aujourd'hui  à l'écriture. Son premier roman,Parquet Flottant, a été publié en 2009 par les éditions Denoël.

Marine de Missolz est metteur en scène et comédienne. Elle a crée en mai 2010 au Trident son premier spectacle La triste désincarnation d'Angie la Jolie

Mise en espace Marine de Missolz, Distribution en cours

lundi 15 novembre 2010

Festival Mettre en Scène / Revue de Presse des spectacles des copains.

Voici une petite revue de presse (pour des photos, toujours visiter le blog de Caroline Ablain.) de ce qui c'est passé à Mettre en Scène 2010 dans les spectacles où y'a de nos "copains" les anciens de la promo...

(Dernière maj : le 15 Nov. à 12H36.)

Le Château de Wetterstein. (Letailleur)

-Ouest-France.
-Rue 89.
-Le Nouvel Obs.
-France Inter.

Brume de Dieu. (Régy)

-Libé.
-Le Monde.

Hamlet or the something pourri. (Alexis Fichet)

-Culture Box.
-AlterInfo.
-Ouest-France

vendredi 15 octobre 2010

Thuyas

Nourrie de témoignages, de récits de vies et de fêtes diverses, la Compagnie propose un voyage au-delà des rixes de proximité pour faire entendre ce qui fait la grandeur et la servitude du vivre ensemble. Un monde sans bannières ni frontières qui propose un idéal : une ville à la campagne, une grande rue qui va de la montagne à la mer et une réalité : des bruits, des chiens, des poubelles, et des habitants partisans de la tranquillité publique.


Mise en scène : Simon Le Moullec - Jeu, écriture : Didier Bardoux - Aide à l’écriture : Monique Hervouet - Lumière, décors : Cyrille Guillochon - Crétion sonore : Denis Monjanel - Costumes : Béatrice Laisne


Aide à la création : Conseil régional des pays de loire, ville du Mans, SPEDIDAM - Accueil résidences : Theéatre Paul Scarron le Mans - Jardin de verre Cholet - Théatre de l’Hotel de ville de Saint barthélémy d’Anjou - Le Carroi La Fleche.
Durée : 1h15






Plus d'infos (dates etc...) sur le site de la culture en Pays de la Loire : CLIQUER ICI
Ou directement sur le site de la compagnie : CLIQUER ICI AUSSI

jeudi 7 octobre 2010

Marine dans "L'indestructible Madame Richard Wagner"



Christophe Fiat [3-19 mars 2010] 
L'indestructible Madame Richard Wagner

Performeur, poète, ex-prof de philo, Christophe Fiat, écrivain associé au T2G et aux ateliers d’écriture et de lecture, propose une version radicale et neuve du geste théâtral, avec les outils du rock et de la poésie sonore. Avec ce spectacle, Christophe Fiat reconstitue l’histoire de la première femme à avoir considéré l’art comme un pouvoir d’émancipation de la condition féminine.

ENTRETIEN AVEC CHRISTOPHE FIAT


Quels désirs président à ton travail sur le plateau ?


Proposer un parcours qui soit de l’ordre de la démystification. J’aimerais que les spectateurs ressentent un choc critique, un choc de l’intelligence à travers ce qui est montré et entendu sur le plateau.


Quelles idées à l’origine de ce projet ?


Je viens d’un monde où la seule scène qui existe, c’est le rock. L’émotion rock, c’est d’éprouver de l’empathie pour des gens qui ont du charisme et sont là, sur scène, pour produire des effets de toutes sortes. Je travaille avec des comédiens et souhaite vraiment qu’ils assument sur le plateau leur charisme personnel.


Qu’est-ce que ça révèle ?


J’aime qu’il y ait énormément de texte, qu’il fonctionne sous une forme cumulative, voire torrentielle. Que les spectateurs se fassent auditeurs, qu’ils soient totalement submergés, obnubilés par le texte. Je souhaite aussi leur offrir des espaces de retrait pour qu’ils se fassent leur propre avis.


La place de cette pièce dans ton parcours ?


Ça n’a rien à voir avec mes créations précédentes. J’avais le désir de consacrer plus de temps à la mise en scène et ce spectacle est le premier où je travaille avec des comédiens.


Ton urgence ou tes attentes à présenter ce travail aux spectateurs du T2G ?


J’aime l’idée d’inscrire mon propos dans un lieu qui en termes de limite, se définit comme réunissant et absorbant ce qui se fait aujourd’hui en art, en littérature, en danse, en théâtre.

 Propos recueillis par Patrick Sourd 

DISTRIBUTION


Texte et mise en scène : Christophe Fiat 
Assistante à la mise en scène : Stéphanie Cléau 
Avec Clémentine Baert, Florence Janas, Marine de Missolz, Laurent Sauvage et Laure Wolf 
Compositeur : Pierre-Yves Macé 
Vidéaste : Louise Armand

Production : Association Cloudbusters Coproduction (en cours) : Théâtre de Gennevilliers, centre dramatique national de création contemporaine, grü – Théâtre du Grütli (Genève) Avec le soutien du Parc de la Villette dans le cadre des Résidences d’artistes

On en reparle en ce moment... MEANING(S). ETAPE I.

MEANING(S)
ou quelque chose plutôt que rien ?

Un projet de la compagnie NBA-spectacles
Avec Denis Boyer, Yoan Charles, Cyrille Guillochon, Simon Le Moullec, Mathilde Monjanel, Pierre Sarzacq, Emmanuel Six et Anne-Sophie Sterck





En ce moment au Lieu Unique à Nantes.
Du 7/10 au 9/10 à 19H, au Chantiers d'Artistes.
Comment la génération des « jeunes adultes » se situe-t-elle dans ce monde tourmenté ? Comment appréhende-t-elle le présent, l’avenir ? Quelle vision a-t-elle d’hier, d’aujourd’hui ?
Cinq jeunes acteurs de moins de 25 ans, réunis à l’initiative de Pierre Sarzacq, comédien et metteur en scène, vont tenter de nous livrer quelques fragments de regard sur le monde
« en crise ».
Pour cette étape de travail, ils mettent en commun des textes politiques, philosophiques, théâtraux mais aussi des images, des sons etc. représentatifs de leurs avis, envies, utopies ou préoccupations du moment. 


De nouvelles photos de cette première étape de travail en cliquant ici.